Visiter Pforzheim en une journée
9 h – Visite du centre ville de Pforzheim Le centre ville de Pforzheim a été en grande partie détruit à la fin de la deuxième guerre mondial. Comme de nombreuses autres villes en Allemagne, elle n'a p…
Circuler à Copenhague à vélo, ça a l’air plutôt facile alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Il faut que vous sachiez qu’à Paris je ne suis pas une adepte de ce moyen de transport… D’un naturel un peu rêveur, mes pensées vadrouillent à droite à gauche et mon vélo… aussi. Pas très sécure cette histoire hein ? A l’idée de me retrouver un jour sous une voiture, un camion ou un bus, je préfère ne pas risquer ma vie et prendre les transports en commun. Lors de mon week-end à Copenhague, à voir tous ces vélos et ces pistes cyclables partout, je me suis dis que ce serait trop bête de repartir sans avoir au moins essayé. Les danois comme les hollandais ont la culture des 2 roues non motorisés et les automobilistes, souvent eux-mêmes cyclistes, font attention à leurs compatriotes alors allons-y ! Aujourd’hui je vous propose un vis ma vie de cycliste à Copenhague…
Pour mieux comprendre pourquoi je me suis laissée tenter par l’expérience, voici quelques données qui prouvent que le vélo est un véritable art de vivre chez les danois :
Fini les chiffres, venons-en à mon expérience.
Tout commence le jour de mon arrivée où à peine sortie de mon hotel, ma guide me surprend à vouloir traverser une rue alors que le bonhomme est rouge. Où là là, je comprends vite qu’on ne rigole pas avec le savoir-vivre au Danemark. Je suis française et de surcroit parisienne (d’adoption), le savoir-vivre piétonnier des pays nordiques je ne l’ai pas mais il va falloir que je m’y fasse ! Le bonhomme rouge je ne traverse pas, le bonhomme vert je traverse ! Bon c’est acquis je ne traverserai plus quand le bonhomme sera rouge même si ça me démange !
Au passage ma guide m’explique que si je veux prendre un vélo, idée que je n’avais pas eu devant mon incapacité à savoir rouler droit, il faudra que j’apprenne à rester à droite si je veux tourner à gauche (juste devant les voitures qui attendent au feu rouge). Pas question de rester au milieu de la route et d’attendre que les voitures venant en sens inverse soient passées comme chez nous ! Pas mal le concept… Bref le deuxième jour, je me balade à pied et j’observe : je vois qu’il y a beaucoup de pistes cyclables, plein de parkings à vélos et du coup qu’on peut laisser le sien un peu partout, que les automobilistes sont civilisés et respectueux, qu’on doit descendre de son vélo si on veut traverser sur un passage piéton ou quand on est sur une rue piétonne… Bref le troisième jour je décide de me lancer !
C’est tellement facile que j’ai l’impression d’avoir fait du vélo au Danemark toute ma vie (alors que c’était la première fois que je montais plus haut que l’Allemagne). Je m’arrête au feu, je me mets à droite pour tourner à gauche (même si j’avoue avoir parfois oublié), je descends de mon vélo dans la rue piétonne mais à un moment tête en l’air que je suis, j’ai l’idée de traverser un passage piéton sur mon vélo… Erreur fatale. Une femme m’attrape le bras et me gronde en danois ! En vrai je ne comprends rien mais à son ton je devine que j’aurais dû descendre de mon vélo. Promis Madame je ne le referai pas ! Quand je vous dis que ça ne rigole pas… ben ça ne rigole pas ! Un faux pas et hop on se fait gronder ! Et je vous assure que se faire gronder en danois ben ça fait un peu peur…
Dans mon élan de « je suis un as du 2 roues », j’ai eu l’idée de tester l’autoroute du vélo. Bonne expérience. A l’entrée, sur le pont Louise, il y a un compteur à vélos. Ce matin-là, vers 9h05 un samedi, j’étais déjà la 2 352ème à passer à cet endroit. Je repasserai le soir pour voir et à 20H, 7 909 vélos avaient été comptabilisés (près de 3,5 millions depuis le 1er janvier) ! L’autoroute du vélo, c’est une 4 voies : 2 dans un sens et deux dans l’autre. Bon ben ça j’ai adoré parce qu’avec mes histoire de tête en l’air ben les gens pouvaient me doubler sans me klaxonner ! Ah ben oui je me suis fait klaxonner plusieurs fois mais rien de grave… Faut dire qu’ils roulent vite avec leurs vélos et moi en plus de penser à autre chose que d’être concentrée sur la route et de rester à droite ben j’étais pas entrainée alors parfois souvent j’ai pas pu éviter les klaxons.
Bon finalement se promener à Copenhague à vélo c’est hyper agréable et je vous le conseille vivement. A la fin du week-end j’étais hyper à l’aise. J’alternais les pistes vertes en bords de canaux ou dans les parcs avec l’autoroute ou les pistes de la ville, je descendais de mon vélo naturellement pour traverser une zone piétonnière, je le garais dans les parkings à vélos à côtés de centaines d’autres et chose incroyable je le retrouvais. A nan j’ai adoré et je me dis qu’après cette expérience, je ne suis pas prête d’en faire à Paris… Bon faudra quand même que je vous raconte mon accident dans Christiania mais ça je vous le réserve pour un autre billet… Suspens !
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