Visiter Istanbul en 3 jours : poésie et magie sur le Bosphore

Visiter Istanbul en 3 jours : que voir ? que faire ?

Visiter Istanbul en 3 jours, c’est s’offrir une escapade entre deux continents. Traversée par le Bosphore, elle est située entre terre et mer, entre Asie et Europe. Retour sur ce séjour court mais intense.

Istanbul, une ville entre deux continents

Ma rencontre avec la magie d’Istanbul a commencé le soir de mon arrivée, sur les rives du Bosphore. Côté européen. Il y avait de l’animation : les uns sortaient de la fac, les autres du bureau. Certains s’arrêtaient boire une bière pour profiter du coucher du soleil, d’autres filaient direct prendre le bateau qui les ramènerait à la maison. Je me suis posée sur un rocher, j’ai profité de la vue les yeux tournés vers l’Asie, avec cette terrible envie de prendre l’un des bateaux pour filer sur le continent de mon coeur.

Coucher de soleil sur le Bosphore à Istanbul
Magie d’istanbul – coucher de soleil sur le Bosphore

Sur le Bosphore les mouettes volaient et tournoyaient à l’arrière des bateaux à l’affût d’un petit bout de quelque chose à manger. Moi je n’avais d’yeux que pour cette eau bleue turquoise unique en son genre dans laquelle se reflétait le soleil qui descendait doucement sur le Bosphore. Il y avait aussi Sainte Sophie là-bas au loin avec ses minarets qui pointent vers le ciel. Cette Istanbul était tellement douce au coucher du soleil.

Istanbul l’européenne

C’est de la place Taksim que commence ma réelle exploration d’Istanbul. Je remarque tout de suite son vieux tram…

Le vieux tram sur Istiklal
Magie d’istanbul – le tram sur Istiklal

 et ses vendeurs de pains souriants.

Vendeur de pain sur Istiklal
Magie d’istanbul – Vendeur de pain

Je descends la rue Istiklal en traversant les quartiers de Beyoglu et de Galata, le nez en l’air. Il y a deux beaux immeubles art déco ci-et-là et des petits passages qui ressemblent à ceux de Paris, des petits cafés dans les rues adjacentes. Je prends mon temps pour pousser les portes, prendre des rues de traverse et m’arrêter dans les cafés. Je me sens à l’aise dans cette ambiance entre Orient et Occident. çà et là du streetart qui rappelle forcément le printemps arabe.

Petit café rue Kartal quartier Beyoglu
Magie-distanbul-Petit-cafe
le passage sur Istiklal
Magie d’istanbul – un passage sur Istiklal

Arrivée à la tour Galata, je décide de ne pas y monter. Je préfère descendre vers le pont. De là, la vue sur la vieille ville est magnifique. Je suis marquée par l’impression de densité de la ville. On n’a pas cette impression quand on foule les pavés des rues d’Istanbul. On n’y a aucune impression d’oppression comme cela peut me le faire dans certaines villes. C’est l’ouverture vers le Bosphore qui fait ça je pense aussi.

Ensuite il y a ces pêcheurs qui toute la journée lancent leurs cannes dans le Bosphore. Ils sont beaux, marqués par la vie, marqués par le temps. Ils me rappellent ceux rencontrés au Portugal en novembre dernier. Bon ceux-là prennent moins de risques. Un autre style on va dire !

Le pont traversé, je fais un tour au marché aux épices… J’y croise les sourires. J’ai envie d’acheter tous leurs loukoums, leurs épices et leurs thés. ça donne envie ! Et ils sont sympas. Je crois que les commerçants souffrent de la crise actuelle. Avec les réfugiés, les attentats, les touristes désertent Istanbul et la Turquie. Je suis triste pour eux (A ce sujet, je vous conseille de lire mon article Continuer à voyager malgré les risques d’attentat).

Marché aux épices istanbul
Magie-distanbul-marche-aux-epices

Je suis frappée par la gentillesse des stambouliotes. Allez je vous avoue qu’en tant que fille qui voyage seule, j’ai parfois un peu d’appréhension à voyager dans les pays musulmans. Pas à cause de la religion en soi mais de l’image de la femme. Ce n’est pas forcément bien vu une femme qui voyage seule. Il faut aussi dire que j’ai eu de mauvaises expériences en Malaisie, de mauvais souvenirs de certains regards insistants dans le sud de la Jordanie qui ne m’ont pas mise en confiance. A Istanbul, vraiment aucun souci de ce genre.

Ensuite il y a eu la visite du palais Topkapi, sa cuisine immense et ses jardins qui donnent sur le Bosphore et alors que le vent était cinglant sur Istanbul, je me suis réfugiées dans un café pour profiter du coucher de soleil, un autre, sur la mosquée bleue et Sainte Sophie. C’était magique ! Cela n’aurait pas pû être autrement.

Coucher de soleil sur Sultanahmet depuis un rooftop
Magie d’istanbul – coucher de soleil sur sultanahmet
Sainte Sophie depuis Seven Hills Restaurant Istanbul
Magie d’istanbul – Sainte Sophie depuis seven hils

Istanbul l’asiatique

Autre jour, autre continent. C’est en Asie que je m’en vais. En traversant le Bosphore, je me trouve au coeur de la belle Istanbul, de ses palais Ottomans majestueux, de ses collines. Il y a de la poésie dans la lenteur de ce petit voyage et encore plus au coucher du soleil !

Magie d'istanbul - Les mouettes à l'affût d'un bout de pain
Magie-distanbul-Les-mouettes-a-laffut-dun-bout-de-pain

Je ne suis pas restée suffisamment longtemps pour profiter de ce côté-là de la ville. Tout juste celui de me balader le long du Bosphore et de m’arrêter prendre un thé sur les marches aménagées en petits cafés. Les gens vont et viennent, se posent, s’arrêtent, font un selfie et repartent. Je me suis posée, j’ai profité du coucher du soleil sur Kiz Kulesi, la tour de Léandre. Un moment doux et animé à la fois.

A Istanbul, sur les rives du Bosphore côté asiatique
Magie-distanbul-the-en-Asie

Dites vous auriez dû me dire que c’était si beau, je serais venue bien avant et j’y serais revenue et revenue encore… Certainement. J’y retournerai c’est sûr car je suis loin d’en avoir fait le tour ! J’ai encore plein de choses à explorer là-bas : les palais, les petits quartiers et surtout le côté asiatique où finalement je ne suis qu’allée boire un thé… Mais avec une belle vue !

Kiz Kulesi au coucher du soleil. Un ancien phare transformé en café
Magie d’istanbul – Kiz Kulesi

Voyager seule à Istanbul

Comme évoqué un peu plus haut, j’avais quelques craintes en voyageant seule à Istanbul mais celles-ci se sont envolées assez vite avec les mouettes du Bosphore. Istanbul est une ville à mi-chemin entre l’orient et l’occident. On s’y sent comme à la maison. J’ai pris les transports en commun seule et accompagnée, j’ai marché dans ses rues seule et accompagnée et je n’ai senti aucune différence. Bon en trois jours, je n’ai pas forcément eu le temps de sortir des sentiers battus mais dans les centre, il n’y aucune crainte à avoir. Pour la nuit, mieux vaut demander aux hôtels ou à vos hôtes les quartiers où il ne vaut mieux pas mettre les pieds.

Je n’ai pas trouvé non plus vendeurs trop harcelants (comme ils peuvent l’être parfois en Tunisie ou Maroc par exemple). Je me rappelle d’un gars devant la mosquée bleue où je suis allée 2 fois à 2 jours d’intervalle. 1er jour il me dit bonjour, me demande de quel coin je viens, et finit par vouloir m’orienter vers la boutique de tapis de sa famille. Je dis non, il n’insiste pas. Le lendemain je reviens et le même gars me reconnait, me demande où était ma copine qui m’accompagnait la vieillle (physionomiste en plus) et me redemande si des tapis m’intéressaient. Toujours non, pas d’insistance. Et ça je l’ai vécu plusieurs fois.

Par contre les arnaques sont aussi fréquentes qu’ailleurs notamment au niveau des taxis. Si vous voulez prendre un taxi, il faut avoir des petites coupures sinon ils gardent la monnaie, que l’on parle de 2 liras turques ou de 80, c’est du vécu ! Sinon Uber fonctionne très bien à Istanbul. Si vous êtes connecté(e) et voulez prendre le taxi, comme chez nous, préférez Uber.

Visiter Istanbul en 3 jours : bonnes adresses

The Populist

Restaurant the Populist Istanbul
Magie d’istanbul – The Populist Istanbul

Adresse : Merkez, Birahane Sk. No:1, 34384 Şişli/İstanbul, Turquie

Hotel W

Le couloir de l'hotel W Istanbul
Magie d’istanbul – hotel W

L’hôtel est agréable et le bar un chouette endroit pour trainer (mais pas trop pour manger, il y a vraiment meilleur avec plus de saveurs ailleurs). Dans chaque chambre est fourni (inclus dans le tarif) un téléphone équipé de la 3G que l’on peut emmener à l’extérieur et connecter à ses réseaux sociaux. Pratique pour les personnes connectées comme moi qui lors de ce voyage-là n’avait pas forcément envie d’acheter une puce locale.

Adresse : Süleyman Seba Cad. No:22, 34357 İstanbul, Turquie

Marmelat

Marmelat, un petit restaurant sympa dans le quartier de galata
Magie d’istanbul – Marmelat Istanbul

Adresse : No:/A, Bereketzade, Camekan Sk. No:8, 34421 Beyoğlu/İstanbul, Turquie

Farooj al Zaeem, un fast-food syrien

Farooj al Zaeem restaurant syrien istanbul
Magie d’istanbul – Farooj al Zaeem restaurant syrien istanbul

Adresse : Hüseyin Ağa Mah., Halas Sokak 2, Beyoğlu

Acemoglu Baklava, un petit salon de thé

Salon de thé Acemuglu à Istanbul
Magie-distanbul-Salon-de-the-istanbul

Adresse : Hobyar, Ankara Cd. No:243, 34112 Fatih/İstanbul, Turquie

Context tours

Streetart rue Istiklal - Istanbul
Magie d’istanbul – Context tours

Community Kitchen

L'intérieur de Communitu kitchen, restaurant vegan à Istabul
Magie d’istanbul – community kitchen istanbul

Adresse : Şahkulu, Kumbaracı Ykş. No:57, 34421 Beyoğlu/İstanbul, Turquie

Seven Hills restaurant, le rooftop sur Sultanahmet

Vue depuis Seven Hills restaurant
Magie d’istanbul – photo prise depuis 7 hills restaurant

Adresse : Tevkifhane Sk. No:8, Turquie

Visiter Istanbul en 3 jours : mes conseils pratiques

Arriver à Istanbul

De nombreuses compagnies desservent Istanbul depuis la France : Transavia, la compagnie à bas coût du groupe Air France, Turkish Airlines, Easyjet…

Pour trouver des billets d’avion pas cher pour Istanbul depuis votre ville de départ, je vous conseille de regarder sur Skyscanner.

Se déplacer à Istanbul

Le mieux est d’acheter l’Istanbul card pour pouvoir prendre le tram, le métro et le bateau. Elle s’achète 6 liras et se charge facilement dans toutes les stations. Comme j’ai préféré marché, je ne l’ai pas achetée mais finalement je pense ça aurait valu le coup.

Après il y a le taxi mais comme je l’ai dit plus haut, il faut être extrêmement vigilant car il y a quelques arnaques. Uber marche très bien !

Où dormir à Istanbul ?

Lors de mon séjour, j’ai dormi à l’hôtel W mais je l’ai trouvé un peu excentré pour une première visite. Pour trouver un hôtel à Istanbul, regardez en fonction de vos envies :

ou alors en fonction des quartiers :

Réserver vos billets pour les attractions principales d’Istanbul

Vous pouvez réserver vos tickets pour les plus grands monuments d’Istanbul sur Getyourguide. Parmi celles-ci :

Quel guide pour visiter Istanbul ?

Lors de mon voyage, j’avais acheté un Grand week-end à Istanbul mais il est un peu daté maintenant, la dernière édition datant de 2015. Vous pouvez regarder du côté du Routard ou du Lonely Planet qui ont tous les deux des éditions dédiées à la ville.

Point météo

Il y a de vrais hivers à Istanbul. Durant mes quelques jours début février, j’ai connu les 15° comme les 5° avec un vent cinglant. J’ai vu un très beau soleil comme j’ai eu une pluie constante à ne pas mettre le nez dehors. Un mois avant mon arrivée, il y avait de la neige à Istanbul.

C’est sympa d’aller à Istanbul en hiver. Si vous y allez à cette saison, prévoyez des vêtements chauds comme des plus légers.

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3 jours seule à Istanbul entre magie et poésie. Je vous offre une balade et surtout mes bonnes adresses
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# Turquie

Questions fréquentes

Découvrir d’autres expériences de voyage en Italie

Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
La meilleure période pour visiter les Pouilles s’étend du printemps (mai-juin) à l’automne (septembre-octobre). C’est une région très fréquentée en été (juillet et août) mais il y fait très chaud.
Il est recommandé de louer une voiture pour visiter les Pouilles. Si les villes sont reliées entre elles par le bus ou le train, il est tout de même plus pratique et rapide d’avoir une voiture pour se déplacer de villes en villages, aller à la plage et sortir des sentiers battus.
Les Zones à Trafic Limitées, dites ZTL, sont les zones de centre ville et historiques réservées aux résidents, camions de livraison, ambulances, et autres véhicules autorisés. Il est interdit d’y rentrer sans autorisation. Des caméras scannent les plaques d’immatriculation et verbalisent les véhicules enfreignant la loi. En tant que voiture de tourisme vous n’avez pas le droit d’y rentrer, sauf si vous avez une autorisation (par exemple un hôtel avec une place de parking qui aurait fait la demande pour vous).
Il faut bien vous renseigner avant de pénétrer dans une ville pour savoir où se trouve ces zones ZTL car l’affichage est souvent insidieux. On peut facilement se faire piéger. Le mieux est de trouver un parking où garer sa voiture à l’extérieur des centres villes.
Les amendes pour être entré en ZTL s’élèvent à plus de 130€. Elles vous seront facturées par votre loueur de voiture après votre retour.
Une semaine suffit pour visiter les sites incontournables des Pouilles dont Lecce, Alberobello, Polignano a Mare, Ostuni, et passer une journée à Matera dans le Basilicate. En 2 semaines vous pourrez passer un peut plus de temps dans le Salento et la vallée d’Itria, et surtout aller plus au nord dans le Gargano et sur les îles Tremiti

A propos de l'auteur

ADELINE GRESSIN

Adeline est passionnée de voyages depuis son adolescence. Après son bac, elle passe un an en Australie. Elle en revient pour faire ses études de communication avant de se lancer dans une carrière de publicitaire. En 2009, elle lâche tout et part voyager un an en solo autour du monde. Depuis 2018 elle pose ses valises à Nantes et prend beaucoup de plaisir à découvrir l’ouest de la France entre deux escapades.

Visiter Istanbul en 3 jours : que voir ? que faire ?

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