Faut-il avoir peur de voyager seule ? La colère gronde sur les blogs anglophones après la diffusion d’un reportage sur NBC News faisant suite à l’horrible et malheureuse mort de l’américaine voyageuse solo Sarai Sierra en Turquie en janvier dernier. Cette diffusion a entrainé une déferlante de commentaires sur le web allant à l’encontre de notre façon de voyager : «Une femme ne devrait jamais voyager seule» ou «Jamais je ne laisserais ma magnifique épouse voyager seule !». Toutes les « solo traveleuses » y vont de leur avis pour contrer ces dires, un hashtag #WeGoSolo, a même vu le jour sur Twitter. L’objectif : revendiquer haut et fort notre statut de voyageuse solo, montrer que nous ne sommes pas irresponsables et surtout dire au monde que les violences faites aux femmes existe partout et ce n’est pas le fait de voyager seule qui nous expose au danger.
N’ayez pas peur de voyager seule
J’ai déjà écrit quelques articles comme voyager seule en Inde ou Voyager seule en Amérique du Sud, j’apporte aujourd’hui ma contribution à ce mouvement avec ce billet en disant NON, n’ayez pas peur de voyager seule.
Voyager seule : être décérébrée ? irresponsable ?
En préparant ce billet, j’ai remonté le temps et fouillé sur le net pour trouver des faits identiques ici en France. Il ne faut pas remonter très loin…
En avril 2012, une française a été retrouvée morte dans une guest house de Delhi et dans les commentaires d’un article paru sur le site d’un grand quotidien français, on pouvait lire : « Les jeunes femmes de notre pays sont décérébrées. Toutes confites d’universalisme et d’humanisme bisounoursien, elles vont voyager seules dans des pays peu sûrs, là où elles sont vues comme des proies sexuelles de choix. Français, mettez un peu de plomb dans le crâne de vos filles et dites le monde tel qu’il est ! » Et bien sachez Monsieur que nous autres voyageuses solo ne sommes ni décérébrées, ni irresponsables.
En voyageant un an en solo, j’ai constaté que le monde n’est pas celui que l’on nous montre dans les médias. Oui le danger existe : je suis arrivée à Bangkok en plein conflit des chemises rouges en 2010, à Rio alors que les autorités déclaraient la guerre aux narcotraficants, enfin je suis arrivée en Bolivie alors qu’un couple venait de disparaitre et pourtant dans chacun de ces pays je suis restée et je n’ai pas eu l’impression de mettre ma vie en danger. Pourquoi ? Et bien parce que le danger existe partout et quand il arrive un fait comme celui-ci, il s’agit souvent de faits localisés et non de pays en guerre.
Ai-je quitté Paris quand Villiers-le-Bel s’est embrasées en 2007, NON.
Ai-je quitté la France quand Mohamed Merah a perpétré ses horribles et insoutenables meurtres à Toulouse ? NON.
Ailleurs, c’est pareil. En Thaïlande et au Brésil je me suis réfugiée sur une plage à quelques centaines de kilomètres, bien loin de ces malheureux conflits. En Bolivie j’étais de l’autre côté du pays, bien loin de cette horrible et triste actualité. Attention, je ne parle pas ici de pays en guerre. Il va sans dire que je n’irais jamais mettre les pieds sciemment dans un pays comme le Mali ou la Syrie actuellement.
Nous avons nos repères en France et nous pensons être à l’abri du danger et pourtant… Peu de temps après mon retour de tour du monde, une femme française est morte dans le métro parisien, tuée par la violence du vol à l’arrachée de son portable. La violence de sa mort est comparable à celle subie par Sarai Sierra en Turquie. A l’époque ce fait divers m’avait autant choquée que la mort de cette américaine aujourd’hui, que celle de cette française en Inde ou cette autre en Argentine auparavant. Je suis triste pour leurs familles.
Ne nous empêchons pas de vivre et voyager. Ne laissons pas les médias anxiogènes avoir une emprise sur notre vie, nos envies. Ces faits sont de malheureux faits d’actualités qui peuvent arriver à l’autre bout du monde comme au coin de notre rue ! Le simple fait d’être une femme nous expose plus au danger que les hommes et le fait d’être une voyageuse solo ne nous exposera pas plus. Je suis assez fataliste : être au mauvais endroit au mauvais moment peut m’arriver n’importe où, n’importe quand. Ici et ailleurs.
Soyons honnêtes. Voyager est une passion. Quelle voyageuse solo irait mettre sa vie en danger ? Sur la route nous avons toute une attitude responsable, confiance en nous, un instinct décuplé et sommes toutes conscientes de nos capacités à resister à tel fait, telle actualité. Le danger ne vient pas de soi, mais des autres.
Voyager seule : mes recommandations
Durant mon tour du monde, je n’ai jamais eu l’impression de mettre ma vie en danger. Il est évident que l’on ne voyage pas en solo comme on voyage à deux, en couple ou en famille. Il faut bien évidemment prévenir les dangers et voici quelques uns de mes conseils pour vivre son périple en solitaire le plus sereinement possible et ceux pour préparer son premier voyage seule.
Respecter les traditions et porter des tenues correctes en toutes circonstances pour ne pas attirer les regards indiscrets, dérangeants ou voir la violence
Ressembler le moins possible à une touriste et essayer de se fondre dans le décor
Avancer avec assurance et confiance, ne pas laisser le doute nous envahir
Ne jamais être seule dans la rue le soir. Je me souviens d’un soir à Cuzco où je suis rentrée à mon hotel vers 21h. Pas tard pourtant mais les rues étaient désertes et mal éclairées. Cuzco est à plus de 3000m d’altitude, pas le genre de ville où on fait un 100m. J’ai marché le plus vite possible, le regard droit devant. Arrivée à destination essoufflée, je n’étais par très fière d’avoir pris la décision de rentrer à pied plutôt que de prendre un taxi.
Toujours acheter sa propre boisson et surveiller sur verre – On ne sait jamais à qui on a affaire et la drogue du viol est pas mal usitée (ici comme ailleurs), surtout dans les villes ou lieux de fêtes.
Faire attention à son discours avec les gens qu’on ne connait pas : les locaux comme les autres voyageurs. Mieux vaut en dire le moins possible tant que son instinct ne nous dit pas « ça va tu es en sécurité »
Toujours enregistrer votre présence dans un pays auprès de l’ambassade ou du consulat de France local. Pour cela il suffit de vous enregistrer sur Ariane, le service de France Diplomatie.
N’ayez pas peur de voyager seule les filles. Ayez confiance en vous, avancez avec assurance, ne prenez pas de risques inconsidérés, respectez les traditions locales et vous vivrez une aventure UNIQUE. Ne laissez pas les autres ou l’actualité guider votre vie.
Si vous avez des témoignages, un avis à apporter sur ce billet… N’hésitez pas, la parole est à vous !
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Mes conseils sur la location de voiture en Laponie avec DiscoverCars
Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
Le prix d’une voiture de location de voiture en Laponie dépend du modèle que vous allez louer, de la saison, de votre anticipation et de la durée. Je vous conseille aussi de louer le plus tôt possible avant votre départ pour bénéficier des meilleurs prix. Il faut compter à partir de 600€ environ pour une semaine en hiver sur un modèle type Volkswagen Golf. Vous pouvez utiliser un comparateur du type Discovercars pour comparer les prix selon les modèles. Faites bien attention à la notation des loueurs quand vous choisirez votre voiture.
Je recommande de prendre une couverture complète quand on loue une voiture en Laponie. Avec la neige, on n’est jamais à l’abris de fissurer un parechoc ou d’avoir un quelconque problème. J’ai eu le problème de parechoc fissuré et j’ai été contente d’avoir souscrit à cette couverture car j’ai été remboursée de la franchise prélevée le jour de mon départ en 3 jours.
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