Que faire en 2 semaines en Albanie ? Située entre mer et montagne, l’Albanie est un pays qui a beaucoup à offrir pour ceux à la recherche aussi bien de nature que de culture.
De l’austère mais vibrante Tirana à la côte Adriatique en passant par les montagnes du nord, et les jolies villes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, ce pays grand comme la Bretagne mérite que l’on s’y intéresse, par-delà ses jolies plages. Après mon article préface, je vous détaille mon itinéraire pour un road trip de deux semaines ainsi que mes conseils pratiques pour organiser vos vacances en Albanie.
Avec Sarah, nous n’avions pas défini d’itinéraire avant notre voyage. Nous savions juste que nous allions passer 3 jours à Tirana et nous avons organisé la suite « au feeling », au jour le jour.
Deux semaines en Albanie en un coup d’œil
A visiter : les villes de Tirana, Berat et Gjirokastër
A faire, à voir : randonner dans les Alpes albanaises, les ruines de Butrint, la citadelle de Berat,
Mon itinéraire détaillé pour 2 semaines en Albanie
Visiter Tirana en 3 jours, la riche capitale de l’Albanie
La capitale Tirana est à mon avis le point d’entrée idéal avant de partir visiter le reste l’Albanie. C’est ici que vous pourrez faire un point sur son histoire et ses grandes lignes. Elles vous serviront certainement à comprendre la suite de votre séjour. C’est l’une des villes à visiter en Europe qui m’a le plus touchée ces dernières années.
Il y a trois incontournables à visiter à Tirana pour comprendre l’Albanie :
Bunk’art 1, un bunker situé en plein centre de la capitale
La maison des feuilles, l’ancien siège des services secrets albanais
Je vous recommande de prévoir 3 jours pour visiter les incontournables de Tirana, faire le tour de ses quartiers, ses musées, et aller jusqu’au parc national de Dajti.
On pourrait penser Tirana austère avec ses blocs sans charmes, mais à bien la regarder et surtout à la vivre, on y trouve un intérêt. Son architecture traverse les époques d’une façon assez surprenante et ses rues animées, surtout à la fraiche, la rendent plutôt vibrante. La place Skanderberg, le cœur névralgique de Tirana, a totalement été refaite en 2017 et c’est un point où il faut se rendre le matin ou le soir en été.
Visiter albanie – place Skanderberg tirana
Autrefois très grise, Tirana est aujourd’hui une ville colorée. Quelques années après la chute du communisme, un maire un peu artiste a souhaité redonner le sourire au gens en apportant de la couleur dans leur quotidien, eux qui avaient si longtemps vécu une vie monochrome. Aujourd’hui les couleurs sont un peu défraichies et les façades parfois cachées par les arbres, mais c’est sympa de partir à leur découverte à travers les artères de la ville.
Vous verrez aussi pas mal de street art, sur les façades ou les casiers électriques, comme celui ci-dessous avec Dali et celle que j’ai surnommée Mamie fleurs. Il faut se laisser surprendre en se perdant dans les rues de Blloku.
Street art a tirana – voyager en Albanie
Visiter-Tirana-batiments-colores
Blloku, ou le Bloc, est ce quartier qui était réservé à l’élite de la dictature communiste et interdite au « peuple ». Aujourd’hui c’est devenu le quartier un peu banché de Tirana avec ses bars lounge, ses cafés, restaurants et boites de nuit. En vous y promenant, vous pourrez voir, au milieu de toute cette branchiture, la maison du dictateur Enver Hoxha, un bout du mur de Berlin, des entrées de bunkers et plein de belles voitures !
Visiter-Tirana-la-place-skanderberg
Ce n’est pas le quartier que j’ai préféré à Tirana. J’aime plus me fondre dans la vie quotidienne que dans les paillettes alors j’ai apprécié me balader vers le marché (et ses jolis fruits et légumes) ou la place Skanderberg.
La nature est toute proche à Tirana alors si l’envie vous vient de quitter l’animation de la ville, prenez le bus (numéro 11 je crois) et partez vers le mont Dajti. Les cabines du Dajti Express vous mèneront là-haut en un quart d’heure.
1 jour/1 nuit à Berat (et quelques heures à Durrës)
Nous récupérons notre voiture de location dans une agence de Blloku puis prenons la route vers Berat. Premier contact avec la conduite albanaise pas des plus simples ! Les rues de Tirana sont assez encombrées, nous décidons donc de nous arrêter à Durrës pour déjeuner, histoire de faire un stop à mi-chemin. Rien de très intéressant dans cette ville à part les ruines d’un théâtre romain, un peu de street art et une balade au milieu d’une fête foraine fermée.
Street art Durres
Après une pause, nous reprenons la route vers Berat, la ville aux mille fenêtres. Nous nous installons chez ↗️ Ana’s resthouse, notre petite pension située dans le quartier de Gorica qui fait face à la citadelle.
Berat est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Située sur les rives de l’Osum, la ville de style Ottoman est très mignonne et c’est plutôt agréable de se promener dans ses petites ruelles. Le clou de la visite de Berat est de monter à la citadelle (45mn de marche environ depuis Gorica). En été mieux vaut partir tôt pour éviter le soleil qui tape fort.
Visiter-Berat-ville-Unesco-en-Albanie
Là-haut, ce n’est pas un simple château en ruine qui vous attend mais plutôt une ville construite dans l’enceinte de ses murs. Vous pouvez prévoir d’y dormir ou de venir y passer une 1/2 journée. Ne manquez pas la vue panoramique sur le quartier de Gorica.
Un jour suffit pour se balader dans Berat. La nature est assez riche dans les environs avec quelques randonnées à faire sur le mont Tomoor, une montagne très aimée des habitants de Berat. Vous pourrez faire aussi du rafting et du kayak. Je n’ai pas choisi de faire cela.
Se balader dans le quartier de Gorica et faire un détour par l’église orthodoxe si elle est ouverte (je regrette de ne pas y être allée)
Se promener sur les rives de l’Osum aux aurores ou au coucher du soleil (à la fraiche) quand les gens sortent de chez eux
Monter à la citadelle et se perdre dans ses ruelles. Ne pas en partir sans avoir vu l’église byzantine et être passé par le belvédère qui offre une vue magnifique sur le quartier de Gorica.
Le restaurant Mangameli (Rruga Mihal Komneno) est situé non loin de la mosquée. Il a une jolie terrasse donnant sur le mont Tomoor. On y mange de la cuisine traditionnelle albanaise. Convient aux végétariens.
Outre la chouette petite pension où nous étions, ↗️ Ana’s resthouse, les opportunités de logement sont nombreuses à Berat. Dans la citadelle, nous sommes passées à côté de la ↗️ Guesthouse Kris qui a l’air sympa. On m’a aussi recommandé ↗️ Berat Backpackers hostel qui est situé juste en face de notre pension dans le quartier de Gorica.
Il y a environ 120km entre Tirana et Berat en passant par Durrës. Pour faire cette route, il faudra compter environ 2H30 (sans pause). Il y a aussi une alternative via Elbasan d’environ 100km où il faut compter à peu près le même temps de parcours. Tout dépend des pauses que vous voudrez faire. Nous avions envie de voir la mer 😉
3 jours sur la Riviera albanaise
La riviera albanaise est sublime et mérite que l’on s’y attarde. Vous pourrez comme moi choisir le côté mer, mais vous pourrez aussi découvrir le côté montagneux en allant randonner dans le parc national de la lagune de Karavasta ou le parc national de Llogara.
La chaleur étant suffocante dans les terres, nous décidons après Berat, de prendre la direction de la côte Ionienne sur Livadhi beach à Himarë.
Livadhi beach – Himare en Albanie
transats livadhi beach – Himare en Albanie
De Berat, c’est une longue route montagneuse à travers le parc national de Llogara qui nous attend. C’est certainement l’une des plus belles routes en Albanie. Du col de Llogara, la vue sur les premières plages en contrebas est splendide. Cette route se déguste, en vrai on n’a pas trop eu le choix puisqu’il nous a fallu plus de 5 heures pour rejoindre la plage de Livadhi où nous nous sommes posées deux jours. Je n’ai pas trop de photos de cette route car il n’y avait pas de possibilité de s’arrêter sauf au col où on trouve deux bars/restaurants et un arrêt « vue panoramique ».
Col de Llogara en Albanie
Livadhi beach est un cul-de-sac, difficilement accessible si on n’a pas de voiture. L’ambiance est balnéaire sans être encore trop bétonné. Un hôtel de luxe et son bar lounge trônent au centre de la baie. Le reste c’est ambiance transats et parasols sur une plage de galets, bars bohèmes et petits restaurants de poissons. J’ai bien aimé cet endroit (un peu avant la haute saison).
Gjiri i Akuariumit, la petite crique sauvage
Située à une trentaine de minutes à pied de la plage de Livadhi, Gjiri i Akuariumit se mérite. Cette petite crique aux eaux translucides est le plus bel endroit le long de la côté que j’ai vu. Malheureusement le moment a été un peu gâché par des jeunes venus avec de la musique, mais c’est vraiment très très beau.
Crique sauvage sur la riviera albanaise
Gjipe beach
La plage de Gjipe beach est une autre belle plage située à une dizaine de kilomètres au nord de Livadhi beach. Elle aussi se mérite puisqu’une fois la voiture garée sur le parking et s’être acquitté de 100 ou 200 leks selon l’heure à laquelle on arrive, il faut encore descendre une bonne trentaine de minutes à pied pour la trouver. Venues en fin de journée, la plage était plutôt agréable même si deux frigos Pepsi déposés au coeur de la baie nous ont gâché la vue !
L’eau ici aussi est magnifique.
Llamani beach
On a trouvé Llamani beach en prenant la route en direction de Kasmil dans le sud. Nous cherchions un endroit où prendre un café et nous avons trouvé cette petite plage très tranquille le matin. D’une manière générale, mieux vaut aller sur la plage le matin, il y a moins de monde, voire personne et c’est bien agréable. C’est autre chose en fin de journée.
Llamani beach vers Himare en Albanie
Boire une bière ou un cocktail au Boho, un bar à la décoration bohème
Vangjeli restaurant ou son voisin Anxhelos, deux restaurants de poisson
les plages Gjiri i Akuariumit, Gjipe beach et Llamani beach
le sentier de randonnée qui mène à Gjiri i Akuariumit longe la côte vers le nord. Il est possible de le continuer et trouver de jolis paysages sur la mer Adriatique. Par contre, pensez à prendre de l’eau car il n’y a pas d’habitations dans le coin, un chapeau et de la crème solaire. Il faisait beaucoup trop chaud pour marcher plus loin le jour où nous y sommes allées.
cafe boheme albanie
Scala bungalow, livadhi beach albanie
La route de Berat à Livadhi beach (en passant par le col de Llogara)
Il y a environ 160 km entre Berat et Livadhi beach, c’est peu mais il faut compter autour de 5h car c’est principalement une route de montagne assez fatigante. Si vous avez le temps, vous pouvez vous arrêter pour visiter le site archéologique d’Apollonia situé vers la ville de Fier et/ou couper la route en deux, en passant une nuit dans le parc national de Llogara par exemple.
Après Livadhi beach, nous longeons la côte pour arriver à Ksamil, aux portes du parc national de Butrint. Sur la route du sud, nous nous arrêtons à Porto Palermo, une jolie station autrefois base militaire. Ici c’est un mix d’histoire avec le chateau, de site militaire désaffecté et de station balnéaire. C’est curieux et ça mérite une petite pause.
Porto Palermo Albanie
bateau-de-peche-Porto-Palermo-Albanie
Nous déjeunons sur la plage de Bunec, une petite plage de galet pas trop fréquentée mais qui ne mérite pas non plus d’y passer la journée. On y trouve un petit restaurant pour manger une salade grecque avec vue sur la mer. C’est tranquille et ça nous va bien.
Avant Sarandë, nous essayons de nous arrêter à Kakome beach, supposée être la plus belle plage d’Albanie. Fermée au public depuis quelques années, nous nous retrouvons confrontées à une barrière. Il est possible d’y aller mais il faut s’acquitter d’un droit de passage de 20€ par personne. Pas question de payer autant pour aller sur une plage, nous rebroussons chemin.
Adieu petites criques sauvages, Ksamil est la station balnéaire du sud de l’Albanie qui fait face à l’île de Corfou en Grèce. Je vis un petit choc culturel ici. Moi qui aime plutôt les grandes plages aérées ou petites criques désertes, ici ce ne sont que des petites plages de sable surfréquentées, envahies de transats et de parasols. C’est très joli, l’eau est translucide mais ce n’est pas fait pour moi ! On nous avait parlé de la plage de Bora Bora, la plus belle il paraitrait, personnellement j’ai détesté. Entre les enfants qui jouent avec les pistolets à eau en direction de la plage et Daniel le bateau taxi qui vient sono hurlant Boys Boys Boys de Sabrina, c’est trop pour moi qui apprécie calme et tranquillité quand je suis en vacances !
Le matin nous trouverons quand même Paradise beach, une jolie plage, elle aussi avec transats et parasols, mais plutôt désertes au petit matin. Je crois qu’à Ksamil pour profiter au mieux des plages de sable et de la mer ionienne aux eaux turquoises et translucides, mieux vaut être du matin que du soir.
A 4km au sud de Ksamil, le parc national de Butrint abrite un magnifique site archéologique rassemblant des vestiges grecs, romains, byzantins et vénitiens. Selon l’Unesco, Butrint serait « un microcosme de l’histoire méditerranéenne ». Sa force, c’est d’être situé dans un joli parc ombragé, cela le rend très agréable à visiter, même par les chaleurs que nous avons connues. Il faut y venir à l’ouverture le matin quand le site n’est pas encore envahi par les bus de touristes. C’est le plus beau site historique que nous ayons vu en Albanie et il se murmure que ce serait le plus beau des Balkans. Comme je ne connais que très peu la région, je ne peux vous confirmer cela par contre je vous conseille vivement d’y aller, il faut compter environ 2h pour en faire le tour.
Vacances en Albanie – Parc national de Butrint
Boire un cocktail au coucher du soleil dans l’un des nombreux bars de plage
Diner au restaurant grec Brothers’s Taverna (Rr Aksionisti)
Loger à ↗️ l’Hotel Delight situé sur Paradise beach. Bien qu’un peu excentré du centre et de ses restaurants, il donne directement sur une jolie plage. Le centre n’est qu’à 10 mn à pied, ce n’est pas non plus le diable
Visiter le site archéologique de Butrint situé à 4 km au sud de Ksamil
Il y a environ 70 km entre Himarë et Ksamil. Il faut compter environ 2h30 de route sans s’arrêter. La route est belle, elle longe la mer et vous aurez de nombreuses opportunités de vous arrêter alors prenez votre temps voire même passez une nuit dans une autre ville avant d’arriver à Ksamil.
1 jour/2 nuits à Gjirokastër
Du parc national de Butrint, nous prenons la direction de Gjirokastër. Sur la route, nous nous arrêtons à l’oeil bleu (Syri i Kaltër), une source profonde de 45m formant de très jolis dégradés de couleurs en surface. Le site est magnifique mais malheureusement envahi de touristes qui ne respectent pas les règles (genre baignade interdite) et dégradent ainsi la nature. Pour y arriver, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 200 leks. Sur place, je suis un peu dégoutée de ce que je vois alors même si l’endroit est sublime, je vous conseille de passer votre route.
Syri-i-Kalter-oeil-bleu-en-Albanie
Gjirokastër, appelée aussi la ville de pierre, est une ville à l’architecture ottomane. Complètement différente de Berat mais elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La ville a été bien abimée par le temps et le manque d’entretien mais elle est aujourd’hui en rénovation, notamment le quartier du bazar et de la mosquée. Cela devrait être fini d’ici fin 2019.
En fin de journée, il faut aller à la citadelle. Là-haut, il y a un musée des armées (que je n’ai pas visité) mais surtout une sublime tour de l’horloge et des vues sur la vieille ville et les montagnes environnantes. Un orage grondait au loin m’offrant un ciel et des vues dramatiques sur les alentours. Il faut y aller en fin de journée pour voir le coucher du soleil. Même si le guichet ferme à 18h, on peut rester dans l’enceinte de la citadelle pour en profiter.
Visiter Gjorikastra en 2 jours
Albanie – vue sur Gjirokastra depuis citadelle
Tour de l’horloge Gjirokastra
Ville d’origine de l’auteur albanais Ismaël Kadare et, moins glorieux, du dicateur Enver Hoxha, il y a de quoi s’occuper une journée entière à Gjirokastër. Je me suis perdue dans les ruelles de la vieille ville, visité des maisons traditionnelles, je me suis arrêtée dans des cafés locaux… Bref j’ai trainé, ouvert les yeux et poussé des portes. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est visiter la maison où est né Enver Hoxha qui abrite aujourd’hui un musée ethnologique.
Monter à la citadelle pour la vue sur la ville de pierre et aller voir la sublime tour de l’horloge
Traverser le tunnel situé sous la citadelle
Se balader dans les rues de la vieille ville et s’arrêter boire un raki (ou autre chose) avec les petits vieux dans l’un des bars du bazar (tant qu’ils existent encore et qu’ils ne soient remplacés par des boutiques pour touristes)
Visiter la maison Skëndulaj, maison typique de la ville. La visite est faite par le propriétaire des lieux dans un français approximatif mais on comprend tout.
Passer devant la maison Fico qui ne se visite pas mais dont l’architecture ottomane est remarquable. Elle est située rruga Fato Berberi, non loin de la maison d’Ismaël Kadaré
Manger à la terrasse de la taverne Rrapi, une petit bar/restaurant de cuisine traditionnelle où se côtoient (encore) touristes et locaux
Dormir au ↗️ Friend’s hostel, une petite pension familiale très sympa. Il y a une jolie terrasse qui donne sur la citadelle. Elle est située à seulement quelques minutes du bazar
La maison d’Ismaël Kadaré a été une grande déception pour moi. Elle se visite mais ne relate rien sur l’auteur albanais (ça mériterait pourtant). Quand nous l’avons visitée, il y avait une exposition de photos sur la Corée du nord. Pour voir l’architecture d’une maison typique de Gjirokastër, il vaut mieux visiter la maison Skëndulaj qui elle, est sublime.
Il y a environ 70 km entre Ksamil et Gjirokastër. Il faut compter près de 2h pour y aller car il y a une bonne portion de route de montagne qui se prend vers Sarandë.
1 nuit à Shkodër
Après le sud, je décide de remonter vers le nord sur le lac Shkodër. Mon idée : aller passer 3 jours dans les Alpes albanaises. Compte tenu de la distance entre Gjirokastër et Skhodër et du peu de temps qu’il me reste en Albanie, je n’ai qu’une 1/2 journée pour explorer la ville.
J’avais très envie de visiter le musée national de la photographie qui rassemble quelques décennies de photos prises par 3 générations de photographes de la famille Marubi (qui en a fait don à l’état). Ces photos posées prises au 19è et 20ème siècle sont vraiment un héritage précieux pour l’Albanie puisqu’elles documentent la vie dans le nord du pays à cette époque. Il faut absolument y aller !
Ensuite je suis allée me balader dans les campagnes jusqu’au pont de Mes, un vieux pont ottoman qui traverse la rivière Kir et où les gens vont se baigner en été. En plus, j’aurais aimé aller visiter la citadelle qui surplombe la ville et me balader le long du lac Shkodër mais, avec la fatigue de la route, le temps m’a manqué.
Le musée national de la photographie, héritage de la famille Marubi
Louer un vélo et aller se balader le long du lac Shkodër
La citadelle de Rozafa
L’espace du témoignage et de la mémoire (malheureusement fermé le dimanche, jour où j’étais à Shkodër)
Le pont de Mes, l’un des plus longs ponts Ottoman de la région
Dormir à ↗️ l’eco garten guesthouse , une petite pension avec un très joli jardin et situé à quelques centaines de mètres du centre. L’accueil de Freddy est top et il pourra vous aider à organiser votre séjour dans les Alpes. J’ai rencontré aussi pas mal de voyageurs qui ont dormi au ↗️ Wanderer hostel qui me l’ont aussi recommandé.
Peja grill (4001, Bulevardi Skënderbeu) pour manger grillades et salades
Il y a environ 300 km entre Gjirokastër et Skhodër. Au sud de Tirana, la route est en train d’être refaite donc il y a des portions moins roulantes que d’autres mais globalement ça roule très bien. Il faut environ 5h pour rejoindre le nord de l’Albanie.
3 jours dans les Alpes Albanaises
Pour mes derniers jours en Albanie, je laisse la voiture à Shkodër et part en bus jusqu’à Theth. La route n’est pas praticable si on n’a pas de 4×4 et de toute façon, l’intérêt de Theth, c’est la randonnée alors autant se faire conduire et profiter de ses jambes par la suite.
Il faut environ 3h pour rejoindre Theth depuis Shkodër. Le bus 4X4 part vers 7h du matin pour arriver en fin de matinée au coeur des Alpes albanaises. Sur la route, on traverse la plaine de champs de lavande ou de tabac et puis à mesure que l’on monte, la montagne se dévoile !
Les alpes albanaises au nord de l’Albanie
Passé un col à 1h30/2h heures de routes de Shkodër, la route se transforme en piste pas très roulante mais le chauffeur est expérimenté !
Après m’être installée dans ma guesthouse, je pars me balader. Les sentiers de randonnée sont nombreux dans le coin et il y a de quoi occuper 2 ou 3 jours. J’ai une 1/2 journée à Theth alors je me balade jusqu’à la chute de Rugas et reviens par le canyon, c’est environ 3h de randonnée. D’autres auraient ajouté une rando jusqu’à l’oeil bleu mais c’était encore 2 ou 3 heures en plus (et j’ai prévu de marcher 6à 8 h le lendemain).
Le deuxième jour, je mets les voiles à 6h30. Objectif : rejoindre Valbonë. Une vingtaine de kilomètres, 1000m de dénivelés positifs pour rejoindre le col et 1000 négatifs pour atteindre le hameau de Valbonë. La première partie est très sympa, principalement des forêts (vue la chaleur, ça tombe bien). Arrivée au col de Valbonë la vue est sublime mais la descente est en plein soleil et assez glissante (car sèche et très caillouteuse). Il est environ midi quand j’arrive à ce point-là. J’appréhende la descente mais j’essaye d’aller vite histoire de trouver de l’ombre. Je trouve un café en bord de rivière où je m’arrête avant d’entamer la dernière partie (encore 2h de marche dont 3/4 d’h de descente selon le propriétaire du café).
col de valbona – albanie
J’arrive rincée à Valbonë après une dernière heure pas très intéressante. Je m’installe à la guesthouse familiale Arben Selimaj avec d’autres randonneurs rencontrés sur le chemin. Je passe une excellente soirée dans un cadre sublime.
Guesthouse Arben Selimaj Valbona
Riviere Valbona Albanie
Le dernier jour, après avoir profité de quelques heures dans ce joli petit coin de paradis, je descends en taxi à l’embarcadère du ferry sur le lac Koman avant de rentrer à Shkodër. La traversée en ferry est magnifique et reposante après les kilomètres de randonnée avalés en 2 jours.
Lac Koman – Ferry Berrisha
Lac Koman Albanie
De retour à Shkodër, je récupère ma voiture et mes affaires laissées chez Freddy et repars vers l’aéroport de Tirana car mon vol de retour en France est prévu pour le lendemain matin.
S’arrêter au centre de découverte du village de Theth pour en savoir plus sur la faune et la flore du parc national ainsi que sur les randonnées à faire dans les environs
L’église de Theth
la randonnée jusqu’à la cascade de Grunas
La randonnée de Theth à Valbonë (6 à 8h de marche, niveau difficile)
Réserver ses logements depuis Shkodër car les hameaux sont très étendus et ce n’est pas évident d’arriver dans l’un ou l’autre village sans avoir réserver, d’autant plus en été où il y a du monde sur ce sentier de randonnée. Toutes les guesthouses à Shkodër le proposent normalement.
A Valbonë, je recommande la guesthouse familiale Arben Selimaj (20€ la nuit, diner, petit-déjeuner et pique-nique inclus). Le meilleur accueil reçu de tout mon voyage et un emplacement au cœur des montagnes en bord de rivière juste sublime et préservé ! Elle n’est pas sur les sites de réservation, demander à Shkodër de réserver pour vous.
En les 3h de ↗️ ferry sur le lac Koman (8€ + 5€ environ de trajet en bus de retour à Shkodër)
Les auberges à Shkodër vendent le package (ferry + bus + auberges) de Theth à Valbonë ou inversement. Je recommande de faire la randonnée dans le sens Theth à Valbonë et de rester peut-être 2 jours à Theth pour profiter des nombreuses randonnées qu’il y a à faire dans le coin si vous aimez marcher.
Je vous parlerai plus amplement de ces 3 jours dans un prochain article avec plus de photos et plus de détails sur la randonnée.
Bilan de ce voyage en Albanie
Deux semaines ne sont pas suffisantes pour explorer tous les recoins de l’Albanie. A cet itinéraire de deux semaines, on aurait pu ajouter la route de Gjirokaster à Korçë en passant par Permët qui, parait-il, est sublime, Korçë et son centre historique, les lacs d’Ohrid et de Prespa et enfin Kukës plus au nord. Deux semaines sont néanmoins suffisantes pour explorer aussi bien le côté mer que le côté montagne ainsi que ses plus grands sites et villes historiques.
L’Albanie est un petit bijou des Balkans, encore sauvage dans son arrière pays, elle se déguste de manière lente. Très lente. Hormis la conduite qui est le principal point noir de ce séjour (j’y reviens plus bas dans cet article), l‘accueil est plus que chaleureux, le pays est riche culturellement et sa nature est incroyable.
Les vraies richesses de l’Albanie sont la gentillesse de son peuple, la beauté de ses sites historiques et de ses sites naturels ainsi que la grande variété de ses paysages.
Que faire en 1 semaine en Albanie ?
Si vous n’avez qu’une semaine pour visiter l’Albanie, voici deux idées d’itinéraire :
1- Visiter l’Albanie entre terre et mer
Pour ce premier itinéraire d’une semaine en Albanie, voici ce que je vous conseille :
Pour aller en Albanie, j’ai volé sur ↗️ Transavia. La compagnie assure 3 vols directs par semaine pour Tirana depuis Paris-Orly. C’est la solution la plus directe et la plus économique aujourd’hui pour aller en Albanie. Pour trouver les meilleurs prix pour l’Albanie, je vous conseille d’aller directement sur la page dédiée à l’Albanie.
Après vous pouvez arriver par voie terrestre en passant par l’Italie et prendre un ferry depuis Bari ou Brindisi dans les Pouilles ou depuis Ancône dans les Marches.
La monnaie en Albanie est le Lek (10€ = 980 leks environ en 2025) mais, même si l’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne, vous pourrez payer tous vos hôtels en euros (en liquide). Veillez bien à avoir du liquide sur vous car hormis les loueurs de voitures, les stations essences et certains hôtels (plutôt à Tirana), vous ne pourrez quasi jamais payer par carte bancaire.
Vous trouverez des distributeurs de monnaie locale dans toutes les villes. Attention cependant à bien retirer dans un ATM situé dans une agence bancaire car les autres, par exemple ceux situés dans une station service ou à l’aéroport, vous prendront une commission onéreuse (le maximum trouvé 700 leks soit près de 6€).
Attention aussi aux stations service (vous ne tomberez pas en panne d’essence, il y a des stations partout et parfois tous les 500m), certaines ne prennent pas la carte bancaire. Du coup vérifiez bien avant de faire le plein. C’est un conseil d’amie, ça m’est arrivé alors que je faisais le plein pour rendre ma voiture à l’aéroport et fort heureusement il me restait suffisamment d’euros pour payer la somme due !
S’il vous reste des Leks en quittant l’Albanie, pensez à les changer à l’aéroport à Tirana, vous ne pourrez pas les changer en France.
Acheter une carte sim locale en Albanie
L’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne et le roaming n’est pas inclus dans votre forfait. Je vous conseille donc de désactiver vos données à l’étranger sur votre téléphone pour ne pas vous retrouver avec une note salée au retour de votre voyage.
Vous pourrez acheter une carte sim dès votre arrivée à l’aéroport. J’ai acheté une carte au stand Vodaphone en face de la sortie des bagages.
A ce comptoir les personnes parlent anglais et vous installent la puce sur votre téléphone. Il faut peut-être préférer l’acheter là plutôt qu’à Tirana où ils ne vous comprendront peut-être pas.
Quelle langue parle t-on en Albanie ?
En Albanie, on parle le Shqim. Bon ok l’albanais si vous voulez. Elle ne ressemble à aucune autre. Parfois on a l’impression d’entendre des intonations italiennes mais finalement aucun lien.
Par contre, les albanais comprennent très bien l’italien, mieux qu’aucune autre langue. Dans le nord, territoire de randonneurs oblige, ils parlent beaucoup l’allemand.
L’explication que j’ai eue pour l’italien, c’est que les premières chaines étrangères diffusées, quand ils ont eu le droit de regarder la télévision, étaient des chaines italiennes.
Pour l’allemand, ils ont été obligés de s’y mettre devant l’arrivée de touristes germanophones.
N’ayez craintes, l’anglais est parlé ou compris dans tous les lieux ayant affaire à des touristes donc il passe absolument partout.
Louer une voiture en Albanie
Nous avons récupéré notre voiture, louée grâce au comparateur ↗️ Auto Europe, au bureau d’Enterprise situé dans le centre de Tirana.
Beaucoup de stress pour rien puisque le personnel de l’agence n’a pas du tout relevé la chose et ils ont pu prendre la caution (de 600€) sans problème. Autant vous dire que j’étais soulagée.
J’ai trouvé cette agence très sérieuse, pas poussive au niveau des assurances (surtout que j’en avais déjà une grâce à Auto Europe) et très professionnelle, flexible au niveau des horaires, du lieu où je rendais la voiture (aéroport vs centre ville) et je pouvais joindre n’importe quand quelqu’un sur Whatsapp. J’ai testé la veille de mon départ pour prévenir que finalement je rendrais la voiture vers 8h du matin avant le vol à l’aéroport et dans les minutes qui ont suivies, j’avais une réponse de sa part !
L’autre site que je vous recommande pour réserver une voiture de location est ↗️ Discovercars. Je passe beaucoup par ce site car il propose une bonne couverture complète.
Sachez que pour louer une voiture, mieux vaut être en possession d’une carte à débit différé. Aujourd’hui les cartes bancaires portent la mention « crédit » si vous avez une carte à débit différé, et « débit » si vous avez une carte à débit immédiat. Pour laisser la caution, les loueurs demandent une carte de « débit » et se cachent un peu derrière ces mentions pour en profiter pour vendre des assurances complémentaires. Or cela n’a rien à voir.
A partir du moment où vous êtes porteur d’une carte du type Visa Premier ou Mastercard Gold, qu’elle soit de débit ou de crédit, avec l’argent sur votre compte et la facilité bancaire suffisante (vérifiez avant de partir que le plafond de paiement de votre carte peut supporter la caution) alors les loueurs ne devraient pas vous demander d’avoir en votre possession une carte de débit différé.
Certains ne le font pas comme Enterprise qui parait être aujourd’hui, la seule compagnie d’envergure internationale à ne pas le demander. Si vous voulez être tranquille, mieux vaut que le conducteur de la voiture, nom auquel sera enregistré le contrat, soit en possession d’une carte à débit différé. Cela vous évitera du stress et/ou des embrouilles au moment de retirer votre voiture.
Conduire en Albanie
On ne va pas se le cacher, conduire en Albanie c’est sportif voire un peu dangereux. Vous voyez la conduite en Inde ? Bon ben c’est un niveau en dessous mais ça y ressemble fortement. Les albanais sont sanguins au volant et plus la voiture est neuve et belle, plus ils roulent vite et mal.
Il faut savoir qu’ils ont découvert les voitures au début des années 90 et les ont introduites en Albanie avant même de penser qu’il fallait peut-être faire passer un permis de conduire.
Petit florilège de mes moments de solitude, mes constatations, de mon vécu en 2 semaines sur les routes d’Albanie :
Les limites de vitesse sont très floues, les panneaux sont souvent confus.
Les rond-points sont parfois pas ronds, c’est troublant (bon à Nantes on a des doubles ronds-points c’est tout aussi troublant)
Il y a beaucoup de nids de poule sur les routes et ils sont parfois bien profonds
Les conducteurs « collent au cul » des voitures
On roule sur une base de 3 voies, même s’il n’y en a que 2… Comme en Inde
Les vélos roulent à contre sens. Je n’aime pas ça en France, j’aime d’autant moins en Albanie
Les piétons traversent les routes à 2, 3 ou 4 voies… Pas de passage piéton, c’est pas grave
Les conducteurs s’arrêtent sur la voie (pas sur la bande d’arrêt d’urgence) juste pour se parler et c’est encore plus drôle quand il ne mettent ni feux de détresse et ni clignotant pour indiquer ceux qui suivent qu’ils s’arrêtent ou qu’ils sont arrêtés
En montagne, ils s’arrêtent dans les virages sans visibilité pour les autres… Bah oui où est le problème ?
Les motards locaux roulent sans casque (enfin il est accroché au guidon) et ils roulent extrêmement vite.
Pour certaines routes de montagne (comme Shkodër à Theth) il faut un 4×4 et ce n’est pas tout d’avoir la bonne voiture, il faut aussi savoir reculer, se ranger, laisser passer d’autres véhicules sur des chemins de montagnes très escarpés (j’y suis allée en en bus 4×4)
Il y a beaucoup d’autels le long des routes et ça ne rassure pas du tout
Mes conseils après deux semaines à conduire en Albanie :
Même en plein jour, il faut toujours rouler avec les phares, c’est la règle en Albanie
Garder absolument ses distances
Laisser les autres rouler à une vitesse sans limite
Rouler bien à droite parce que ça double très serré
Si les autres ne regardent pas dans les rétroviseurs ou ne se servent pas du clignotant, ça ne vous empêche pas de vous en servir. Ils sont très utiles.
Ne pas prendre de risques
Serrer à droite voire se garer dès que possible pour laisser passer les fous furieux qui vous collent
Conduire en solo en Albanie c’est quand même chaud et je ne sais pas si je le ferai. Merci Sarah de m’avoir soutenue moralement.
Eviter de garer votre voiture dans les petites ruelles des vieilles villes de Berat et Gjirokastër, ça vous donnera de grosses sueurs froides d’essayer de la sortir de là (et ça c’est du vécu). La garer c’est facile quand il n’y a pas de voiture à côté, la sortir c’est autre chose.
Essayer de respecter les limitations, même si on ne comprend pas toujours les indications (les panneaux sont parfois curieux)
Ne pas rouler de nuit, déjà de jour c’est compliqué alors de nuit, je n’ose même pas imaginer
L’application Waze fonctionne assez bien en Albanie et est assez fiable au niveau des distances et des temps de parcours sur les grands axes. Par contre elle n’est pas trop fiable en ville. Elle nous a perdues parfois. Je pense que c’est aussi parce que les routes en Albanie sont pas mal en travaux en ce moment et les cartes ne sont pas forcément à jour.
Une seule fois j’ai eu très peur, au début du séjour, à cause d’un camion devant moi qui a pilé. Comme j’avais gardé mes distances j’ai eu le temps de freiner par contre le 4×4 pick-up derrière moi a dû se dévier vers la droite pour m’éviter. Merci sa présence d’esprit. Après cela j’ai regardé dans mes rétroviseurs à outrance pour anticiper le plus possible ce qui pourrait se passer à l’arrière.
Randonner en Albanie
L’Albanie est un pays montagneux alors la randonnée est un exercice que je recommande vivement, même au milieu d’un road trip. Si vous rêvez devant les photos des Dolomites dans le sud du Tyrol en Italie (très populaire depuis quelques années), alors filez dans les Alpes Albanaises près de Theth et vous verrez que la nature y est tout aussi spectaculaire.
Si vous souhaitez organiser un séjour sur mesure en Albanie, je vous recommande mon partenaire Evaneos qui propose de nombreux séjours en Albanie via ses partenaires francophones.
Vous pouvez aussi faire le ↗️ Peaks of the Balkans, un trek de 10 jours à travers l’Albanie, le Kosovo et le Monténégro. Lors de ma randonnée d’une journée entre Theth et Valbona, j’ai croisé plusieurs personnes parties pour ce tour-là en autonomie (et donc dormant en tente) ou s’arrêtant en petites pensions le long du sentier. ça donne très envie !
La meilleure saison pour visiter l’Albanie s’étend d’avril à Octobre.
En hiver les logements sont fermés en montagne car il neige.
Où loger en Albanie ?
Nous avons réservé nos hôtels au fur et à mesure de notre voyage et avons toujours trouvé une option. Je vous conseille néanmoins de réserver sur la riviera (Vlorë, Himara, Dhërmi, Ksamil) si vous partez en juillet et août car la demande est de plus en plus forte.
Friend’s hostel situé à quelques centaines de mètres du bazar de Gjirokastër. Accueil par une famille sympa et une super terrasse qui donne sur la citadelle.
et la fantastique Arben Selimaj guesthouse à Valbona qui peut se réserver depuis n’importe quelle guesthouse à Shkodër ou en arrivant sur place comme je l’ai fait. Attention en été en saison haute il peut y avoir du monde, c’est peut-être risqué de ne pas réserver.
A Tirana nous n’avons pas forcément fait le bon choix d’hôtel mais on m’a recommandé Trip’n hostel et j’ai aussi repéré le Art hostel & apartments. A Ksamil non plus notre hébergement n’était pas tip top mais on a repéré l’Hotel Delight plutôt bien situé sur une chouette plage.
Quel budget prévoir pour voyager en Albanie ?
Ces prix datent de 2018, il faut donc compter une certaine inflation depuis.
Location de voiture pour 12 jours : 400 € assurance incluse pour une Fiat Punto. Vous pouvez chercher les meilleurs prix sur ↗️ Discovercars, ↗️ Auto Europe ou ↗️ BSP Auto
Hotels : 20€ à 40€ la chambre double. Les logements les plus chers se trouvent sur la Riviera. J’ai tout réservé sur ↗️ Booking.com
Repas le plus cher (avec bière ou vin) : 1700 leks (14€) pour 2 personnes dans un bon restaurant
Pension en montagne + diner + petit déjeuner + pique-nique à emporter : 20 à 25€
Musée : autour de 500/700 leks
Essence : entre 166 et 175 leks (1,35€ et 1,43€) donc même tarif qu’en France.
Il existe très peu de guides de voyage sur l’Albanie. En français, les éditions Petit futé ont été les premiers à se lancer sur la destination. A titre personnel, je n’aime pas tout tout ces guides mais étant le seul en français, j’ai fini par l’acheter. Sur l’Albanie en particulier sachez que l’avoir ou pas en poche revient quasi au même (les recherches sur place et/ou sur internet ça marche aussi bien). Qui est en Albanie ou a voyagé en Albanie avec ce guide, peut dire les endroits où les auteurs sont pas allés ou pas. Vivement que d’autres éditeurs y mettent les pieds !
Edit : depuis l’écriture de cet article, Lonely Planet a sorti la première édition de son ↗️ guide Albanie ainsi que Pétaouchnok (chez Hachette). Je ne peux que vous recommander de vous orienter sur ce guide plutôt que le Petit Futé.
Pour qui lit et comprend l’anglais, il existe aussi le guide Bradt, généralement de bonne qualité, mais que je ne l’ai pas acheté pour ce voyage donc je ne peux pas vous en dire plus.
Concernant les autres lectures, je vous recommande :
Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Albanie, le petit livre très vite lu Albanie : forteresse malgré elle de Sébastien Colson (Prix : autour de 7€).
Pour connaitre ce que les albanais ont vécu sous la dictature Life is war : surviving dictatorship in communist Albania de l’historienne australienne Shannon Woodcock.
Des blogs de voyage pour préparer son voyage en Albanie
Comme il y a très peu de guides de voyage pour nous aider à préparer nos voyages en Albanie, je trouve intéressant de vous faire connaitre d’autres blogs où trouver un peu d’inspiration sur le pays. J’ai partagé aussi les dates de leurs écrits car l’Albanie évolue assez vite touristiquement parlant en ce moment j’ai l’impression, notamment la Riviera, et j’ai constaté quelques changements depuis les plus vieux récits.
Black & Wood : le voyage de Marine et Thibault remonte à mai 2017. Depuis leur passage et par rapport à ce qu’ils racontent sur leur blog, l’Albanie a un peu changé, notamment sur la Riviera, peut-être aussi parce qu’ils y étaient un peu plus tôt dans la saison que nous. Leur site est une chouette source d’inspiration avec de belles photos.
Magali, alias Maglobetrotteuse, est allée en Albanie en Septembre 2018 donc ses articles sont les plus récents que nous ayons trouvé avant de partir. Nous avons puisé de belles idées (comme celle du free tour à Tirana) ou le récit de sa randonnée dans les Alpes albanaises qui donne bien envie. Vous y trouverez aussi un détail de son budget serré (nous n’avons pas fait si serré)
Laurent One Chai est allé en Albanie en mai 2019 soit quelques semaines avant Sarah et moi. Il y est allé par voie terrestre et maritime, ses articles peuvent vous intéresser si vous êtes à la recherche d’une alternative à l’avion pour vous rendre dans les Balkans.
Mariette et Quentin ont fait le trek Peaks of the Balkans. Sur leur blog Shoesyourpath, ils livrent leur récit jour par jour et délivrent leurs conseils. J’avais déjà envie de le faire en étant là-bas, les relire en rentrant a redoublé ce désir ! Je vous conseille d’aller les lire si vous êtes adeptes de randonnées.
Bien sûr, vous retrouverez bientôt aussi les impressions et récits de Sarah sur l’Albanie sur leblogdesarah.com et aussi ceux de mi-fugue mi-raison qui ont aussi fait un passage en Albanie juste après nous.
J’espère que cet itinéraire de deux semaines en Albanie et tous ces conseils pratiques vous seront utiles pour organiser votre futur road trip. Si à la fin de la lecture vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire, j’y répondrai dans la mesure du possible.
Organiser son voyage en Albanie avec Evaneos
Vous avez envie d’organiser votre voyage en Albanie sereinement ? Je vous invite à passer par mon partenaire Evaneos qui vous met directement en relation avec des agences locales pour vous organiser un séjour sur mesure.
N’hésitez pas à leur demander un devis, elles vous le feront gratuitement et vous pourrez décider ensuite si vous partez avec elle ou pas.
Liens utiles pour organiser votre road trip en Albanie :
Mes conseils sur la location de voiture en Laponie avec DiscoverCars
Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
Le prix d’une voiture de location de voiture en Laponie dépend du modèle que vous allez louer, de la saison, de votre anticipation et de la durée. Je vous conseille aussi de louer le plus tôt possible avant votre départ pour bénéficier des meilleurs prix. Il faut compter à partir de 600€ environ pour une semaine en hiver sur un modèle type Volkswagen Golf. Vous pouvez utiliser un comparateur du type Discovercars pour comparer les prix selon les modèles. Faites bien attention à la notation des loueurs quand vous choisirez votre voiture.
Je recommande de prendre une couverture complète quand on loue une voiture en Laponie. Avec la neige, on n’est jamais à l’abris de fissurer un parechoc ou d’avoir un quelconque problème. J’ai eu le problème de parechoc fissuré et j’ai été contente d’avoir souscrit à cette couverture car j’ai été remboursée de la franchise prélevée le jour de mon départ en 3 jours.
De l’austère mais vibrante Tirana à la côte Adriatique en passant par les montagnes du nord, et les jolies villes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, ce pays grand comme la Bretagne mérite que l’on s’y intéresse, par-delà ses jolies plages. Après mon article préface, je vous détaille mon itinéraire pour un road trip de deux semaines ainsi que mes conseils pratiques pour organiser vos vacances en Albanie.
Avec Sarah, nous n’avions pas défini d’itinéraire avant notre voyage. Nous savions juste que nous allions passer 3 jours à Tirana et nous avons organisé la suite « au feeling », au jour le jour.
Deux semaines en Albanie en un coup d’œil
A visiter : les villes de Tirana, Berat et Gjirokastër
A faire, à voir : randonner dans les Alpes albanaises, les ruines de Butrint, la citadelle de Berat,
Mon itinéraire détaillé pour 2 semaines en Albanie
Visiter Tirana en 3 jours, la riche capitale de l’Albanie
La capitale Tirana est à mon avis le point d’entrée idéal avant de partir visiter le reste l’Albanie. C’est ici que vous pourrez faire un point sur son histoire et ses grandes lignes. Elles vous serviront certainement à comprendre la suite de votre séjour. C’est l’une des villes à visiter en Europe qui m’a le plus touchée ces dernières années.
Il y a trois incontournables à visiter à Tirana pour comprendre l’Albanie :
Bunk’art 1, un bunker situé en plein centre de la capitale
La maison des feuilles, l’ancien siège des services secrets albanais
Je vous recommande de prévoir 3 jours pour visiter les incontournables de Tirana, faire le tour de ses quartiers, ses musées, et aller jusqu’au parc national de Dajti.
On pourrait penser Tirana austère avec ses blocs sans charmes, mais à bien la regarder et surtout à la vivre, on y trouve un intérêt. Son architecture traverse les époques d’une façon assez surprenante et ses rues animées, surtout à la fraiche, la rendent plutôt vibrante. La place Skanderberg, le cœur névralgique de Tirana, a totalement été refaite en 2017 et c’est un point où il faut se rendre le matin ou le soir en été.
Autrefois très grise, Tirana est aujourd’hui une ville colorée. Quelques années après la chute du communisme, un maire un peu artiste a souhaité redonner le sourire au gens en apportant de la couleur dans leur quotidien, eux qui avaient si longtemps vécu une vie monochrome. Aujourd’hui les couleurs sont un peu défraichies et les façades parfois cachées par les arbres, mais c’est sympa de partir à leur découverte à travers les artères de la ville.
Vous verrez aussi pas mal de street art, sur les façades ou les casiers électriques, comme celui ci-dessous avec Dali et celle que j’ai surnommée Mamie fleurs. Il faut se laisser surprendre en se perdant dans les rues de Blloku.
Blloku, ou le Bloc, est ce quartier qui était réservé à l’élite de la dictature communiste et interdite au « peuple ». Aujourd’hui c’est devenu le quartier un peu banché de Tirana avec ses bars lounge, ses cafés, restaurants et boites de nuit. En vous y promenant, vous pourrez voir, au milieu de toute cette branchiture, la maison du dictateur Enver Hoxha, un bout du mur de Berlin, des entrées de bunkers et plein de belles voitures !
Ce n’est pas le quartier que j’ai préféré à Tirana. J’aime plus me fondre dans la vie quotidienne que dans les paillettes alors j’ai apprécié me balader vers le marché (et ses jolis fruits et légumes) ou la place Skanderberg.
La nature est toute proche à Tirana alors si l’envie vous vient de quitter l’animation de la ville, prenez le bus (numéro 11 je crois) et partez vers le mont Dajti. Les cabines du Dajti Express vous mèneront là-haut en un quart d’heure.
1 jour/1 nuit à Berat (et quelques heures à Durrës)
Nous récupérons notre voiture de location dans une agence de Blloku puis prenons la route vers Berat. Premier contact avec la conduite albanaise pas des plus simples ! Les rues de Tirana sont assez encombrées, nous décidons donc de nous arrêter à Durrës pour déjeuner, histoire de faire un stop à mi-chemin. Rien de très intéressant dans cette ville à part les ruines d’un théâtre romain, un peu de street art et une balade au milieu d’une fête foraine fermée.
Après une pause, nous reprenons la route vers Berat, la ville aux mille fenêtres. Nous nous installons chez ↗️ Ana’s resthouse, notre petite pension située dans le quartier de Gorica qui fait face à la citadelle.
Berat est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Située sur les rives de l’Osum, la ville de style Ottoman est très mignonne et c’est plutôt agréable de se promener dans ses petites ruelles. Le clou de la visite de Berat est de monter à la citadelle (45mn de marche environ depuis Gorica). En été mieux vaut partir tôt pour éviter le soleil qui tape fort.
Là-haut, ce n’est pas un simple château en ruine qui vous attend mais plutôt une ville construite dans l’enceinte de ses murs. Vous pouvez prévoir d’y dormir ou de venir y passer une 1/2 journée. Ne manquez pas la vue panoramique sur le quartier de Gorica.
Un jour suffit pour se balader dans Berat. La nature est assez riche dans les environs avec quelques randonnées à faire sur le mont Tomoor, une montagne très aimée des habitants de Berat. Vous pourrez faire aussi du rafting et du kayak. Je n’ai pas choisi de faire cela.
Se balader dans le quartier de Gorica et faire un détour par l’église orthodoxe si elle est ouverte (je regrette de ne pas y être allée)
Se promener sur les rives de l’Osum aux aurores ou au coucher du soleil (à la fraiche) quand les gens sortent de chez eux
Monter à la citadelle et se perdre dans ses ruelles. Ne pas en partir sans avoir vu l’église byzantine et être passé par le belvédère qui offre une vue magnifique sur le quartier de Gorica.
Le restaurant Mangameli (Rruga Mihal Komneno) est situé non loin de la mosquée. Il a une jolie terrasse donnant sur le mont Tomoor. On y mange de la cuisine traditionnelle albanaise. Convient aux végétariens.
Outre la chouette petite pension où nous étions, ↗️ Ana’s resthouse, les opportunités de logement sont nombreuses à Berat. Dans la citadelle, nous sommes passées à côté de la ↗️ Guesthouse Kris qui a l’air sympa. On m’a aussi recommandé ↗️ Berat Backpackers hostel qui est situé juste en face de notre pension dans le quartier de Gorica.
Il y a environ 120km entre Tirana et Berat en passant par Durrës. Pour faire cette route, il faudra compter environ 2H30 (sans pause). Il y a aussi une alternative via Elbasan d’environ 100km où il faut compter à peu près le même temps de parcours. Tout dépend des pauses que vous voudrez faire. Nous avions envie de voir la mer 😉
3 jours sur la Riviera albanaise
La riviera albanaise est sublime et mérite que l’on s’y attarde. Vous pourrez comme moi choisir le côté mer, mais vous pourrez aussi découvrir le côté montagneux en allant randonner dans le parc national de la lagune de Karavasta ou le parc national de Llogara.
La chaleur étant suffocante dans les terres, nous décidons après Berat, de prendre la direction de la côte Ionienne sur Livadhi beach à Himarë.
De Berat, c’est une longue route montagneuse à travers le parc national de Llogara qui nous attend. C’est certainement l’une des plus belles routes en Albanie. Du col de Llogara, la vue sur les premières plages en contrebas est splendide. Cette route se déguste, en vrai on n’a pas trop eu le choix puisqu’il nous a fallu plus de 5 heures pour rejoindre la plage de Livadhi où nous nous sommes posées deux jours. Je n’ai pas trop de photos de cette route car il n’y avait pas de possibilité de s’arrêter sauf au col où on trouve deux bars/restaurants et un arrêt « vue panoramique ».
Livadhi beach est un cul-de-sac, difficilement accessible si on n’a pas de voiture. L’ambiance est balnéaire sans être encore trop bétonné. Un hôtel de luxe et son bar lounge trônent au centre de la baie. Le reste c’est ambiance transats et parasols sur une plage de galets, bars bohèmes et petits restaurants de poissons. J’ai bien aimé cet endroit (un peu avant la haute saison).
Gjiri i Akuariumit, la petite crique sauvage
Située à une trentaine de minutes à pied de la plage de Livadhi, Gjiri i Akuariumit se mérite. Cette petite crique aux eaux translucides est le plus bel endroit le long de la côté que j’ai vu. Malheureusement le moment a été un peu gâché par des jeunes venus avec de la musique, mais c’est vraiment très très beau.
Gjipe beach
La plage de Gjipe beach est une autre belle plage située à une dizaine de kilomètres au nord de Livadhi beach. Elle aussi se mérite puisqu’une fois la voiture garée sur le parking et s’être acquitté de 100 ou 200 leks selon l’heure à laquelle on arrive, il faut encore descendre une bonne trentaine de minutes à pied pour la trouver. Venues en fin de journée, la plage était plutôt agréable même si deux frigos Pepsi déposés au coeur de la baie nous ont gâché la vue !
L’eau ici aussi est magnifique.
Llamani beach
On a trouvé Llamani beach en prenant la route en direction de Kasmil dans le sud. Nous cherchions un endroit où prendre un café et nous avons trouvé cette petite plage très tranquille le matin. D’une manière générale, mieux vaut aller sur la plage le matin, il y a moins de monde, voire personne et c’est bien agréable. C’est autre chose en fin de journée.
Boire une bière ou un cocktail au Boho, un bar à la décoration bohème
Vangjeli restaurant ou son voisin Anxhelos, deux restaurants de poisson
les plages Gjiri i Akuariumit, Gjipe beach et Llamani beach
le sentier de randonnée qui mène à Gjiri i Akuariumit longe la côte vers le nord. Il est possible de le continuer et trouver de jolis paysages sur la mer Adriatique. Par contre, pensez à prendre de l’eau car il n’y a pas d’habitations dans le coin, un chapeau et de la crème solaire. Il faisait beaucoup trop chaud pour marcher plus loin le jour où nous y sommes allées.
La route de Berat à Livadhi beach (en passant par le col de Llogara)
Il y a environ 160 km entre Berat et Livadhi beach, c’est peu mais il faut compter autour de 5h car c’est principalement une route de montagne assez fatigante. Si vous avez le temps, vous pouvez vous arrêter pour visiter le site archéologique d’Apollonia situé vers la ville de Fier et/ou couper la route en deux, en passant une nuit dans le parc national de Llogara par exemple.
Après Livadhi beach, nous longeons la côte pour arriver à Ksamil, aux portes du parc national de Butrint. Sur la route du sud, nous nous arrêtons à Porto Palermo, une jolie station autrefois base militaire. Ici c’est un mix d’histoire avec le chateau, de site militaire désaffecté et de station balnéaire. C’est curieux et ça mérite une petite pause.
Nous déjeunons sur la plage de Bunec, une petite plage de galet pas trop fréquentée mais qui ne mérite pas non plus d’y passer la journée. On y trouve un petit restaurant pour manger une salade grecque avec vue sur la mer. C’est tranquille et ça nous va bien.
Avant Sarandë, nous essayons de nous arrêter à Kakome beach, supposée être la plus belle plage d’Albanie. Fermée au public depuis quelques années, nous nous retrouvons confrontées à une barrière. Il est possible d’y aller mais il faut s’acquitter d’un droit de passage de 20€ par personne. Pas question de payer autant pour aller sur une plage, nous rebroussons chemin.
Adieu petites criques sauvages, Ksamil est la station balnéaire du sud de l’Albanie qui fait face à l’île de Corfou en Grèce. Je vis un petit choc culturel ici. Moi qui aime plutôt les grandes plages aérées ou petites criques désertes, ici ce ne sont que des petites plages de sable surfréquentées, envahies de transats et de parasols. C’est très joli, l’eau est translucide mais ce n’est pas fait pour moi ! On nous avait parlé de la plage de Bora Bora, la plus belle il paraitrait, personnellement j’ai détesté. Entre les enfants qui jouent avec les pistolets à eau en direction de la plage et Daniel le bateau taxi qui vient sono hurlant Boys Boys Boys de Sabrina, c’est trop pour moi qui apprécie calme et tranquillité quand je suis en vacances !
Le matin nous trouverons quand même Paradise beach, une jolie plage, elle aussi avec transats et parasols, mais plutôt désertes au petit matin. Je crois qu’à Ksamil pour profiter au mieux des plages de sable et de la mer ionienne aux eaux turquoises et translucides, mieux vaut être du matin que du soir.
A 4km au sud de Ksamil, le parc national de Butrint abrite un magnifique site archéologique rassemblant des vestiges grecs, romains, byzantins et vénitiens. Selon l’Unesco, Butrint serait « un microcosme de l’histoire méditerranéenne ». Sa force, c’est d’être situé dans un joli parc ombragé, cela le rend très agréable à visiter, même par les chaleurs que nous avons connues. Il faut y venir à l’ouverture le matin quand le site n’est pas encore envahi par les bus de touristes. C’est le plus beau site historique que nous ayons vu en Albanie et il se murmure que ce serait le plus beau des Balkans. Comme je ne connais que très peu la région, je ne peux vous confirmer cela par contre je vous conseille vivement d’y aller, il faut compter environ 2h pour en faire le tour.
Boire un cocktail au coucher du soleil dans l’un des nombreux bars de plage
Diner au restaurant grec Brothers’s Taverna (Rr Aksionisti)
Loger à ↗️ l’Hotel Delight situé sur Paradise beach. Bien qu’un peu excentré du centre et de ses restaurants, il donne directement sur une jolie plage. Le centre n’est qu’à 10 mn à pied, ce n’est pas non plus le diable
Visiter le site archéologique de Butrint situé à 4 km au sud de Ksamil
Il y a environ 70 km entre Himarë et Ksamil. Il faut compter environ 2h30 de route sans s’arrêter. La route est belle, elle longe la mer et vous aurez de nombreuses opportunités de vous arrêter alors prenez votre temps voire même passez une nuit dans une autre ville avant d’arriver à Ksamil.
1 jour/2 nuits à Gjirokastër
Du parc national de Butrint, nous prenons la direction de Gjirokastër. Sur la route, nous nous arrêtons à l’oeil bleu (Syri i Kaltër), une source profonde de 45m formant de très jolis dégradés de couleurs en surface. Le site est magnifique mais malheureusement envahi de touristes qui ne respectent pas les règles (genre baignade interdite) et dégradent ainsi la nature. Pour y arriver, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 200 leks. Sur place, je suis un peu dégoutée de ce que je vois alors même si l’endroit est sublime, je vous conseille de passer votre route.
Gjirokastër, appelée aussi la ville de pierre, est une ville à l’architecture ottomane. Complètement différente de Berat mais elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La ville a été bien abimée par le temps et le manque d’entretien mais elle est aujourd’hui en rénovation, notamment le quartier du bazar et de la mosquée. Cela devrait être fini d’ici fin 2019.
En fin de journée, il faut aller à la citadelle. Là-haut, il y a un musée des armées (que je n’ai pas visité) mais surtout une sublime tour de l’horloge et des vues sur la vieille ville et les montagnes environnantes. Un orage grondait au loin m’offrant un ciel et des vues dramatiques sur les alentours. Il faut y aller en fin de journée pour voir le coucher du soleil. Même si le guichet ferme à 18h, on peut rester dans l’enceinte de la citadelle pour en profiter.
Ville d’origine de l’auteur albanais Ismaël Kadare et, moins glorieux, du dicateur Enver Hoxha, il y a de quoi s’occuper une journée entière à Gjirokastër. Je me suis perdue dans les ruelles de la vieille ville, visité des maisons traditionnelles, je me suis arrêtée dans des cafés locaux… Bref j’ai trainé, ouvert les yeux et poussé des portes. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est visiter la maison où est né Enver Hoxha qui abrite aujourd’hui un musée ethnologique.
Monter à la citadelle pour la vue sur la ville de pierre et aller voir la sublime tour de l’horloge
Traverser le tunnel situé sous la citadelle
Se balader dans les rues de la vieille ville et s’arrêter boire un raki (ou autre chose) avec les petits vieux dans l’un des bars du bazar (tant qu’ils existent encore et qu’ils ne soient remplacés par des boutiques pour touristes)
Visiter la maison Skëndulaj, maison typique de la ville. La visite est faite par le propriétaire des lieux dans un français approximatif mais on comprend tout.
Passer devant la maison Fico qui ne se visite pas mais dont l’architecture ottomane est remarquable. Elle est située rruga Fato Berberi, non loin de la maison d’Ismaël Kadaré
Manger à la terrasse de la taverne Rrapi, une petit bar/restaurant de cuisine traditionnelle où se côtoient (encore) touristes et locaux
Dormir au ↗️ Friend’s hostel, une petite pension familiale très sympa. Il y a une jolie terrasse qui donne sur la citadelle. Elle est située à seulement quelques minutes du bazar
La maison d’Ismaël Kadaré a été une grande déception pour moi. Elle se visite mais ne relate rien sur l’auteur albanais (ça mériterait pourtant). Quand nous l’avons visitée, il y avait une exposition de photos sur la Corée du nord. Pour voir l’architecture d’une maison typique de Gjirokastër, il vaut mieux visiter la maison Skëndulaj qui elle, est sublime.
Il y a environ 70 km entre Ksamil et Gjirokastër. Il faut compter près de 2h pour y aller car il y a une bonne portion de route de montagne qui se prend vers Sarandë.
1 nuit à Shkodër
Après le sud, je décide de remonter vers le nord sur le lac Shkodër. Mon idée : aller passer 3 jours dans les Alpes albanaises. Compte tenu de la distance entre Gjirokastër et Skhodër et du peu de temps qu’il me reste en Albanie, je n’ai qu’une 1/2 journée pour explorer la ville.
J’avais très envie de visiter le musée national de la photographie qui rassemble quelques décennies de photos prises par 3 générations de photographes de la famille Marubi (qui en a fait don à l’état). Ces photos posées prises au 19è et 20ème siècle sont vraiment un héritage précieux pour l’Albanie puisqu’elles documentent la vie dans le nord du pays à cette époque. Il faut absolument y aller !
Ensuite je suis allée me balader dans les campagnes jusqu’au pont de Mes, un vieux pont ottoman qui traverse la rivière Kir et où les gens vont se baigner en été. En plus, j’aurais aimé aller visiter la citadelle qui surplombe la ville et me balader le long du lac Shkodër mais, avec la fatigue de la route, le temps m’a manqué.
Le musée national de la photographie, héritage de la famille Marubi
Louer un vélo et aller se balader le long du lac Shkodër
La citadelle de Rozafa
L’espace du témoignage et de la mémoire (malheureusement fermé le dimanche, jour où j’étais à Shkodër)
Le pont de Mes, l’un des plus longs ponts Ottoman de la région
Dormir à ↗️ l’eco garten guesthouse , une petite pension avec un très joli jardin et situé à quelques centaines de mètres du centre. L’accueil de Freddy est top et il pourra vous aider à organiser votre séjour dans les Alpes. J’ai rencontré aussi pas mal de voyageurs qui ont dormi au ↗️ Wanderer hostel qui me l’ont aussi recommandé.
Peja grill (4001, Bulevardi Skënderbeu) pour manger grillades et salades
Il y a environ 300 km entre Gjirokastër et Skhodër. Au sud de Tirana, la route est en train d’être refaite donc il y a des portions moins roulantes que d’autres mais globalement ça roule très bien. Il faut environ 5h pour rejoindre le nord de l’Albanie.
3 jours dans les Alpes Albanaises
Pour mes derniers jours en Albanie, je laisse la voiture à Shkodër et part en bus jusqu’à Theth. La route n’est pas praticable si on n’a pas de 4×4 et de toute façon, l’intérêt de Theth, c’est la randonnée alors autant se faire conduire et profiter de ses jambes par la suite.
Il faut environ 3h pour rejoindre Theth depuis Shkodër. Le bus 4X4 part vers 7h du matin pour arriver en fin de matinée au coeur des Alpes albanaises. Sur la route, on traverse la plaine de champs de lavande ou de tabac et puis à mesure que l’on monte, la montagne se dévoile !
Passé un col à 1h30/2h heures de routes de Shkodër, la route se transforme en piste pas très roulante mais le chauffeur est expérimenté !
Après m’être installée dans ma guesthouse, je pars me balader. Les sentiers de randonnée sont nombreux dans le coin et il y a de quoi occuper 2 ou 3 jours. J’ai une 1/2 journée à Theth alors je me balade jusqu’à la chute de Rugas et reviens par le canyon, c’est environ 3h de randonnée. D’autres auraient ajouté une rando jusqu’à l’oeil bleu mais c’était encore 2 ou 3 heures en plus (et j’ai prévu de marcher 6à 8 h le lendemain).
Le deuxième jour, je mets les voiles à 6h30. Objectif : rejoindre Valbonë. Une vingtaine de kilomètres, 1000m de dénivelés positifs pour rejoindre le col et 1000 négatifs pour atteindre le hameau de Valbonë. La première partie est très sympa, principalement des forêts (vue la chaleur, ça tombe bien). Arrivée au col de Valbonë la vue est sublime mais la descente est en plein soleil et assez glissante (car sèche et très caillouteuse). Il est environ midi quand j’arrive à ce point-là. J’appréhende la descente mais j’essaye d’aller vite histoire de trouver de l’ombre. Je trouve un café en bord de rivière où je m’arrête avant d’entamer la dernière partie (encore 2h de marche dont 3/4 d’h de descente selon le propriétaire du café).
J’arrive rincée à Valbonë après une dernière heure pas très intéressante. Je m’installe à la guesthouse familiale Arben Selimaj avec d’autres randonneurs rencontrés sur le chemin. Je passe une excellente soirée dans un cadre sublime.
Le dernier jour, après avoir profité de quelques heures dans ce joli petit coin de paradis, je descends en taxi à l’embarcadère du ferry sur le lac Koman avant de rentrer à Shkodër. La traversée en ferry est magnifique et reposante après les kilomètres de randonnée avalés en 2 jours.
De retour à Shkodër, je récupère ma voiture et mes affaires laissées chez Freddy et repars vers l’aéroport de Tirana car mon vol de retour en France est prévu pour le lendemain matin.
S’arrêter au centre de découverte du village de Theth pour en savoir plus sur la faune et la flore du parc national ainsi que sur les randonnées à faire dans les environs
L’église de Theth
la randonnée jusqu’à la cascade de Grunas
La randonnée de Theth à Valbonë (6 à 8h de marche, niveau difficile)
Réserver ses logements depuis Shkodër car les hameaux sont très étendus et ce n’est pas évident d’arriver dans l’un ou l’autre village sans avoir réserver, d’autant plus en été où il y a du monde sur ce sentier de randonnée. Toutes les guesthouses à Shkodër le proposent normalement.
A Valbonë, je recommande la guesthouse familiale Arben Selimaj (20€ la nuit, diner, petit-déjeuner et pique-nique inclus). Le meilleur accueil reçu de tout mon voyage et un emplacement au cœur des montagnes en bord de rivière juste sublime et préservé ! Elle n’est pas sur les sites de réservation, demander à Shkodër de réserver pour vous.
En les 3h de ↗️ ferry sur le lac Koman (8€ + 5€ environ de trajet en bus de retour à Shkodër)
Les auberges à Shkodër vendent le package (ferry + bus + auberges) de Theth à Valbonë ou inversement. Je recommande de faire la randonnée dans le sens Theth à Valbonë et de rester peut-être 2 jours à Theth pour profiter des nombreuses randonnées qu’il y a à faire dans le coin si vous aimez marcher.
Je vous parlerai plus amplement de ces 3 jours dans un prochain article avec plus de photos et plus de détails sur la randonnée.
Bilan de ce voyage en Albanie
Deux semaines ne sont pas suffisantes pour explorer tous les recoins de l’Albanie. A cet itinéraire de deux semaines, on aurait pu ajouter la route de Gjirokaster à Korçë en passant par Permët qui, parait-il, est sublime, Korçë et son centre historique, les lacs d’Ohrid et de Prespa et enfin Kukës plus au nord. Deux semaines sont néanmoins suffisantes pour explorer aussi bien le côté mer que le côté montagne ainsi que ses plus grands sites et villes historiques.
L’Albanie est un petit bijou des Balkans, encore sauvage dans son arrière pays, elle se déguste de manière lente. Très lente. Hormis la conduite qui est le principal point noir de ce séjour (j’y reviens plus bas dans cet article), l‘accueil est plus que chaleureux, le pays est riche culturellement et sa nature est incroyable.
Les vraies richesses de l’Albanie sont la gentillesse de son peuple, la beauté de ses sites historiques et de ses sites naturels ainsi que la grande variété de ses paysages.
Que faire en 1 semaine en Albanie ?
Si vous n’avez qu’une semaine pour visiter l’Albanie, voici deux idées d’itinéraire :
1- Visiter l’Albanie entre terre et mer
Pour ce premier itinéraire d’une semaine en Albanie, voici ce que je vous conseille :
Pour aller en Albanie, j’ai volé sur ↗️ Transavia. La compagnie assure 3 vols directs par semaine pour Tirana depuis Paris-Orly. C’est la solution la plus directe et la plus économique aujourd’hui pour aller en Albanie. Pour trouver les meilleurs prix pour l’Albanie, je vous conseille d’aller directement sur la page dédiée à l’Albanie.
Après vous pouvez arriver par voie terrestre en passant par l’Italie et prendre un ferry depuis Bari ou Brindisi dans les Pouilles ou depuis Ancône dans les Marches.
La monnaie en Albanie est le Lek (10€ = 980 leks environ en 2025) mais, même si l’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne, vous pourrez payer tous vos hôtels en euros (en liquide). Veillez bien à avoir du liquide sur vous car hormis les loueurs de voitures, les stations essences et certains hôtels (plutôt à Tirana), vous ne pourrez quasi jamais payer par carte bancaire.
Vous trouverez des distributeurs de monnaie locale dans toutes les villes. Attention cependant à bien retirer dans un ATM situé dans une agence bancaire car les autres, par exemple ceux situés dans une station service ou à l’aéroport, vous prendront une commission onéreuse (le maximum trouvé 700 leks soit près de 6€).
Attention aussi aux stations service (vous ne tomberez pas en panne d’essence, il y a des stations partout et parfois tous les 500m), certaines ne prennent pas la carte bancaire. Du coup vérifiez bien avant de faire le plein. C’est un conseil d’amie, ça m’est arrivé alors que je faisais le plein pour rendre ma voiture à l’aéroport et fort heureusement il me restait suffisamment d’euros pour payer la somme due !
S’il vous reste des Leks en quittant l’Albanie, pensez à les changer à l’aéroport à Tirana, vous ne pourrez pas les changer en France.
Acheter une carte sim locale en Albanie
L’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne et le roaming n’est pas inclus dans votre forfait. Je vous conseille donc de désactiver vos données à l’étranger sur votre téléphone pour ne pas vous retrouver avec une note salée au retour de votre voyage.
Vous pourrez acheter une carte sim dès votre arrivée à l’aéroport. J’ai acheté une carte au stand Vodaphone en face de la sortie des bagages.
A ce comptoir les personnes parlent anglais et vous installent la puce sur votre téléphone. Il faut peut-être préférer l’acheter là plutôt qu’à Tirana où ils ne vous comprendront peut-être pas.
Quelle langue parle t-on en Albanie ?
En Albanie, on parle le Shqim. Bon ok l’albanais si vous voulez. Elle ne ressemble à aucune autre. Parfois on a l’impression d’entendre des intonations italiennes mais finalement aucun lien.
Par contre, les albanais comprennent très bien l’italien, mieux qu’aucune autre langue. Dans le nord, territoire de randonneurs oblige, ils parlent beaucoup l’allemand.
L’explication que j’ai eue pour l’italien, c’est que les premières chaines étrangères diffusées, quand ils ont eu le droit de regarder la télévision, étaient des chaines italiennes.
Pour l’allemand, ils ont été obligés de s’y mettre devant l’arrivée de touristes germanophones.
N’ayez craintes, l’anglais est parlé ou compris dans tous les lieux ayant affaire à des touristes donc il passe absolument partout.
Louer une voiture en Albanie
Nous avons récupéré notre voiture, louée grâce au comparateur ↗️ Auto Europe, au bureau d’Enterprise situé dans le centre de Tirana.
Beaucoup de stress pour rien puisque le personnel de l’agence n’a pas du tout relevé la chose et ils ont pu prendre la caution (de 600€) sans problème. Autant vous dire que j’étais soulagée.
J’ai trouvé cette agence très sérieuse, pas poussive au niveau des assurances (surtout que j’en avais déjà une grâce à Auto Europe) et très professionnelle, flexible au niveau des horaires, du lieu où je rendais la voiture (aéroport vs centre ville) et je pouvais joindre n’importe quand quelqu’un sur Whatsapp. J’ai testé la veille de mon départ pour prévenir que finalement je rendrais la voiture vers 8h du matin avant le vol à l’aéroport et dans les minutes qui ont suivies, j’avais une réponse de sa part !
L’autre site que je vous recommande pour réserver une voiture de location est ↗️ Discovercars. Je passe beaucoup par ce site car il propose une bonne couverture complète.
Sachez que pour louer une voiture, mieux vaut être en possession d’une carte à débit différé. Aujourd’hui les cartes bancaires portent la mention « crédit » si vous avez une carte à débit différé, et « débit » si vous avez une carte à débit immédiat. Pour laisser la caution, les loueurs demandent une carte de « débit » et se cachent un peu derrière ces mentions pour en profiter pour vendre des assurances complémentaires. Or cela n’a rien à voir.
A partir du moment où vous êtes porteur d’une carte du type Visa Premier ou Mastercard Gold, qu’elle soit de débit ou de crédit, avec l’argent sur votre compte et la facilité bancaire suffisante (vérifiez avant de partir que le plafond de paiement de votre carte peut supporter la caution) alors les loueurs ne devraient pas vous demander d’avoir en votre possession une carte de débit différé.
Certains ne le font pas comme Enterprise qui parait être aujourd’hui, la seule compagnie d’envergure internationale à ne pas le demander. Si vous voulez être tranquille, mieux vaut que le conducteur de la voiture, nom auquel sera enregistré le contrat, soit en possession d’une carte à débit différé. Cela vous évitera du stress et/ou des embrouilles au moment de retirer votre voiture.
Conduire en Albanie
On ne va pas se le cacher, conduire en Albanie c’est sportif voire un peu dangereux. Vous voyez la conduite en Inde ? Bon ben c’est un niveau en dessous mais ça y ressemble fortement. Les albanais sont sanguins au volant et plus la voiture est neuve et belle, plus ils roulent vite et mal.
Il faut savoir qu’ils ont découvert les voitures au début des années 90 et les ont introduites en Albanie avant même de penser qu’il fallait peut-être faire passer un permis de conduire.
Petit florilège de mes moments de solitude, mes constatations, de mon vécu en 2 semaines sur les routes d’Albanie :
Les limites de vitesse sont très floues, les panneaux sont souvent confus.
Les rond-points sont parfois pas ronds, c’est troublant (bon à Nantes on a des doubles ronds-points c’est tout aussi troublant)
Il y a beaucoup de nids de poule sur les routes et ils sont parfois bien profonds
Les conducteurs « collent au cul » des voitures
On roule sur une base de 3 voies, même s’il n’y en a que 2… Comme en Inde
Les vélos roulent à contre sens. Je n’aime pas ça en France, j’aime d’autant moins en Albanie
Les piétons traversent les routes à 2, 3 ou 4 voies… Pas de passage piéton, c’est pas grave
Les conducteurs s’arrêtent sur la voie (pas sur la bande d’arrêt d’urgence) juste pour se parler et c’est encore plus drôle quand il ne mettent ni feux de détresse et ni clignotant pour indiquer ceux qui suivent qu’ils s’arrêtent ou qu’ils sont arrêtés
En montagne, ils s’arrêtent dans les virages sans visibilité pour les autres… Bah oui où est le problème ?
Les motards locaux roulent sans casque (enfin il est accroché au guidon) et ils roulent extrêmement vite.
Pour certaines routes de montagne (comme Shkodër à Theth) il faut un 4×4 et ce n’est pas tout d’avoir la bonne voiture, il faut aussi savoir reculer, se ranger, laisser passer d’autres véhicules sur des chemins de montagnes très escarpés (j’y suis allée en en bus 4×4)
Il y a beaucoup d’autels le long des routes et ça ne rassure pas du tout
Mes conseils après deux semaines à conduire en Albanie :
Même en plein jour, il faut toujours rouler avec les phares, c’est la règle en Albanie
Garder absolument ses distances
Laisser les autres rouler à une vitesse sans limite
Rouler bien à droite parce que ça double très serré
Si les autres ne regardent pas dans les rétroviseurs ou ne se servent pas du clignotant, ça ne vous empêche pas de vous en servir. Ils sont très utiles.
Ne pas prendre de risques
Serrer à droite voire se garer dès que possible pour laisser passer les fous furieux qui vous collent
Conduire en solo en Albanie c’est quand même chaud et je ne sais pas si je le ferai. Merci Sarah de m’avoir soutenue moralement.
Eviter de garer votre voiture dans les petites ruelles des vieilles villes de Berat et Gjirokastër, ça vous donnera de grosses sueurs froides d’essayer de la sortir de là (et ça c’est du vécu). La garer c’est facile quand il n’y a pas de voiture à côté, la sortir c’est autre chose.
Essayer de respecter les limitations, même si on ne comprend pas toujours les indications (les panneaux sont parfois curieux)
Ne pas rouler de nuit, déjà de jour c’est compliqué alors de nuit, je n’ose même pas imaginer
L’application Waze fonctionne assez bien en Albanie et est assez fiable au niveau des distances et des temps de parcours sur les grands axes. Par contre elle n’est pas trop fiable en ville. Elle nous a perdues parfois. Je pense que c’est aussi parce que les routes en Albanie sont pas mal en travaux en ce moment et les cartes ne sont pas forcément à jour.
Une seule fois j’ai eu très peur, au début du séjour, à cause d’un camion devant moi qui a pilé. Comme j’avais gardé mes distances j’ai eu le temps de freiner par contre le 4×4 pick-up derrière moi a dû se dévier vers la droite pour m’éviter. Merci sa présence d’esprit. Après cela j’ai regardé dans mes rétroviseurs à outrance pour anticiper le plus possible ce qui pourrait se passer à l’arrière.
Randonner en Albanie
L’Albanie est un pays montagneux alors la randonnée est un exercice que je recommande vivement, même au milieu d’un road trip. Si vous rêvez devant les photos des Dolomites dans le sud du Tyrol en Italie (très populaire depuis quelques années), alors filez dans les Alpes Albanaises près de Theth et vous verrez que la nature y est tout aussi spectaculaire.
Si vous souhaitez organiser un séjour sur mesure en Albanie, je vous recommande mon partenaire Evaneos qui propose de nombreux séjours en Albanie via ses partenaires francophones.
Vous pouvez aussi faire le ↗️ Peaks of the Balkans, un trek de 10 jours à travers l’Albanie, le Kosovo et le Monténégro. Lors de ma randonnée d’une journée entre Theth et Valbona, j’ai croisé plusieurs personnes parties pour ce tour-là en autonomie (et donc dormant en tente) ou s’arrêtant en petites pensions le long du sentier. ça donne très envie !
La meilleure saison pour visiter l’Albanie s’étend d’avril à Octobre.
En hiver les logements sont fermés en montagne car il neige.
Où loger en Albanie ?
Nous avons réservé nos hôtels au fur et à mesure de notre voyage et avons toujours trouvé une option. Je vous conseille néanmoins de réserver sur la riviera (Vlorë, Himara, Dhërmi, Ksamil) si vous partez en juillet et août car la demande est de plus en plus forte.
Friend’s hostel situé à quelques centaines de mètres du bazar de Gjirokastër. Accueil par une famille sympa et une super terrasse qui donne sur la citadelle.
et la fantastique Arben Selimaj guesthouse à Valbona qui peut se réserver depuis n’importe quelle guesthouse à Shkodër ou en arrivant sur place comme je l’ai fait. Attention en été en saison haute il peut y avoir du monde, c’est peut-être risqué de ne pas réserver.
A Tirana nous n’avons pas forcément fait le bon choix d’hôtel mais on m’a recommandé Trip’n hostel et j’ai aussi repéré le Art hostel & apartments. A Ksamil non plus notre hébergement n’était pas tip top mais on a repéré l’Hotel Delight plutôt bien situé sur une chouette plage.
Quel budget prévoir pour voyager en Albanie ?
Ces prix datent de 2018, il faut donc compter une certaine inflation depuis.
Location de voiture pour 12 jours : 400 € assurance incluse pour une Fiat Punto. Vous pouvez chercher les meilleurs prix sur ↗️ Discovercars, ↗️ Auto Europe ou ↗️ BSP Auto
Hotels : 20€ à 40€ la chambre double. Les logements les plus chers se trouvent sur la Riviera. J’ai tout réservé sur ↗️ Booking.com
Repas le plus cher (avec bière ou vin) : 1700 leks (14€) pour 2 personnes dans un bon restaurant
Pension en montagne + diner + petit déjeuner + pique-nique à emporter : 20 à 25€
Musée : autour de 500/700 leks
Essence : entre 166 et 175 leks (1,35€ et 1,43€) donc même tarif qu’en France.
Il existe très peu de guides de voyage sur l’Albanie. En français, les éditions Petit futé ont été les premiers à se lancer sur la destination. A titre personnel, je n’aime pas tout tout ces guides mais étant le seul en français, j’ai fini par l’acheter. Sur l’Albanie en particulier sachez que l’avoir ou pas en poche revient quasi au même (les recherches sur place et/ou sur internet ça marche aussi bien). Qui est en Albanie ou a voyagé en Albanie avec ce guide, peut dire les endroits où les auteurs sont pas allés ou pas. Vivement que d’autres éditeurs y mettent les pieds !
Edit : depuis l’écriture de cet article, Lonely Planet a sorti la première édition de son ↗️ guide Albanie ainsi que Pétaouchnok (chez Hachette). Je ne peux que vous recommander de vous orienter sur ce guide plutôt que le Petit Futé.
Pour qui lit et comprend l’anglais, il existe aussi le guide Bradt, généralement de bonne qualité, mais que je ne l’ai pas acheté pour ce voyage donc je ne peux pas vous en dire plus.
Concernant les autres lectures, je vous recommande :
Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Albanie, le petit livre très vite lu Albanie : forteresse malgré elle de Sébastien Colson (Prix : autour de 7€).
Pour connaitre ce que les albanais ont vécu sous la dictature Life is war : surviving dictatorship in communist Albania de l’historienne australienne Shannon Woodcock.
Des blogs de voyage pour préparer son voyage en Albanie
Comme il y a très peu de guides de voyage pour nous aider à préparer nos voyages en Albanie, je trouve intéressant de vous faire connaitre d’autres blogs où trouver un peu d’inspiration sur le pays. J’ai partagé aussi les dates de leurs écrits car l’Albanie évolue assez vite touristiquement parlant en ce moment j’ai l’impression, notamment la Riviera, et j’ai constaté quelques changements depuis les plus vieux récits.
Black & Wood : le voyage de Marine et Thibault remonte à mai 2017. Depuis leur passage et par rapport à ce qu’ils racontent sur leur blog, l’Albanie a un peu changé, notamment sur la Riviera, peut-être aussi parce qu’ils y étaient un peu plus tôt dans la saison que nous. Leur site est une chouette source d’inspiration avec de belles photos.
Magali, alias Maglobetrotteuse, est allée en Albanie en Septembre 2018 donc ses articles sont les plus récents que nous ayons trouvé avant de partir. Nous avons puisé de belles idées (comme celle du free tour à Tirana) ou le récit de sa randonnée dans les Alpes albanaises qui donne bien envie. Vous y trouverez aussi un détail de son budget serré (nous n’avons pas fait si serré)
Laurent One Chai est allé en Albanie en mai 2019 soit quelques semaines avant Sarah et moi. Il y est allé par voie terrestre et maritime, ses articles peuvent vous intéresser si vous êtes à la recherche d’une alternative à l’avion pour vous rendre dans les Balkans.
Mariette et Quentin ont fait le trek Peaks of the Balkans. Sur leur blog Shoesyourpath, ils livrent leur récit jour par jour et délivrent leurs conseils. J’avais déjà envie de le faire en étant là-bas, les relire en rentrant a redoublé ce désir ! Je vous conseille d’aller les lire si vous êtes adeptes de randonnées.
Bien sûr, vous retrouverez bientôt aussi les impressions et récits de Sarah sur l’Albanie sur leblogdesarah.com et aussi ceux de mi-fugue mi-raison qui ont aussi fait un passage en Albanie juste après nous.
J’espère que cet itinéraire de deux semaines en Albanie et tous ces conseils pratiques vous seront utiles pour organiser votre futur road trip. Si à la fin de la lecture vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaire, j’y répondrai dans la mesure du possible.
Organiser son voyage en Albanie avec Evaneos
Vous avez envie d’organiser votre voyage en Albanie sereinement ? Je vous invite à passer par mon partenaire Evaneos qui vous met directement en relation avec des agences locales pour vous organiser un séjour sur mesure.
N’hésitez pas à leur demander un devis, elles vous le feront gratuitement et vous pourrez décider ensuite si vous partez avec elle ou pas.
Liens utiles pour organiser votre road trip en Albanie :
Recevez chaque mois mes meilleures inspirations voyage, mes bons plans testés et mes conseils d’experte — directement dans votre boîte mail.
En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les emails de Voyagesetc. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien présent dans chaque email, conformément à notre politique de confidentialité.
Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.