Dans les coulisses d’un Airbus A380
Que faites-vous lorsque vous passez de longues heures dans un aéroport à attendre un prochain embarquement ? Pour moi c'est très simple : j'ai les yeux rivés vers l'extérieur et je regarde les avions …
On éprouve tous le besoin de changer de vie à un moment ou à un autre de son existence non ? J’ai fait ma crise de la quarantaine à 36 ans ! Nous étions alors en 2009, ma vie de publicitaire ressemblait de près à du métro/boulot/dodo et celle-ci ne me satisfaisait pas. Mais alors pas du tout. J’étais surtout dans un espèce de tourbillon duquel je n’arrivais pas m’extraire. Peut-être au bord de la dépression… Ou du burn out.
En mars 2009, c’est un voyage qui changea le cour de mon existence. Aujourd’hui c’est facile de dire comment en aurait-il pu en être autrement ? mais çà l’époque ce n’était pas si évident.
Je me rappelle de ces instants comme si c’était hier. J’étais en voyage pour 10 jours en Jordanie avec un ami, Fabrice alias Mr D, nous venions d’arriver à Pétra par la magnifique route des rois. Après avoir randonné 2 jours dans la cité nabatéenne, ce soir-là j’étais fatiguée et n’avais pas la force d’ouvrir un livre avant de m’endormir. Mr D, lui, lisait les 7 clés du bonheur, un livre sur le développement personnel, typiquement le genre de livre que je n’ emmenerais pas en vacances mais, il faut l’avouer, c’est un peu grâce à ceui-ci que j’ai pris la meilleure décision de ma vie.
Chaque soir Fabrice me résumait un chapitre. Ce soir-là il me dit : « tu ne réfléchis pas et tu réponds à ma question : si tu devais changer de vie, que ferais-tu ? ». Dans un demi-sommeil, je m’entends encore lui répondre « je partirais faire un tour du monde ». D’où cette phrase est-elle sortie ? Je ne sais pas.
J’ai toujours aimé voyager et j’ai pas mal trimbalé mon sac à dos avant ce voyage (une année en Australie à 20 ans, de nombreux voyages en Asie…) mais rien qui pouvait me laisser supposer qu’un jour j’aurais l’envie de tout quitter pour voyager. Un rêve que je croyais tellement impossible que je l’avais enfoui quelque part dans mon subconscient ? Grâce au lâché prise il a refait surface.
Ce soir-là je m’endormais doucement sur cette phrase.
Le lendemain, Fabrice et moi quittons Pétra pour le désert du Wadi Rum où nous avions rendez-vous avec un bédoin pour passer 2 jours dans cet endroit d’exception. Deux espagnols se joignent à nous. Nous apprendrons plus tard qu’ils avaient quitté leur pays 3 semaines auparavant pour… un tour du monde.
J’ai vu cela comme un signe. Ce rêve serait donc accessible !
De ces deux jours, je me souviens bien sûr de cet endroit magique (qui pour moi reste le plus beau désert au monde, suis-je objective ? je ne sais pas), de ces longues discussions sur le voyage autour d’un thé et de cette phrase d’un des deux espagnols : « si c’est au fond de toi, si c’est une réelle envie, alors fonce ! Si tu ne le fais pas un jour ou l’autre tu le regretteras ».
Je rentre en France décidée. Et si c’était possible ? Ma vie doit changer et ce rêve doit être réalisable. Par où commencer ? Quel budget ? et mon boulot j’en fais quoi ? Bizarrement moi qui suis rarement organisée, et disons-le assez bordélique, je me suis trouvée une force extraordinaire pour mettre tout en oeuvre pour voir si ce projet était réalisable.
La première chose que j’ai faite a été de m’inscrire dans une association pour rencontrer d’autres voyageurs et me faire une idée de la faisabilité de ce projet. Si j’avais pas mal voyagé, je n’avais jamais fait de réel voyage en solo. Ensuite j’ai mis sur papier les pays que je voulais visiter et calculé un budget quotidien selon les pays pour voir si je pouvais me financer ce tour du monde et pour combien de temps. Ensuite je me suis inquiétée des solutions qui s’offraient à moi pour quitter mon boulot !
Mine de rien l’organisation de mon tour du monde était lancée.
2 mois après ce voyage (soit à peu près il y a 6 ans jour pour jour) je déposais une demande de congé sabbatique de 11 mois qui fût acceptée quelques semaines plus tard.
Départ de ma boite fixé avant les vacances de Noël 2009.
Le 4 janvier 2010, Fabrice m’emmenait à l’aéroport.
Le 5 janvier je dansais dans une chambre d’hotel de Chennai, persuadée d’avoir pris la bonne décision.
En septembre Mr D venait me rejoindre au Pérou, en décembre il venait me chercher à Roissy à mon retour.
La boucle était bouclée.
6 ans après c’est confirmé : j’ai pris la bonne décision.
Avant ce départ j’avais pris une décision : ok je faisais une pause dans ma carrière mais je devais pouvoir justifier que mon voyage ne s’arrêtait pas à une année de vacances. Si pour tous les jeunes d’aujourd’hui créer son emploi devient presque une nécessité tant le chômage est important, pour moi fille des années 70, le contrat à durée déterminée était une valeur sûre. Le graal décroché, il fallait s’y attacher.
En partant pour mon tour du monde, je me lançais dans le vide, je ne savais pas ce que j’allais faire par la suite. Je voulais le trouver sur la route. Me trouver pour me (re)créer. J’avais pour idée de créer un blog voyage mais je ne savais pas si j’étais capable de conter le voyage. J’ai donc bien réfléchi en amont sur ce que je voulais en faire, ce qui me ressemblait le plus et finalement ce fût ma meilleure carte de visite. Au retour mes quelques lecteurs m’ont encouragé à continuer. Et s’il était là mon avenir ? J’ai d’abord continuer pour moi, pour voir si j’étais capable de tenir sur la longueur. Petit à petit je me suis dit que je pouvais transformer ce hobby en travail. C’était en 2012.
Depuis 2009, ce blog dédié au voyage en solo et aux récits de voyage évolue sans cesse, au même rythme que moi. Honnêtement ce n’est pas facile de transformer une passion en travail, il faut toujours faire attention à ne pas la transformer en corvée, toujours veiller à proposer de la qualité avant de céder à certaines sirènes de l’internet mais je m’y accroche et c’est en grande partie grâce à vous chères lectrices (et lecteurs bien sûr). Alors Merci !
Merci d’être là fidèles, chaque année de plus en plus nombreux à me suivre, me lire, me pousser à créer, innover, m’aider à m’élever et me pousser dans mes retranchements depuis 6 ans maintenant.
Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles
Oscar Wilde
Croire en ses rêves et surtout ne pas laisser les parasites extérieurs essayer de les briser, fuyez ceux qui ne croient pas en vous, accrochez-vous à cette petite voix qui vous dit que vous prenez la bonne direction et rapprochez-vous de ceux qui vous soutiennent !
Changer de voie, de direction prend du temps. Des mois. Des années. Le plus dur est certainement de trouver le domaine qui vous correspond et de réaliser que vous pouvez peut-être en faire quelque chose. Le voyage c’était mon truc. Le vôtre c’est peut-être la couture, la plomberie, l’agriculture. Que sais-je ? Les rêves n’ont pas de limite. Je pense sincèrement que sans rêve et sans passion, on n’avance pas dans la vie. Alors trouvez les vôtres et accrochez-vous à ceux-ci.
Ce texte s’adresse à tous celles et ceux qui sont dans une période de leur vie où ils se posent beaucoup de questions, sont dans le tourbillon dans lequel j’étais, ne voient pas comment changer de vie ou ne voit pas l’ombre d’une petite idée pointer le bout de leur nez. Le moment où on lâche prise comme je l’ai fait en Jordanie, est souvent le moment où on se laisse aller à rêver, à imaginer, peut-être croire un peu plus en soit et en l’impossible.
Prenez des vacances, actives de préférence. Oubliez votre quotidien. Lâchez prise. Regardez l’avenir et permettez-vous de rêver ! Une fois le rêve identifié, ayez l’audace de vous lancer et donnez-vous à fond pour le réaliser. Vous investir dans un projet qui vous tient à coeur plutôt que de rêver votre vie vous rendra tout de suite un peu plus positif et petit à petit le ciel gris deviendra bleu !
Engagez-vous pour que ce rêve devienne réalité. Rien n’est livré sur un plateau d’argent. Surtout pas un rêve !
Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant
William Faulkner
Quand on a l’envie de changer de vie, on devient assez réceptif aux livres qui parlent de développement personnel ou de voyage initiatique. Voici 4 livres que vous trouverez en format poche et m’ont parlé avant, pendant et même après mon tour du monde :
Siddharta de Hermann Hesse
L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle
Le sens du bonheur de Krishnamurti
Le moine qui vendit sa Ferrari de Robin-S Sharma
Et pour ceux qui veulent changer de vie par le voyage, il y a bien sûr tous les écrivains voyageurs qui vous inspireront par leurs écrits. Des classiques comme Nicolas Bouvier, Henri-David Thoreau, Robert-Louis Stevensson, Alexandra David-Neel, Karen Blixen ou plus modernes comme Caroline Riegel, Alexandre Poussin, Sylvain Tesson, Jon Krakauer (et son célèbre into the wild) ou les BD de Guy Delisle.
C’est mon histoire. J’ai eu la chance pendant tout cette aventure d’être entourée. D’avoir des gens autour de moi qui ont cru en moi. Je ne me rappelle que d’eux. Peut-être que vous, vous n’avez-vous pas la chance d’avoir un Fabrice dans votre entourage pour vous interroger. C’est donc à mon tour de passer le relais et vous poser la question : si vous deviez changer de vie, que feriez-vous ?
Si vous êtes tombé sur cet article par hasard alors peut-être est-ce un signe comme l’ont été ces deux espagnols pour moi. Réfléchissez-y 🙂
Dans ma rubrique VOYAGER SEULE, vous trouverez certainement de quoi vous inspirer pour changer de vie par le voyage. Je vous conseille :
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