Dans la Brenne, Brenne, Brenne
Lors de ma petite escapade dans le Berry en Juillet dernier, j'ai découvert la Brenne. Située à 3h de Paris en voiture, cette région aussi appelée la région aux mille étangs, a de quoi surprendre les …
Quand on parle de temples Khmers, les premiers qui nous viennent à l’esprit sont bien souvent ceux du site d’Angkor au Cambodge. Il existe dans le sud de l’Isan en Thaïlande, une route des citadelles Khmères qui vaut le détour. En avril 2013 après ma semaine bien-être et ma rencontre avec les éléphants dans le parc de Khao Yai, je décide donc de poser mes sacs à dos à Phimai.
Ma première impression en arrivant ici est celle d’une toute petite ville de campagne où le temple de l’époque Angkorienne semble être son seul intérêt. Les bus de touristes vont et viennent en journée avant que la vie locale ne reprenne ses droits à la tombée de la nuit. Contrairement aux autres voyageurs, je décide de rester dormir ici où à première vue il ne se passe pas grand chose. A première vue…
Le temple est bien sûr l’attrait central. Je choisis de le visiter en fin de journée, une fois le ballet des bus terminé et la horde de touristes partie. Le couché du soleil est plutôt nuageux et les couleurs capricieuses mais j’y flâne longtemps quasiment toute seule. Je ne peux m’empêcher de comparer cet endroit à Angkor Vat. Bien que le temple soit petit et qu’on en fasse vite le tour, il faut reconnaître qu’il est extrêmement beau et très bien restauré. On y retrouve tous les signes des temples de l’époque : le pont aux nâgas, les lions qui protègent l’entrée, le bouddhisme et l’hindouisme. Il faut regarder les détails !
Les touristes partis, le locaux sortent de leurs tanières. Le mois d’avril est le plus chaud de l’année. C’est en fin d’après-midi quand le soleil tombe et que l’atmosphère se rafraîchit (si on peut le dire ainsi), que le night bazar s’installe et donne vie à la ville. Les deux roues vont, viennent et les parkings se remplissent.
Les étals de fleurs se mêlent aux stands de brochettes, les marchands de fruits et de légumes côtoient les vendeurs de salades d’insectes. Le marché grouille, vit, m’enchante. C’est l’endroit idéal pour venir dîner, picorer, goûter les saveurs de la fameuse cuisine de rue à côté de laquelle il ne faut surtout pas passer lors d’un séjour en Thaïlande.
Alors que toute le pays s’apprête à fêter Songkran, le nouvel an bouddhique, les gros pistolets à pompe jonchent les échoppes. Les enfants sont excités à l’approche de la fête la plus populaire du pays.
La campagne n’est pas loin du centre ville, l’Isan est un peu le grenier à riz de la Thaïlande. Je décide donc de louer un vélo et d’aller au coeur des rizières. Les rizières sont encore asséchées mais doucement les paysans sortent de leur tanière pour qu’elles soient prêtes quand l’eau pointera le bout de son nez. On attend la mousson avec impatience. Une chose est sûre, je reviendrai par là à la saison des pluies en eau, verte, toutes belles !
Au retour, je m’arrête sous une autre curiosité locale : le banian géant. Une forêt à lui tout seul ! Le banian est sacré dans les pays bouddhistes. La légende dit que Bouddha aurait reçu l’illumination sous l’un d’entre eux. On y trouve de nombreux petits temples où l’on vient faire des offrandes dont celui-ci que son Altesse Royale la 5ème Reine Prasiprachalintara a visité en 1911.
Alors que je me promène autour de cet arbre géant, je tombe sur un groupe de moines novices qui, après avoir nourri les poissons du lac, se réunissent de façon bien ordonnée pour boire et manger leur dernier repas de la journée.
Phimai est le genre de petite ville de campagne où il fait bon flâner, s’arrêter et observer la vie. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il est impossible d’être dépaysé en Thaïlande. Dans l’Isan je me suis sentie au coeur de la culture thaï, loin bien loin de tous ceux qui viennent chercher plage, soleil et full moon !
Y aller depuis Bangkok : prendre un bus pour Khorat puis un autre pour Phimai. Les bus sont assez réguliers (environ toutes les 30 mn)
Entrée au Phasat Hin Phimai (temple) environ 100 bahts. Document explicatif en français peut être récupéré dans le centre de documentation situé après l’entrée du temple.
Le banian se situe à 2km au nord-est de Phimai. Facile à trouver et proche des rizières dans lesquelles je me suis promenée.
Il y a aussi un musée qui comporte apparemment de belles pièces (statues, poteries et céramiques) mais je ne l’ai pas visité.
↗️ Trouver un hôtel aux alentours de Phimai
Guide recommandé : Lonely Planet Thaïlande ou le Guide du Routard
Conseillé pour s’inspirer avant de partir : Ticket to Thaïlande de Gaspard Walter
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