Destination Chateau Rouge
Arrivée à Chateau Rouge Le quartier de Chateau Rouge n'a pas vraiment bonne réputation à Paris. Moi je vais être honnête je n'y ai jamais mis les pieds. Ce matin-là j'y vais comme j'irais dans tout au…
Que faire en 2 semaines en Albanie ? Située entre mer et montagne, l’Albanie est un pays qui a beaucoup à offrir pour ceux à la recherche aussi bien de nature que de culture.
De l’austère mais vibrante Tirana à la côte Adriatique en passant par les montagnes du nord, et les jolies villes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, ce pays grand comme la Bretagne mérite que l’on s’y intéresse, par-delà ses jolies plages. Après mon article préface, je vous détaille mon itinéraire pour un road trip de deux semaines ainsi que mes conseils pratiques pour organiser vos vacances en Albanie.
Avec Sarah, nous n’avions pas défini d’itinéraire avant notre voyage. Nous savions juste que nous allions passer 3 jours à Tirana et nous avons organisé la suite « au feeling », au jour le jour.
La capitale Tirana est à mon avis le point d’entrée idéal avant de partir visiter le reste l’Albanie. C’est ici que vous pourrez faire un point sur son histoire et ses grandes lignes. Elles vous serviront certainement à comprendre la suite de votre séjour. C’est l’une des villes à visiter en Europe qui m’a le plus touchée ces dernières années.
Il y a trois incontournables à visiter à Tirana pour comprendre l’Albanie :
Je vous recommande de prévoir 3 jours pour visiter les incontournables de Tirana, faire le tour de ses quartiers, ses musées, et aller jusqu’au parc national de Dajti.
On pourrait penser Tirana austère avec ses blocs sans charmes, mais à bien la regarder et surtout à la vivre, on y trouve un intérêt. Son architecture traverse les époques d’une façon assez surprenante et ses rues animées, surtout à la fraiche, la rendent plutôt vibrante. La place Skanderberg, le cœur névralgique de Tirana, a totalement été refaite en 2017 et c’est un point où il faut se rendre le matin ou le soir en été.
Autrefois très grise, Tirana est aujourd’hui une ville colorée. Quelques années après la chute du communisme, un maire un peu artiste a souhaité redonner le sourire au gens en apportant de la couleur dans leur quotidien, eux qui avaient si longtemps vécu une vie monochrome. Aujourd’hui les couleurs sont un peu défraichies et les façades parfois cachées par les arbres, mais c’est sympa de partir à leur découverte à travers les artères de la ville.
Vous verrez aussi pas mal de street art, sur les façades ou les casiers électriques, comme celui ci-dessous avec Dali et celle que j’ai surnommée Mamie fleurs. Il faut se laisser surprendre en se perdant dans les rues de Blloku.


Blloku, ou le Bloc, est ce quartier qui était réservé à l’élite de la dictature communiste et interdite au « peuple ». Aujourd’hui c’est devenu le quartier un peu banché de Tirana avec ses bars lounge, ses cafés, restaurants et boites de nuit. En vous y promenant, vous pourrez voir, au milieu de toute cette branchiture, la maison du dictateur Enver Hoxha, un bout du mur de Berlin, des entrées de bunkers et plein de belles voitures !
Ce n’est pas le quartier que j’ai préféré à Tirana. J’aime plus me fondre dans la vie quotidienne que dans les paillettes alors j’ai apprécié me balader vers le marché (et ses jolis fruits et légumes) ou la place Skanderberg.
La nature est toute proche à Tirana alors si l’envie vous vient de quitter l’animation de la ville, prenez le bus (numéro 11 je crois) et partez vers le mont Dajti. Les cabines du Dajti Express vous mèneront là-haut en un quart d’heure.
Nous récupérons notre voiture de location dans une agence de Blloku puis prenons la route vers Berat. Premier contact avec la conduite albanaise pas des plus simples ! Les rues de Tirana sont assez encombrées, nous décidons donc de nous arrêter à Durrës pour déjeuner, histoire de faire un stop à mi-chemin. Rien de très intéressant dans cette ville à part les ruines d’un théâtre romain, un peu de street art et une balade au milieu d’une fête foraine fermée.



Après une pause, nous reprenons la route vers Berat, la ville aux mille fenêtres. Nous nous installons chez ↗️ Ana’s resthouse, notre petite pension située dans le quartier de Gorica qui fait face à la citadelle.
Berat est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Située sur les rives de l’Osum, la ville de style Ottoman est très mignonne et c’est plutôt agréable de se promener dans ses petites ruelles. Le clou de la visite de Berat est de monter à la citadelle (45mn de marche environ depuis Gorica). En été mieux vaut partir tôt pour éviter le soleil qui tape fort.
Là-haut, ce n’est pas un simple château en ruine qui vous attend mais plutôt une ville construite dans l’enceinte de ses murs. Vous pouvez prévoir d’y dormir ou de venir y passer une 1/2 journée. Ne manquez pas la vue panoramique sur le quartier de Gorica.



Un jour suffit pour se balader dans Berat. La nature est assez riche dans les environs avec quelques randonnées à faire sur le mont Tomoor, une montagne très aimée des habitants de Berat. Vous pourrez faire aussi du rafting et du kayak. Je n’ai pas choisi de faire cela.
Il y a environ 120km entre Tirana et Berat en passant par Durrës. Pour faire cette route, il faudra compter environ 2H30 (sans pause). Il y a aussi une alternative via Elbasan d’environ 100km où il faut compter à peu près le même temps de parcours. Tout dépend des pauses que vous voudrez faire. Nous avions envie de voir la mer 😉
La riviera albanaise est sublime et mérite que l’on s’y attarde. Vous pourrez comme moi choisir le côté mer, mais vous pourrez aussi découvrir le côté montagneux en allant randonner dans le parc national de la lagune de Karavasta ou le parc national de Llogara.
La chaleur étant suffocante dans les terres, nous décidons après Berat, de prendre la direction de la côte Ionienne sur Livadhi beach à Himarë.
De Berat, c’est une longue route montagneuse à travers le parc national de Llogara qui nous attend. C’est certainement l’une des plus belles routes en Albanie. Du col de Llogara, la vue sur les premières plages en contrebas est splendide. Cette route se déguste, en vrai on n’a pas trop eu le choix puisqu’il nous a fallu plus de 5 heures pour rejoindre la plage de Livadhi où nous nous sommes posées deux jours. Je n’ai pas trop de photos de cette route car il n’y avait pas de possibilité de s’arrêter sauf au col où on trouve deux bars/restaurants et un arrêt « vue panoramique ».
Livadhi beach est un cul-de-sac, difficilement accessible si on n’a pas de voiture. L’ambiance est balnéaire sans être encore trop bétonné. Un hôtel de luxe et son bar lounge trônent au centre de la baie. Le reste c’est ambiance transats et parasols sur une plage de galets, bars bohèmes et petits restaurants de poissons. J’ai bien aimé cet endroit (un peu avant la haute saison).
Située à une trentaine de minutes à pied de la plage de Livadhi, Gjiri i Akuariumit se mérite. Cette petite crique aux eaux translucides est le plus bel endroit le long de la côté que j’ai vu. Malheureusement le moment a été un peu gâché par des jeunes venus avec de la musique, mais c’est vraiment très très beau.
La plage de Gjipe beach est une autre belle plage située à une dizaine de kilomètres au nord de Livadhi beach. Elle aussi se mérite puisqu’une fois la voiture garée sur le parking et s’être acquitté de 100 ou 200 leks selon l’heure à laquelle on arrive, il faut encore descendre une bonne trentaine de minutes à pied pour la trouver. Venues en fin de journée, la plage était plutôt agréable même si deux frigos Pepsi déposés au coeur de la baie nous ont gâché la vue !
L’eau ici aussi est magnifique.



On a trouvé Llamani beach en prenant la route en direction de Kasmil dans le sud. Nous cherchions un endroit où prendre un café et nous avons trouvé cette petite plage très tranquille le matin. D’une manière générale, mieux vaut aller sur la plage le matin, il y a moins de monde, voire personne et c’est bien agréable. C’est autre chose en fin de journée.
Il y a environ 160 km entre Berat et Livadhi beach, c’est peu mais il faut compter autour de 5h car c’est principalement une route de montagne assez fatigante. Si vous avez le temps, vous pouvez vous arrêter pour visiter le site archéologique d’Apollonia situé vers la ville de Fier et/ou couper la route en deux, en passant une nuit dans le parc national de Llogara par exemple.
Après Livadhi beach, nous longeons la côte pour arriver à Ksamil, aux portes du parc national de Butrint. Sur la route du sud, nous nous arrêtons à Porto Palermo, une jolie station autrefois base militaire. Ici c’est un mix d’histoire avec le chateau, de site militaire désaffecté et de station balnéaire. C’est curieux et ça mérite une petite pause.
Nous déjeunons sur la plage de Bunec, une petite plage de galet pas trop fréquentée mais qui ne mérite pas non plus d’y passer la journée. On y trouve un petit restaurant pour manger une salade grecque avec vue sur la mer. C’est tranquille et ça nous va bien.
Avant Sarandë, nous essayons de nous arrêter à Kakome beach, supposée être la plus belle plage d’Albanie. Fermée au public depuis quelques années, nous nous retrouvons confrontées à une barrière. Il est possible d’y aller mais il faut s’acquitter d’un droit de passage de 20€ par personne. Pas question de payer autant pour aller sur une plage, nous rebroussons chemin.
Adieu petites criques sauvages, Ksamil est la station balnéaire du sud de l’Albanie qui fait face à l’île de Corfou en Grèce. Je vis un petit choc culturel ici. Moi qui aime plutôt les grandes plages aérées ou petites criques désertes, ici ce ne sont que des petites plages de sable surfréquentées, envahies de transats et de parasols. C’est très joli, l’eau est translucide mais ce n’est pas fait pour moi ! On nous avait parlé de la plage de Bora Bora, la plus belle il paraitrait, personnellement j’ai détesté. Entre les enfants qui jouent avec les pistolets à eau en direction de la plage et Daniel le bateau taxi qui vient sono hurlant Boys Boys Boys de Sabrina, c’est trop pour moi qui apprécie calme et tranquillité quand je suis en vacances !
Le matin nous trouverons quand même Paradise beach, une jolie plage, elle aussi avec transats et parasols, mais plutôt désertes au petit matin. Je crois qu’à Ksamil pour profiter au mieux des plages de sable et de la mer ionienne aux eaux turquoises et translucides, mieux vaut être du matin que du soir.



A 4km au sud de Ksamil, le parc national de Butrint abrite un magnifique site archéologique rassemblant des vestiges grecs, romains, byzantins et vénitiens. Selon l’Unesco, Butrint serait « un microcosme de l’histoire méditerranéenne ». Sa force, c’est d’être situé dans un joli parc ombragé, cela le rend très agréable à visiter, même par les chaleurs que nous avons connues. Il faut y venir à l’ouverture le matin quand le site n’est pas encore envahi par les bus de touristes. C’est le plus beau site historique que nous ayons vu en Albanie et il se murmure que ce serait le plus beau des Balkans. Comme je ne connais que très peu la région, je ne peux vous confirmer cela par contre je vous conseille vivement d’y aller, il faut compter environ 2h pour en faire le tour.



Il y a environ 70 km entre Himarë et Ksamil. Il faut compter environ 2h30 de route sans s’arrêter. La route est belle, elle longe la mer et vous aurez de nombreuses opportunités de vous arrêter alors prenez votre temps voire même passez une nuit dans une autre ville avant d’arriver à Ksamil.
Du parc national de Butrint, nous prenons la direction de Gjirokastër. Sur la route, nous nous arrêtons à l’oeil bleu (Syri i Kaltër), une source profonde de 45m formant de très jolis dégradés de couleurs en surface. Le site est magnifique mais malheureusement envahi de touristes qui ne respectent pas les règles (genre baignade interdite) et dégradent ainsi la nature. Pour y arriver, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 200 leks. Sur place, je suis un peu dégoutée de ce que je vois alors même si l’endroit est sublime, je vous conseille de passer votre route.
Gjirokastër, appelée aussi la ville de pierre, est une ville à l’architecture ottomane. Complètement différente de Berat mais elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La ville a été bien abimée par le temps et le manque d’entretien mais elle est aujourd’hui en rénovation, notamment le quartier du bazar et de la mosquée. Cela devrait être fini d’ici fin 2019.
En fin de journée, il faut aller à la citadelle. Là-haut, il y a un musée des armées (que je n’ai pas visité) mais surtout une sublime tour de l’horloge et des vues sur la vieille ville et les montagnes environnantes. Un orage grondait au loin m’offrant un ciel et des vues dramatiques sur les alentours. Il faut y aller en fin de journée pour voir le coucher du soleil. Même si le guichet ferme à 18h, on peut rester dans l’enceinte de la citadelle pour en profiter.
Ville d’origine de l’auteur albanais Ismaël Kadare et, moins glorieux, du dicateur Enver Hoxha, il y a de quoi s’occuper une journée entière à Gjirokastër. Je me suis perdue dans les ruelles de la vieille ville, visité des maisons traditionnelles, je me suis arrêtée dans des cafés locaux… Bref j’ai trainé, ouvert les yeux et poussé des portes. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est visiter la maison où est né Enver Hoxha qui abrite aujourd’hui un musée ethnologique.



La maison d’Ismaël Kadaré a été une grande déception pour moi. Elle se visite mais ne relate rien sur l’auteur albanais (ça mériterait pourtant). Quand nous l’avons visitée, il y avait une exposition de photos sur la Corée du nord. Pour voir l’architecture d’une maison typique de Gjirokastër, il vaut mieux visiter la maison Skëndulaj qui elle, est sublime.
Il y a environ 70 km entre Ksamil et Gjirokastër. Il faut compter près de 2h pour y aller car il y a une bonne portion de route de montagne qui se prend vers Sarandë.
Après le sud, je décide de remonter vers le nord sur le lac Shkodër. Mon idée : aller passer 3 jours dans les Alpes albanaises. Compte tenu de la distance entre Gjirokastër et Skhodër et du peu de temps qu’il me reste en Albanie, je n’ai qu’une 1/2 journée pour explorer la ville.
J’avais très envie de visiter le musée national de la photographie qui rassemble quelques décennies de photos prises par 3 générations de photographes de la famille Marubi (qui en a fait don à l’état). Ces photos posées prises au 19è et 20ème siècle sont vraiment un héritage précieux pour l’Albanie puisqu’elles documentent la vie dans le nord du pays à cette époque. Il faut absolument y aller !
Ensuite je suis allée me balader dans les campagnes jusqu’au pont de Mes, un vieux pont ottoman qui traverse la rivière Kir et où les gens vont se baigner en été. En plus, j’aurais aimé aller visiter la citadelle qui surplombe la ville et me balader le long du lac Shkodër mais, avec la fatigue de la route, le temps m’a manqué.



Il y a environ 300 km entre Gjirokastër et Skhodër. Au sud de Tirana, la route est en train d’être refaite donc il y a des portions moins roulantes que d’autres mais globalement ça roule très bien. Il faut environ 5h pour rejoindre le nord de l’Albanie.
Pour mes derniers jours en Albanie, je laisse la voiture à Shkodër et part en bus jusqu’à Theth. La route n’est pas praticable si on n’a pas de 4×4 et de toute façon, l’intérêt de Theth, c’est la randonnée alors autant se faire conduire et profiter de ses jambes par la suite.
Il faut environ 3h pour rejoindre Theth depuis Shkodër. Le bus 4X4 part vers 7h du matin pour arriver en fin de matinée au coeur des Alpes albanaises. Sur la route, on traverse la plaine de champs de lavande ou de tabac et puis à mesure que l’on monte, la montagne se dévoile !
Passé un col à 1h30/2h heures de routes de Shkodër, la route se transforme en piste pas très roulante mais le chauffeur est expérimenté !
Après m’être installée dans ma guesthouse, je pars me balader. Les sentiers de randonnée sont nombreux dans le coin et il y a de quoi occuper 2 ou 3 jours. J’ai une 1/2 journée à Theth alors je me balade jusqu’à la chute de Rugas et reviens par le canyon, c’est environ 3h de randonnée. D’autres auraient ajouté une rando jusqu’à l’oeil bleu mais c’était encore 2 ou 3 heures en plus (et j’ai prévu de marcher 6à 8 h le lendemain).



Le deuxième jour, je mets les voiles à 6h30. Objectif : rejoindre Valbonë. Une vingtaine de kilomètres, 1000m de dénivelés positifs pour rejoindre le col et 1000 négatifs pour atteindre le hameau de Valbonë. La première partie est très sympa, principalement des forêts (vue la chaleur, ça tombe bien). Arrivée au col de Valbonë la vue est sublime mais la descente est en plein soleil et assez glissante (car sèche et très caillouteuse). Il est environ midi quand j’arrive à ce point-là. J’appréhende la descente mais j’essaye d’aller vite histoire de trouver de l’ombre. Je trouve un café en bord de rivière où je m’arrête avant d’entamer la dernière partie (encore 2h de marche dont 3/4 d’h de descente selon le propriétaire du café).
J’arrive rincée à Valbonë après une dernière heure pas très intéressante. Je m’installe à la guesthouse familiale Arben Selimaj avec d’autres randonneurs rencontrés sur le chemin. Je passe une excellente soirée dans un cadre sublime.
Le dernier jour, après avoir profité de quelques heures dans ce joli petit coin de paradis, je descends en taxi à l’embarcadère du ferry sur le lac Koman avant de rentrer à Shkodër. La traversée en ferry est magnifique et reposante après les kilomètres de randonnée avalés en 2 jours.
De retour à Shkodër, je récupère ma voiture et mes affaires laissées chez Freddy et repars vers l’aéroport de Tirana car mon vol de retour en France est prévu pour le lendemain matin.
Les auberges à Shkodër vendent le package (ferry + bus + auberges) de Theth à Valbonë ou inversement. Je recommande de faire la randonnée dans le sens Theth à Valbonë et de rester peut-être 2 jours à Theth pour profiter des nombreuses randonnées qu’il y a à faire dans le coin si vous aimez marcher.
Je vous parlerai plus amplement de ces 3 jours dans un prochain article avec plus de photos et plus de détails sur la randonnée.
Deux semaines ne sont pas suffisantes pour explorer tous les recoins de l’Albanie. A cet itinéraire de deux semaines, on aurait pu ajouter la route de Gjirokaster à Korçë en passant par Permët qui, parait-il, est sublime, Korçë et son centre historique, les lacs d’Ohrid et de Prespa et enfin Kukës plus au nord. Deux semaines sont néanmoins suffisantes pour explorer aussi bien le côté mer que le côté montagne ainsi que ses plus grands sites et villes historiques.
L’Albanie est un petit bijou des Balkans, encore sauvage dans son arrière pays, elle se déguste de manière lente. Très lente. Hormis la conduite qui est le principal point noir de ce séjour (j’y reviens plus bas dans cet article), l‘accueil est plus que chaleureux, le pays est riche culturellement et sa nature est incroyable.
Les vraies richesses de l’Albanie sont la gentillesse de son peuple, la beauté de ses sites historiques et de ses sites naturels ainsi que la grande variété de ses paysages.
Si vous n’avez qu’une semaine pour visiter l’Albanie, voici deux idées d’itinéraire :
Pour ce premier itinéraire d’une semaine en Albanie, voici ce que je vous conseille :
L’autre option est de faire le tour des villes culturelles du pays.
Ce deuxième itinéraire est plutôt centré sur le nord de l’Albanie et les sublimes Alpes albanaises
Vous pouvez regarder ce voyage en Albanie d’une semaine entre nature et patrimoine avec Evaneos
Si vous organisez un voyage en Albanie, je vous recommande d’aller lire mon article Préparer son voyage en Albanie en 20 questions utiles.
Pour aller en Albanie, j’ai volé sur ↗️ Transavia. La compagnie assure 3 vols directs par semaine pour Tirana depuis Paris-Orly. C’est la solution la plus directe et la plus économique aujourd’hui pour aller en Albanie. Pour trouver les meilleurs prix pour l’Albanie, je vous conseille d’aller directement sur la page dédiée à l’Albanie.
Après vous pouvez arriver par voie terrestre en passant par l’Italie et prendre un ferry depuis Bari ou Brindisi dans les Pouilles ou depuis Ancône dans les Marches.
Pour les ressortissants français, une carte d’identité suffit pour entrer en Albanie.
Pour tout savoir sur l’entrée en Albanie, je vous conseille la fiche pays de France Diplomatie.
La monnaie en Albanie est le Lek (10€ = 980 leks environ en 2025) mais, même si l’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne, vous pourrez payer tous vos hôtels en euros (en liquide). Veillez bien à avoir du liquide sur vous car hormis les loueurs de voitures, les stations essences et certains hôtels (plutôt à Tirana), vous ne pourrez quasi jamais payer par carte bancaire.
Vous trouverez des distributeurs de monnaie locale dans toutes les villes. Attention cependant à bien retirer dans un ATM situé dans une agence bancaire car les autres, par exemple ceux situés dans une station service ou à l’aéroport, vous prendront une commission onéreuse (le maximum trouvé 700 leks soit près de 6€).
Attention aussi aux stations service (vous ne tomberez pas en panne d’essence, il y a des stations partout et parfois tous les 500m), certaines ne prennent pas la carte bancaire. Du coup vérifiez bien avant de faire le plein. C’est un conseil d’amie, ça m’est arrivé alors que je faisais le plein pour rendre ma voiture à l’aéroport et fort heureusement il me restait suffisamment d’euros pour payer la somme due !
S’il vous reste des Leks en quittant l’Albanie, pensez à les changer à l’aéroport à Tirana, vous ne pourrez pas les changer en France.
L’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne et le roaming n’est pas inclus dans votre forfait. Je vous conseille donc de désactiver vos données à l’étranger sur votre téléphone pour ne pas vous retrouver avec une note salée au retour de votre voyage.
Vous pourrez acheter une carte sim dès votre arrivée à l’aéroport. J’ai acheté une carte au stand Vodaphone en face de la sortie des bagages.
A ce comptoir les personnes parlent anglais et vous installent la puce sur votre téléphone. Il faut peut-être préférer l’acheter là plutôt qu’à Tirana où ils ne vous comprendront peut-être pas.
En Albanie, on parle le Shqim. Bon ok l’albanais si vous voulez. Elle ne ressemble à aucune autre. Parfois on a l’impression d’entendre des intonations italiennes mais finalement aucun lien.
Par contre, les albanais comprennent très bien l’italien, mieux qu’aucune autre langue. Dans le nord, territoire de randonneurs oblige, ils parlent beaucoup l’allemand.
L’explication que j’ai eue pour l’italien, c’est que les premières chaines étrangères diffusées, quand ils ont eu le droit de regarder la télévision, étaient des chaines italiennes.
Pour l’allemand, ils ont été obligés de s’y mettre devant l’arrivée de touristes germanophones.
N’ayez craintes, l’anglais est parlé ou compris dans tous les lieux ayant affaire à des touristes donc il passe absolument partout.
Nous avons récupéré notre voiture, louée grâce au comparateur ↗️ Auto Europe, au bureau d’Enterprise situé dans le centre de Tirana.
Faites bien attention avant de louer une voiture en Albanie d’avoir la carte de crédit qui marche. La carte de débit est celle qui est demandée partout mais certains loueurs peuvent accepter la carte de crédit. Pour plus d’informations là-dessus, je vous conseille de lire mon article sur la location de voiture à l’étranger, ainsi que mon article où je délivre tous mes conseils sur location de voiture à Tirana.
Beaucoup de stress pour rien puisque le personnel de l’agence n’a pas du tout relevé la chose et ils ont pu prendre la caution (de 600€) sans problème. Autant vous dire que j’étais soulagée.
J’ai trouvé cette agence très sérieuse, pas poussive au niveau des assurances (surtout que j’en avais déjà une grâce à Auto Europe) et très professionnelle, flexible au niveau des horaires, du lieu où je rendais la voiture (aéroport vs centre ville) et je pouvais joindre n’importe quand quelqu’un sur Whatsapp. J’ai testé la veille de mon départ pour prévenir que finalement je rendrais la voiture vers 8h du matin avant le vol à l’aéroport et dans les minutes qui ont suivies, j’avais une réponse de sa part !
L’autre site que je vous recommande pour réserver une voiture de location est
De l’austère mais vibrante Tirana à la côte Adriatique en passant par les montagnes du nord, et les jolies villes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, ce pays grand comme la Bretagne mérite que l’on s’y intéresse, par-delà ses jolies plages. Après mon article préface, je vous détaille mon itinéraire pour un road trip de deux semaines ainsi que mes conseils pratiques pour organiser vos vacances en Albanie.
Avec Sarah, nous n’avions pas défini d’itinéraire avant notre voyage. Nous savions juste que nous allions passer 3 jours à Tirana et nous avons organisé la suite « au feeling », au jour le jour.
La capitale Tirana est à mon avis le point d’entrée idéal avant de partir visiter le reste l’Albanie. C’est ici que vous pourrez faire un point sur son histoire et ses grandes lignes. Elles vous serviront certainement à comprendre la suite de votre séjour. C’est l’une des villes à visiter en Europe qui m’a le plus touchée ces dernières années.
Il y a trois incontournables à visiter à Tirana pour comprendre l’Albanie :
Je vous recommande de prévoir 3 jours pour visiter les incontournables de Tirana, faire le tour de ses quartiers, ses musées, et aller jusqu’au parc national de Dajti.
On pourrait penser Tirana austère avec ses blocs sans charmes, mais à bien la regarder et surtout à la vivre, on y trouve un intérêt. Son architecture traverse les époques d’une façon assez surprenante et ses rues animées, surtout à la fraiche, la rendent plutôt vibrante. La place Skanderberg, le cœur névralgique de Tirana, a totalement été refaite en 2017 et c’est un point où il faut se rendre le matin ou le soir en été.
Autrefois très grise, Tirana est aujourd’hui une ville colorée. Quelques années après la chute du communisme, un maire un peu artiste a souhaité redonner le sourire au gens en apportant de la couleur dans leur quotidien, eux qui avaient si longtemps vécu une vie monochrome. Aujourd’hui les couleurs sont un peu défraichies et les façades parfois cachées par les arbres, mais c’est sympa de partir à leur découverte à travers les artères de la ville.
Vous verrez aussi pas mal de street art, sur les façades ou les casiers électriques, comme celui ci-dessous avec Dali et celle que j’ai surnommée Mamie fleurs. Il faut se laisser surprendre en se perdant dans les rues de Blloku.


Blloku, ou le Bloc, est ce quartier qui était réservé à l’élite de la dictature communiste et interdite au « peuple ». Aujourd’hui c’est devenu le quartier un peu banché de Tirana avec ses bars lounge, ses cafés, restaurants et boites de nuit. En vous y promenant, vous pourrez voir, au milieu de toute cette branchiture, la maison du dictateur Enver Hoxha, un bout du mur de Berlin, des entrées de bunkers et plein de belles voitures !
Ce n’est pas le quartier que j’ai préféré à Tirana. J’aime plus me fondre dans la vie quotidienne que dans les paillettes alors j’ai apprécié me balader vers le marché (et ses jolis fruits et légumes) ou la place Skanderberg.
La nature est toute proche à Tirana alors si l’envie vous vient de quitter l’animation de la ville, prenez le bus (numéro 11 je crois) et partez vers le mont Dajti. Les cabines du Dajti Express vous mèneront là-haut en un quart d’heure.
Nous récupérons notre voiture de location dans une agence de Blloku puis prenons la route vers Berat. Premier contact avec la conduite albanaise pas des plus simples ! Les rues de Tirana sont assez encombrées, nous décidons donc de nous arrêter à Durrës pour déjeuner, histoire de faire un stop à mi-chemin. Rien de très intéressant dans cette ville à part les ruines d’un théâtre romain, un peu de street art et une balade au milieu d’une fête foraine fermée.



Après une pause, nous reprenons la route vers Berat, la ville aux mille fenêtres. Nous nous installons chez ↗️ Ana’s resthouse, notre petite pension située dans le quartier de Gorica qui fait face à la citadelle.
Berat est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Située sur les rives de l’Osum, la ville de style Ottoman est très mignonne et c’est plutôt agréable de se promener dans ses petites ruelles. Le clou de la visite de Berat est de monter à la citadelle (45mn de marche environ depuis Gorica). En été mieux vaut partir tôt pour éviter le soleil qui tape fort.
Là-haut, ce n’est pas un simple château en ruine qui vous attend mais plutôt une ville construite dans l’enceinte de ses murs. Vous pouvez prévoir d’y dormir ou de venir y passer une 1/2 journée. Ne manquez pas la vue panoramique sur le quartier de Gorica.



Un jour suffit pour se balader dans Berat. La nature est assez riche dans les environs avec quelques randonnées à faire sur le mont Tomoor, une montagne très aimée des habitants de Berat. Vous pourrez faire aussi du rafting et du kayak. Je n’ai pas choisi de faire cela.
Il y a environ 120km entre Tirana et Berat en passant par Durrës. Pour faire cette route, il faudra compter environ 2H30 (sans pause). Il y a aussi une alternative via Elbasan d’environ 100km où il faut compter à peu près le même temps de parcours. Tout dépend des pauses que vous voudrez faire. Nous avions envie de voir la mer 😉
La riviera albanaise est sublime et mérite que l’on s’y attarde. Vous pourrez comme moi choisir le côté mer, mais vous pourrez aussi découvrir le côté montagneux en allant randonner dans le parc national de la lagune de Karavasta ou le parc national de Llogara.
La chaleur étant suffocante dans les terres, nous décidons après Berat, de prendre la direction de la côte Ionienne sur Livadhi beach à Himarë.
De Berat, c’est une longue route montagneuse à travers le parc national de Llogara qui nous attend. C’est certainement l’une des plus belles routes en Albanie. Du col de Llogara, la vue sur les premières plages en contrebas est splendide. Cette route se déguste, en vrai on n’a pas trop eu le choix puisqu’il nous a fallu plus de 5 heures pour rejoindre la plage de Livadhi où nous nous sommes posées deux jours. Je n’ai pas trop de photos de cette route car il n’y avait pas de possibilité de s’arrêter sauf au col où on trouve deux bars/restaurants et un arrêt « vue panoramique ».
Livadhi beach est un cul-de-sac, difficilement accessible si on n’a pas de voiture. L’ambiance est balnéaire sans être encore trop bétonné. Un hôtel de luxe et son bar lounge trônent au centre de la baie. Le reste c’est ambiance transats et parasols sur une plage de galets, bars bohèmes et petits restaurants de poissons. J’ai bien aimé cet endroit (un peu avant la haute saison).
Située à une trentaine de minutes à pied de la plage de Livadhi, Gjiri i Akuariumit se mérite. Cette petite crique aux eaux translucides est le plus bel endroit le long de la côté que j’ai vu. Malheureusement le moment a été un peu gâché par des jeunes venus avec de la musique, mais c’est vraiment très très beau.
La plage de Gjipe beach est une autre belle plage située à une dizaine de kilomètres au nord de Livadhi beach. Elle aussi se mérite puisqu’une fois la voiture garée sur le parking et s’être acquitté de 100 ou 200 leks selon l’heure à laquelle on arrive, il faut encore descendre une bonne trentaine de minutes à pied pour la trouver. Venues en fin de journée, la plage était plutôt agréable même si deux frigos Pepsi déposés au coeur de la baie nous ont gâché la vue !
L’eau ici aussi est magnifique.



On a trouvé Llamani beach en prenant la route en direction de Kasmil dans le sud. Nous cherchions un endroit où prendre un café et nous avons trouvé cette petite plage très tranquille le matin. D’une manière générale, mieux vaut aller sur la plage le matin, il y a moins de monde, voire personne et c’est bien agréable. C’est autre chose en fin de journée.
Il y a environ 160 km entre Berat et Livadhi beach, c’est peu mais il faut compter autour de 5h car c’est principalement une route de montagne assez fatigante. Si vous avez le temps, vous pouvez vous arrêter pour visiter le site archéologique d’Apollonia situé vers la ville de Fier et/ou couper la route en deux, en passant une nuit dans le parc national de Llogara par exemple.
Après Livadhi beach, nous longeons la côte pour arriver à Ksamil, aux portes du parc national de Butrint. Sur la route du sud, nous nous arrêtons à Porto Palermo, une jolie station autrefois base militaire. Ici c’est un mix d’histoire avec le chateau, de site militaire désaffecté et de station balnéaire. C’est curieux et ça mérite une petite pause.
Nous déjeunons sur la plage de Bunec, une petite plage de galet pas trop fréquentée mais qui ne mérite pas non plus d’y passer la journée. On y trouve un petit restaurant pour manger une salade grecque avec vue sur la mer. C’est tranquille et ça nous va bien.
Avant Sarandë, nous essayons de nous arrêter à Kakome beach, supposée être la plus belle plage d’Albanie. Fermée au public depuis quelques années, nous nous retrouvons confrontées à une barrière. Il est possible d’y aller mais il faut s’acquitter d’un droit de passage de 20€ par personne. Pas question de payer autant pour aller sur une plage, nous rebroussons chemin.
Adieu petites criques sauvages, Ksamil est la station balnéaire du sud de l’Albanie qui fait face à l’île de Corfou en Grèce. Je vis un petit choc culturel ici. Moi qui aime plutôt les grandes plages aérées ou petites criques désertes, ici ce ne sont que des petites plages de sable surfréquentées, envahies de transats et de parasols. C’est très joli, l’eau est translucide mais ce n’est pas fait pour moi ! On nous avait parlé de la plage de Bora Bora, la plus belle il paraitrait, personnellement j’ai détesté. Entre les enfants qui jouent avec les pistolets à eau en direction de la plage et Daniel le bateau taxi qui vient sono hurlant Boys Boys Boys de Sabrina, c’est trop pour moi qui apprécie calme et tranquillité quand je suis en vacances !
Le matin nous trouverons quand même Paradise beach, une jolie plage, elle aussi avec transats et parasols, mais plutôt désertes au petit matin. Je crois qu’à Ksamil pour profiter au mieux des plages de sable et de la mer ionienne aux eaux turquoises et translucides, mieux vaut être du matin que du soir.



A 4km au sud de Ksamil, le parc national de Butrint abrite un magnifique site archéologique rassemblant des vestiges grecs, romains, byzantins et vénitiens. Selon l’Unesco, Butrint serait « un microcosme de l’histoire méditerranéenne ». Sa force, c’est d’être situé dans un joli parc ombragé, cela le rend très agréable à visiter, même par les chaleurs que nous avons connues. Il faut y venir à l’ouverture le matin quand le site n’est pas encore envahi par les bus de touristes. C’est le plus beau site historique que nous ayons vu en Albanie et il se murmure que ce serait le plus beau des Balkans. Comme je ne connais que très peu la région, je ne peux vous confirmer cela par contre je vous conseille vivement d’y aller, il faut compter environ 2h pour en faire le tour.



Il y a environ 70 km entre Himarë et Ksamil. Il faut compter environ 2h30 de route sans s’arrêter. La route est belle, elle longe la mer et vous aurez de nombreuses opportunités de vous arrêter alors prenez votre temps voire même passez une nuit dans une autre ville avant d’arriver à Ksamil.
Du parc national de Butrint, nous prenons la direction de Gjirokastër. Sur la route, nous nous arrêtons à l’oeil bleu (Syri i Kaltër), une source profonde de 45m formant de très jolis dégradés de couleurs en surface. Le site est magnifique mais malheureusement envahi de touristes qui ne respectent pas les règles (genre baignade interdite) et dégradent ainsi la nature. Pour y arriver, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 200 leks. Sur place, je suis un peu dégoutée de ce que je vois alors même si l’endroit est sublime, je vous conseille de passer votre route.
Gjirokastër, appelée aussi la ville de pierre, est une ville à l’architecture ottomane. Complètement différente de Berat mais elle aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. La ville a été bien abimée par le temps et le manque d’entretien mais elle est aujourd’hui en rénovation, notamment le quartier du bazar et de la mosquée. Cela devrait être fini d’ici fin 2019.
En fin de journée, il faut aller à la citadelle. Là-haut, il y a un musée des armées (que je n’ai pas visité) mais surtout une sublime tour de l’horloge et des vues sur la vieille ville et les montagnes environnantes. Un orage grondait au loin m’offrant un ciel et des vues dramatiques sur les alentours. Il faut y aller en fin de journée pour voir le coucher du soleil. Même si le guichet ferme à 18h, on peut rester dans l’enceinte de la citadelle pour en profiter.
Ville d’origine de l’auteur albanais Ismaël Kadare et, moins glorieux, du dicateur Enver Hoxha, il y a de quoi s’occuper une journée entière à Gjirokastër. Je me suis perdue dans les ruelles de la vieille ville, visité des maisons traditionnelles, je me suis arrêtée dans des cafés locaux… Bref j’ai trainé, ouvert les yeux et poussé des portes. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est visiter la maison où est né Enver Hoxha qui abrite aujourd’hui un musée ethnologique.



La maison d’Ismaël Kadaré a été une grande déception pour moi. Elle se visite mais ne relate rien sur l’auteur albanais (ça mériterait pourtant). Quand nous l’avons visitée, il y avait une exposition de photos sur la Corée du nord. Pour voir l’architecture d’une maison typique de Gjirokastër, il vaut mieux visiter la maison Skëndulaj qui elle, est sublime.
Il y a environ 70 km entre Ksamil et Gjirokastër. Il faut compter près de 2h pour y aller car il y a une bonne portion de route de montagne qui se prend vers Sarandë.
Après le sud, je décide de remonter vers le nord sur le lac Shkodër. Mon idée : aller passer 3 jours dans les Alpes albanaises. Compte tenu de la distance entre Gjirokastër et Skhodër et du peu de temps qu’il me reste en Albanie, je n’ai qu’une 1/2 journée pour explorer la ville.
J’avais très envie de visiter le musée national de la photographie qui rassemble quelques décennies de photos prises par 3 générations de photographes de la famille Marubi (qui en a fait don à l’état). Ces photos posées prises au 19è et 20ème siècle sont vraiment un héritage précieux pour l’Albanie puisqu’elles documentent la vie dans le nord du pays à cette époque. Il faut absolument y aller !
Ensuite je suis allée me balader dans les campagnes jusqu’au pont de Mes, un vieux pont ottoman qui traverse la rivière Kir et où les gens vont se baigner en été. En plus, j’aurais aimé aller visiter la citadelle qui surplombe la ville et me balader le long du lac Shkodër mais, avec la fatigue de la route, le temps m’a manqué.



Il y a environ 300 km entre Gjirokastër et Skhodër. Au sud de Tirana, la route est en train d’être refaite donc il y a des portions moins roulantes que d’autres mais globalement ça roule très bien. Il faut environ 5h pour rejoindre le nord de l’Albanie.
Pour mes derniers jours en Albanie, je laisse la voiture à Shkodër et part en bus jusqu’à Theth. La route n’est pas praticable si on n’a pas de 4×4 et de toute façon, l’intérêt de Theth, c’est la randonnée alors autant se faire conduire et profiter de ses jambes par la suite.
Il faut environ 3h pour rejoindre Theth depuis Shkodër. Le bus 4X4 part vers 7h du matin pour arriver en fin de matinée au coeur des Alpes albanaises. Sur la route, on traverse la plaine de champs de lavande ou de tabac et puis à mesure que l’on monte, la montagne se dévoile !
Passé un col à 1h30/2h heures de routes de Shkodër, la route se transforme en piste pas très roulante mais le chauffeur est expérimenté !
Après m’être installée dans ma guesthouse, je pars me balader. Les sentiers de randonnée sont nombreux dans le coin et il y a de quoi occuper 2 ou 3 jours. J’ai une 1/2 journée à Theth alors je me balade jusqu’à la chute de Rugas et reviens par le canyon, c’est environ 3h de randonnée. D’autres auraient ajouté une rando jusqu’à l’oeil bleu mais c’était encore 2 ou 3 heures en plus (et j’ai prévu de marcher 6à 8 h le lendemain).



Le deuxième jour, je mets les voiles à 6h30. Objectif : rejoindre Valbonë. Une vingtaine de kilomètres, 1000m de dénivelés positifs pour rejoindre le col et 1000 négatifs pour atteindre le hameau de Valbonë. La première partie est très sympa, principalement des forêts (vue la chaleur, ça tombe bien). Arrivée au col de Valbonë la vue est sublime mais la descente est en plein soleil et assez glissante (car sèche et très caillouteuse). Il est environ midi quand j’arrive à ce point-là. J’appréhende la descente mais j’essaye d’aller vite histoire de trouver de l’ombre. Je trouve un café en bord de rivière où je m’arrête avant d’entamer la dernière partie (encore 2h de marche dont 3/4 d’h de descente selon le propriétaire du café).
J’arrive rincée à Valbonë après une dernière heure pas très intéressante. Je m’installe à la guesthouse familiale Arben Selimaj avec d’autres randonneurs rencontrés sur le chemin. Je passe une excellente soirée dans un cadre sublime.
Le dernier jour, après avoir profité de quelques heures dans ce joli petit coin de paradis, je descends en taxi à l’embarcadère du ferry sur le lac Koman avant de rentrer à Shkodër. La traversée en ferry est magnifique et reposante après les kilomètres de randonnée avalés en 2 jours.
De retour à Shkodër, je récupère ma voiture et mes affaires laissées chez Freddy et repars vers l’aéroport de Tirana car mon vol de retour en France est prévu pour le lendemain matin.
Les auberges à Shkodër vendent le package (ferry + bus + auberges) de Theth à Valbonë ou inversement. Je recommande de faire la randonnée dans le sens Theth à Valbonë et de rester peut-être 2 jours à Theth pour profiter des nombreuses randonnées qu’il y a à faire dans le coin si vous aimez marcher.
Je vous parlerai plus amplement de ces 3 jours dans un prochain article avec plus de photos et plus de détails sur la randonnée.
Deux semaines ne sont pas suffisantes pour explorer tous les recoins de l’Albanie. A cet itinéraire de deux semaines, on aurait pu ajouter la route de Gjirokaster à Korçë en passant par Permët qui, parait-il, est sublime, Korçë et son centre historique, les lacs d’Ohrid et de Prespa et enfin Kukës plus au nord. Deux semaines sont néanmoins suffisantes pour explorer aussi bien le côté mer que le côté montagne ainsi que ses plus grands sites et villes historiques.
L’Albanie est un petit bijou des Balkans, encore sauvage dans son arrière pays, elle se déguste de manière lente. Très lente. Hormis la conduite qui est le principal point noir de ce séjour (j’y reviens plus bas dans cet article), l‘accueil est plus que chaleureux, le pays est riche culturellement et sa nature est incroyable.
Les vraies richesses de l’Albanie sont la gentillesse de son peuple, la beauté de ses sites historiques et de ses sites naturels ainsi que la grande variété de ses paysages.
Si vous n’avez qu’une semaine pour visiter l’Albanie, voici deux idées d’itinéraire :
Pour ce premier itinéraire d’une semaine en Albanie, voici ce que je vous conseille :
L’autre option est de faire le tour des villes culturelles du pays.
Ce deuxième itinéraire est plutôt centré sur le nord de l’Albanie et les sublimes Alpes albanaises
Vous pouvez regarder ce voyage en Albanie d’une semaine entre nature et patrimoine avec Evaneos
Si vous organisez un voyage en Albanie, je vous recommande d’aller lire mon article Préparer son voyage en Albanie en 20 questions utiles.
Pour aller en Albanie, j’ai volé sur ↗️ Transavia. La compagnie assure 3 vols directs par semaine pour Tirana depuis Paris-Orly. C’est la solution la plus directe et la plus économique aujourd’hui pour aller en Albanie. Pour trouver les meilleurs prix pour l’Albanie, je vous conseille d’aller directement sur la page dédiée à l’Albanie.
Après vous pouvez arriver par voie terrestre en passant par l’Italie et prendre un ferry depuis Bari ou Brindisi dans les Pouilles ou depuis Ancône dans les Marches.
Pour les ressortissants français, une carte d’identité suffit pour entrer en Albanie.
Pour tout savoir sur l’entrée en Albanie, je vous conseille la fiche pays de France Diplomatie.
La monnaie en Albanie est le Lek (10€ = 980 leks environ en 2025) mais, même si l’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne, vous pourrez payer tous vos hôtels en euros (en liquide). Veillez bien à avoir du liquide sur vous car hormis les loueurs de voitures, les stations essences et certains hôtels (plutôt à Tirana), vous ne pourrez quasi jamais payer par carte bancaire.
Vous trouverez des distributeurs de monnaie locale dans toutes les villes. Attention cependant à bien retirer dans un ATM situé dans une agence bancaire car les autres, par exemple ceux situés dans une station service ou à l’aéroport, vous prendront une commission onéreuse (le maximum trouvé 700 leks soit près de 6€).
Attention aussi aux stations service (vous ne tomberez pas en panne d’essence, il y a des stations partout et parfois tous les 500m), certaines ne prennent pas la carte bancaire. Du coup vérifiez bien avant de faire le plein. C’est un conseil d’amie, ça m’est arrivé alors que je faisais le plein pour rendre ma voiture à l’aéroport et fort heureusement il me restait suffisamment d’euros pour payer la somme due !
S’il vous reste des Leks en quittant l’Albanie, pensez à les changer à l’aéroport à Tirana, vous ne pourrez pas les changer en France.
L’Albanie ne fait pas partie de l’Union Européenne et le roaming n’est pas inclus dans votre forfait. Je vous conseille donc de désactiver vos données à l’étranger sur votre téléphone pour ne pas vous retrouver avec une note salée au retour de votre voyage.
Vous pourrez acheter une carte sim dès votre arrivée à l’aéroport. J’ai acheté une carte au stand Vodaphone en face de la sortie des bagages.
A ce comptoir les personnes parlent anglais et vous installent la puce sur votre téléphone. Il faut peut-être préférer l’acheter là plutôt qu’à Tirana où ils ne vous comprendront peut-être pas.
En Albanie, on parle le Shqim. Bon ok l’albanais si vous voulez. Elle ne ressemble à aucune autre. Parfois on a l’impression d’entendre des intonations italiennes mais finalement aucun lien.
Par contre, les albanais comprennent très bien l’italien, mieux qu’aucune autre langue. Dans le nord, territoire de randonneurs oblige, ils parlent beaucoup l’allemand.
L’explication que j’ai eue pour l’italien, c’est que les premières chaines étrangères diffusées, quand ils ont eu le droit de regarder la télévision, étaient des chaines italiennes.
Pour l’allemand, ils ont été obligés de s’y mettre devant l’arrivée de touristes germanophones.
N’ayez craintes, l’anglais est parlé ou compris dans tous les lieux ayant affaire à des touristes donc il passe absolument partout.
Nous avons récupéré notre voiture, louée grâce au comparateur ↗️ Auto Europe, au bureau d’Enterprise situé dans le centre de Tirana.
Faites bien attention avant de louer une voiture en Albanie d’avoir la carte de crédit qui marche. La carte de débit est celle qui est demandée partout mais certains loueurs peuvent accepter la carte de crédit. Pour plus d’informations là-dessus, je vous conseille de lire mon article sur la location de voiture à l’étranger, ainsi que mon article où je délivre tous mes conseils sur location de voiture à Tirana.
Beaucoup de stress pour rien puisque le personnel de l’agence n’a pas du tout relevé la chose et ils ont pu prendre la caution (de 600€) sans problème. Autant vous dire que j’étais soulagée.
J’ai trouvé cette agence très sérieuse, pas poussive au niveau des assurances (surtout que j’en avais déjà une grâce à Auto Europe) et très professionnelle, flexible au niveau des horaires, du lieu où je rendais la voiture (aéroport vs centre ville) et je pouvais joindre n’importe quand quelqu’un sur Whatsapp. J’ai testé la veille de mon départ pour prévenir que finalement je rendrais la voiture vers 8h du matin avant le vol à l’aéroport et dans les minutes qui ont suivies, j’avais une réponse de sa part !
L’autre site que je vous recommande pour réserver une voiture de location est