Tout ce que je ne vous ai jamais dit sur le voyage en solo au long cours
Je suis toujours très positive quand il s’agit de parler du voyage en solo. Mon tour du monde a changé ma vie, changé ma vision du monde et donné des ailes pour mener à bien des projets aujourd’hui que je n’aurais jamais imaginé hier. Néanmoins tout n’est pas tout rose quand on voyage seule ! Des moments de blues et des galères il y en a, des larmes aussi, moins que de rires de rencontres et d’échanges certes mais quand même, ils existent. De petits moments de solitude en grosses catastrophes interplanétaires, aujourd’hui j’ai décidé de lever le voile sur les non-dits du voyage en solo au long cours !
non dits du voyage en solo en long cours 2
La solitude est pesante
Le voyage en solo c’est génial, on n’est jamais seule
Ceci est vrai mais c’est une généralité… Si on creuse et que l’on gratte un peu, des moments où on est seule, il y a en a quand même quelques uns… D’un diner seule en face de son assiette à un trajet de 18h en bus, en passant par des hôtels mal choisis où tu ne rencontres personne, il faut être prévenue, ça arrive. Selon son caractère on le gère plus ou moins bien. Pour ma part, je suis d’un naturel assez solitaire, je profitais de ces moments pour lire, écrire des articles pour mon blog, me reposer ou dans le cas où je n’avais pas du tout envie d’être seule, de me pousser à sortir pour me balader et prendre des photos. J’essayais surtout d’éviter de sombrer dans des moments de blues et de me poser des questions du genre « c’est quoi le sens du voyage en solo » « pourquoi tu as fait ça ? »…
Mes conseils :
La solitude peut être parfois pesante. Voyager seule c’est repousser sans cesse ses limites. C’est ça qui fait que nous ressortons toutes enrichies d’une telle aventure et surtout avec l’impression que l’on va pouvoir déplacer des montagnes. Alors si vous vivez ces moments de solitude :
Ne surtout pas penser que ces moments sont négatifs mais plutôt en profiter pour penser à soi
Profitez-en pour lire, écrire, vous reposer (un voyage au long cours est tout sauf reposant)
Sortez prendre l’air : une rencontre vous attend peut-être au coin de la rue
Ne sortez jamais diner ou boire un verre sans un carnet, un crayon ou un livre pour vous occuper (et éviter de regarder les mouches voler)
ah ouais ça c’est vrai mais parfois c’était douloureux quand même…
Je vais être honnête de mon tour du monde je me souviens de seulement deux vrais moments de blues. Les autres je les ai évacués par contre les deux que j’ai eus ont été violents.
Le premier c’était en Inde, deux semaines après mon départ de France. J’étais dans une auberge pourrie et j’ai eu un vrai cafard. Je pense que c’est l’environnement et le fait que je sois seule ce jour-là qui a compliqué ma soirée. J’ai pleuré, je me suis mis un film et puis le lendemain était un autre jour.
Le deuxième c’était en partant de Nouvelle Zélande. J’ai mal géré le décalage horaire en passant le Pacifique (difficile de remonter le temps…). J’arrivais en Amérique du sud, un continent que je ne connaissais pas et surtout je commençais à m’essouffler de voyager seule, de toujours répéter les mêmes choses. Finalement je me suis offert 3 jours dans un super Bed & Breakfast sur l’île de Pâques. En rentrant je savais que j’allais retrouver l’un de mes très bons amis quelques jours après au Pérou et je savais que ça allait bien me remonter le moral. Après son départ, j’ai décidé de me poser une semaine pour faire du volontariat dans une école histoire d’éviter un nouveau moment de blues.
Mes conseils :
Pleurer et évacuer, ça fait du bien
Se voir un bon film sur son ordinateur, parler à ses potes sur les réseaux sociaux et surtout se dire que demain est un autre jour
S’offrir un bon petit hôtel où se poser et se reposer quelques jours. Le blues vient souvent avec la fatigue.
Se poser quelques jours au même endroit histoire de prendre le temps de rencontrer d’autres voyageurs (se poser plutôt que de faire des sauts de puce est souvent le remède au blues du voyage en solo au long cours)
Le voyage en solo c’est génial, on rencontre plein de gens
Quand on voyage seule, on rencontre beaucoup de voyageurs ce qui veut dire qu’à chaque rencontre tu réponds aux questions d’usage pour faire connaissance : Comment tu t’appelles ? Tu as quel âge ? Que fais-tu dans ce pays ? Tu voyages pour combien de temps ? Les premiers mois tu gères, ça te fait plaisir et puis au fur et à mesure, quand ça revient trop souvent, tu t’épuises. Tu t’épuises à raconter ta vie, et surtout tu t’épuises à créer des liens puis reprendre ta route et recommencer.
L’un des grands avantages du voyage en solo est de choisir avec qui tu voyages, quand, où, pour combien de temps. Si ça se passe mal tu reprends ta route sans trop de regret mais si ça se passe bien, c’est toujours un peu plus compliqué. C’est compliqué de s’attacher, de devoir quitter pour diverses raisons (fin du voyage de ton co-voyageur, envies divergentes,…), retrouver une routine seule et prendre des décisions seules. Ma plus grande histoire à ce sujet est ma rencontre avec mes copines néo-zélandaises en Inde. Nous avons voyagé 3 semaines ensemble avant qu’elles ne rentrent chez elles. Autant vous dire que reprendre ma route seule après ces 3 semaines fabuleuses a été plus que dur. Ceci étant je savais que j’allais les revoir lors de mon passage en pays kiwi. A ce moment-là, je me suis posée une semaine chez l’une et une autre semaine chez l’autre. Le vrai moment de blues, le vide est venu en quittant la Nouvelle Zélande. Je savais que je n’allais pas les revoir avant longtemps.
Gérer l’attachement ou plutôt le détachement est l’une des choses qui m’a le plus pesée lors de mon tour du monde. Il faut être forte et détachée, savoir profiter des bons moments, intensément. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est la même sensation que quand tu fais larguer par un mec mais plutôt un grand sentiment de vide et la sensation qu’une toute autre aventure commence.
Mes conseils :
Vivre le moment présent intensément – Carpe diem
Regarder vers l’avenir plutôt que vers le passé. Tout est à construire dans l’avenir, rien du passé ne peut se revivre (ceci est valable dans la vie en général)
Ne pas laisser la place à la mélancolie trop longtemps pour ne pas tomber dans le blues du voyageur
Je l’ai souvent dit, un an en tour du monde, ce n’est pas un an de vacances. Certes l’esprit est libéré de tous les soucis du quotidien mais il est encombré par d’autres choses. Souvent plus agréables, parfois un peu stressantes. Quand on voyage seule, il faut être attentive, penser à soi, sa sécurité, à ses affaires. On ne peut compter que sur soi… Pas facile d’être à 100% tout le temps or c’est quand on n’est pas au top de sa forme que les soucis arrivent. On aimerait avoir quelqu’un sur qui compter, sur qui se reposer mais selon nos rencontres, ce n’est pas toujours le cas. Je dis souvent qu’il faut suivre son instinct, que celui-ci est notre meilleur allié mais quand l’attention fatigue, l’instinct n’est pas au top de sa forme.
C’est normal on ne peut pas être à 100% constamment.
Mes conseils :
Faire des pauses de quelques jours au même endroit pour se reposer
Prendre le temps de voyager. On ne fait pas un voyage en solo au long cours pour battre le record des pays traversés, on fait ce genre de voyage pour s’enrichir, rencontrer l’autre.
Ne pas s’obliger à visiter ou faire des choses. S’accorder des week-ends à rien faire, c’est bien aussi !
Student hotel Rotterdam
Le dortoir mais quelle plaie !
dormir dans des auberges de jeunesse : le secret pour rencontrer du monde
Je vais être très honnête, je n’avais jamais dormi dans un dortoir de ma vie avant mon tour du monde en 2010. Je sais pourquoi maintenant ! Entre le mec qui ronfle, la nana qui rentre bourrée et qui allume le plafonnier à 2 heures du matin, le manque total d’intimité et surtout la sécurité de tes biens pas vraiment assurée, j’ai pris sur moi et n’y suis allée que quand je n’avais pas le choix. Auto-financer un voyage d’un an ça a un coût et hors mis le couchsurfing qui est gratuit, il faut reconnaitre qu’à l’époque le dortoir était la solution la plus économique.
Il faut savoir aussi qu’on ne se repose pas en chambres communes. Oui pour moi le dortoir c’est une plaie !
Aujourd’hui je ne fais plus ce genre de compromis, je n’ai plus l’âge et n’y prends aucun plaisir surtout. J’aime mon confort, mon intimité et je suis prête à mettre le prix. Je préfère les hôtels ou les chambres chez l’habitant via AirBnB par exemple (d’ailleurs je vous offre 22€ de crédit pour votre première nuit, il suffit de cliquer ici). Ceci étant parfois on n’a pas le choix.
Mes conseils :
Prendre le bon côté des choses : dormir en dortoir en auberges de jeunesse, c’est aussi faire de belles rencontres
Aujourd’hui il existe des auberges de jeunesse de luxe (appelées hostels) qui sont plus conviviales, mieux pensées et proposent des chambres individuelles
Voyager chez l’habitant est aussi une expérience forte, bien plus enrichissante.
Toujours plus forte que la peur ?
Pendant mon tour du monde mon caractère s’est endurci, aujourd’hui je n’ai plus peur de rien
Quand on voyage seule, on doit être forte, gérer son instinct mais voilà parfois on a envie de relâcher la pression, d’être fragile. C’est le truc d’une fille ça d’être fragile de temps à autres… Et bien non là c’est pas possible. Franchement c’est dur d’être forte tout le temps. En Asie ou en Océanie ça se gère facilement mais en Amérique du sud ça a été super compliqué pour moi. J’avais un matos photo assez voyant et du coup souvent les gens venaient me voir en me disant « range ton appareil, tu vas te le faire voler », « faut pas aller là-haut, c’est dangereux »… Tu remercies parce que c’est super gentil, tu écoutes, tu prends note et tu n’y vas pas mais du coup tu ne profites pas comme tu aurais aimé. Ce genre de remarques ne mettent pas forcément à l’aise pour continuer à te balader toute seule… C’est hyper fatigant d’être attentif à tout et franchement sur ce continent, surtout dans les villes (dans les campagnes il n’y a pas ce problème) et bien c’est dur pour le moral. Dur de se motiver à sortir et devoir faire attention à soi et ses affaires seule.
A plusieurs on fait attention aux autres mais seule on n’a personne pour faire attention à soi. En suivant les conseils des locaux, je n’ai eu aucun problème mais je ne peux pas dire que ce soit le continent où j’ai été la plus sereine.
Mes conseils :
Suivre les conseils des locaux, ça simplifie quand même la vie
Eviter d’attirer les gens avec des signes extérieurs de richesse
Pour être sereine, mieux vaut ne rien avoir de valeur sur soi
Pour une fois soyons un peu girly ! Partir un an et limiter sa garde-robe à un sac à dos de 60 litres maximum est un vrai challenge, surtout quand on ne sait pas trop à quoi s’attendre ou que l’on a des envies à l’extrémité les unes des autres. Quand je suis partie, j’avais des envies de randonnées mais aussi des envie de pauses en ville. J’allais vivre des étés et des hivers et des bords de mer comme des moments en altitude… Autant vous dire qu’il a fallu faire des choix et que ma « garde robe » n’était pas adaptée à la vie citadine à l’occidentale. Honnêtement des pièces un peu passe-partout m’ont manquée, surtout arrivée en Océanie. Sortir au café théâtre avec mes chaussures et mon pantalon de rando… Bref autant vous dire que j’étais pas vraiment à l’aise dans mes baskets. C’est là que j’ai acheté un jean… En Asie ça ne m’avait pas manqué, il fait chaud on vit avec des vêtements légers qui s’achètent seulement pour quelques euros mais en Océanie en plein hiver, c’est différent. Bref tout ça pour dire qu’au bout de 6 mois j’avais envie de renouveler totalement ma garde-robe ! Ce n’est pas parce qu’on part on tour du monde ou en voyage au long cours qu’on ne peut pas se faire belle et se pomponner !
Mes conseils :
Prenez un jean. Même si c’est lourd, ça peut sauver une soirée
Prenez une petite robe légère et paire de ballerines, elles passent partout et ne prennent pas de place (et peuvent aussi sauver une soirée)
Un peu de maquillage ne fait pas de mal non plus
Super banal les non dits du voyage en solo
Comment faire pipi quand on a 15kg sur le dos ?
Voilà une question bien légère mais néanmoins très importante… Elle se pose surtout quand on voyage seule dans certains transports, lors des arrêts dans les gares routières et que l’on a tous ses sacs. Je n’ai pas vraiment de réponse à cette question, c’est difficile d’emporter son gros sac à dos + son petit dans les toilettes avec soi. Il m’est arrivé de le faire quand je n’avais personne de confiance à qui confier mes affaires ou que mon instinct me disait « surtout ne laisse pas tes affaires ici ». Ce qui est sûr c’est que je n’ai JAMAIS lâché mon sac avec mon appareil photo, mon petit ordinateur et mes bien plus précieux et j’ai TOUJOURS gardé dans ces cas-là mon passeport, ma carte bancaire et mon argent sur moi dans une ceinture de voyage.
Mes conseils :
Toujours garder sur soi (dans une ceinture de voyage) ses biens précieux (passeport – carte bancaire – argent)
Ne jamais laisser d’objets de valeur dans son gros sac à dos. Si vous vous faites voler vos vêtements, c’est chiant mais c’est pas grave en soi. Se faire voler votre passeport/carte bancaire/etc…, c’est autre chose.
Avoir un cadenas avec un cable sécurisé pour attacher son gros sac le temps d’aller aux toilettes ! Ce câble peut être lui aussi très utile pour dormir plus sereinement dans un bus ou un train de nuit.
C’est un peu la conclusion de mon tour du monde. Voyager seule peut être exténuant (mais vraiment exténuant) et ça on ne le dit pas assez.
Les coups durs, les coups de blues, la fatigue, l’envie de passer les autres par la fenêtre, on passe tous par ce genre de moments lors d’un voyage en solo au long cours. Pour profiter pleinement de ce voyage, je vous conseille de prévoir des moments de pause à certains endroits, comme des plages de récupération (prendre des vacances en quelque sorte) où vous allez pouvoir poser vos sacs, profiter pour rencontrer d’autres voyageurs avec qui passer des moments et réfléchir à la suite de votre voyage. Si vous faites des sauts de puce tous les jours, vous ne construirez rien, avec personne or un des buts du voyage en solo, c’est d’aller à la rencontre de l’autre.
Il ne faut pas non plus avoir peur de ses moments de faiblesse. On en a tous et ce n’est pas parce que nous sommes en voyage et heureuses de l’être qu’on n’a pas le droit de craquer de temps en temps. Chaque fois que je me sentais au bord d’un gouffre, je me suis arrêtée. Je me suis offert des nuits dans des hôtels un peu plus classes pour me reposer et prendre soin de moi.
Malgré ces inconvénients, rien ne me fera abandonner le voyage en solo. J’y éprouve tellement de liberté que j’en accepte ses mauvais côté !
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[column]Comment voyager seule quand on est petite, blonde et aventureuse ?
Katia Astafieff répond avec humour à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées comme : comment se débarrasser d’un indien plus collant qu’un naan au fromage ? Comment voyager dans le delta du Mekong sans être Duras ? Comment être invitée à une boum dans les steppes de Mongolie ou comment camper dans le Connemara quand on a une cystite ? [/column] [/columns_row]
Ce livre répond avec beaucoup d’humour et d’autodérision aux questions que l’on se pose avant de partir en voyage en solo. Ecrit sous forme de petites chroniques, on voyage à travers le monde avec les expériences de l’auteure. On est mis dans le bain du voyage en solo dès l’introduction, une mise en bouche qui m’a bien fait rire ! Le livre se lit facilement, ça donne envie de repartir. Dans ma lecture j’ai juste regretté l’inégalité de la qualité des chroniques. Certaines sont extrêmement drôles d’autres beaucoup moins mais dans l’ensemble c’est un livre facile à lire qui fait du bien et qui raconte le voyage en solo sans se prendre au sérieux du tout !
La parole est à vous : qu’est-ce que vous n’avez jamais dit sur les inconvénients du voyage en solo au long cours ?
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Mes conseils sur la location de voiture en Laponie avec DiscoverCars
Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
Le prix d’une voiture de location de voiture en Laponie dépend du modèle que vous allez louer, de la saison, de votre anticipation et de la durée. Je vous conseille aussi de louer le plus tôt possible avant votre départ pour bénéficier des meilleurs prix. Il faut compter à partir de 600€ environ pour une semaine en hiver sur un modèle type Volkswagen Golf. Vous pouvez utiliser un comparateur du type Discovercars pour comparer les prix selon les modèles. Faites bien attention à la notation des loueurs quand vous choisirez votre voiture.
Je recommande de prendre une couverture complète quand on loue une voiture en Laponie. Avec la neige, on n’est jamais à l’abris de fissurer un parechoc ou d’avoir un quelconque problème. J’ai eu le problème de parechoc fissuré et j’ai été contente d’avoir souscrit à cette couverture car j’ai été remboursée de la franchise prélevée le jour de mon départ en 3 jours.
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