Voyager pour se sentir vivre

voyager pour vivre

Rien n’arrive au hasard. Oh que non.

Vous avez pu le constater, cet été ce blog a tourné au ralenti. Cela fait des mois que je me pose des questions existentielles. Quels sens donner à mes voyages ? A ce blog ? A ma vie peut-être. J’avais besoin de me poser pour réfléchir. J’avais besoin de m’éloigner un peu de ma vie numérique pour revenir dans ma vie réelle.

J’ai mis le mode pause et j’ai voyagé en France. Retour à l’essentiel. Voyager pour moi. Il y a eu mon voyage à Nantes chez ma soeur, mon retour en Berry en famille, des bières, des diners entre potes à Paris histoire de refaire le monde et dernièrement la Provence chez mon amie Carolyn. Un été fait de bonheurs simples, de retours aux sources. Un été salvateur. Enfin je crois.

voyager pour vivre
Voyager pour vivre – Statue de la liberté ile aux cygnes Paris

Trouver un trésor, être émue

Durant ce voyage et notamment lors de ma semaine dans le Berry à la recherche des parfums de mon enfance, j’ai trouvé un trésor. J’ai même envie de vous dire une pépite d’or. Je vous en parlerai un jour. Ce n’est pas encore l’heure mais sachez que celle-ci fait remonter en moi des souvenirs, des émotions liées à ma vie, à mes racines, à mes voyages et au sens de ceux-ci. De cette pépite naitra je l’espère un nouveau projet. De voyage bien sûr !

Parallèlement à ce fait très important dans cette phase de questionnements, il y a eu la diffusion du reportage sur les carnets de voyage dans le magazine Envoyé spécial sur France 2. Je n’y fais qu’une légère apparition avec le collectif des blogueurs voyage aux côtés de Julie en Catalogne mais suffisamment pour que Pascal, un nouveau lecteur (bienvenue chez moi), me demande après quoi je cours avec tous ces voyages et si je n’ai pas peur de perdre mon âme à faire des projets marketing.

Bonnes questions. Elles coïncident avec celles du moment.

Voyager pour vivre

J’ai toujours détesté la routine et suivre le shéma de vie que la société nous impose. J’aime l’imprévu, les surprises du coin de la rue, les émotions. Tout sauf la répétition. Copie/Colle Non merci !

Je rencontre de nombreux voyageurs qui veulent battre des records. Qui collectionnent des destinations comme d’autres collectionnent des médailles. Je ne suis pas de celles qui veulent rentrer au Guiness book ou éblouïr avec des chiffres. La compétition n’a jamais été mon truc et j’ai toujours trouvé idiot de savoir combien de pays j’avais visité, je préfère multiplier des moments de vie, ceux-là même qui composent mes souvenirs de voyage, qui m’inspirent, qui me rendent heureuse. Ces moments sont intenses, éphémères ou durables, surtout authentiques et essentiels pour « faire » mon voyage. La destination n’a que peu d’importance même si elle reste bien sûr à jamais liée à ces instants de vie. Je peux partir n’importe où et trouver mon bonheur.

Du coin de ma rue à l’autre bout du monde.

Je voyage pour vivre et non pour voir ou collectionner.

Oui dans mes voyages, je crois que je cours tout simplement après la vie.

J’ai envie de me sentir toute petite face à la nature comme ce jour où j’ai croisé un ours au Yukon ou celui où je me suis laissée embrasser par un loup en Norvège.

J’ai envie de retrouver l’humilité face à des hommes qui dédient leur vie à des croyances ou des causes comme Yuri à Cuzco au Pérou ou Angelo à Sylt en Allemagne. J’ai envie de rencontrer des gens passionnés comme Yvan sur les bords de Loire de mon Berry natal.

J’ai envie d’être émue comme ce jour où une vieille femme m’a offert deux bracelets dans un bus en Inde.

J’ai envie de ne pas oublier la chance que j’ai d’être née au pays des droits de l’homme. J’ai vraiment pris conscience que j’ai eu cette chance lorsque je me suis plongée dans le monde des mineurs de Potosi en Bolivie.

Sortir des sentiers battus ou de ma zone de confort m’importe peu. On peut trouver l’exceptionnel à côté de soi et le meilleur exemple autour de moi aujourd’hui est certainement la Diagonale du vide, le projet de Mathieu Mouillet.

La liberté pour moteur

Oui j’ai envie de me sentir libre et pas contrainte à rester derrière un bureau en ayant l’impression de ne pas profiter de la vie. Enfermez-moi et je finirai par regarder par la fenêtre. Mettez-moi dehors et je trouverai forcément un musée à visiter, une histoire à raconter, une photo à prendre, un coin de nature pour méditer, quelqu’un avec qui partager un moment de vie. C’est comme ça que je me sens exister.

Mon plus lointain souvenir de voyage à l’étranger remonte à mon enfance. J’avais 7 ans je crois. Plusieurs étés de suite nous sommes partis Valence en Espagne en vacances en famille. Un soir de cet été-là mon frère et moi avions été odieux au diner. Pour nous défouler, nos parents nous ont envoyé courir sur la plage. Seuls. 1er sentiment de liberté en voyage et visiblement pas le dernier.

Je n’ai rien à prouver à personne. Rien à apprendre à personne non plus. Chacun voyage comme il le souhaite. A chacun aussi de se faire ses propres expériences. Moi je ressens juste le besoin d’apprendre des autres.

J’ai envie d’apprendre encore et toujours. Aller à la rencontre d’histoires comme toutes celles citées plus haut ou celle de Gandhi en Afrique du sud. Aller à la rencontre d’histoires les plus simples aux plus exceptionnelles pour constuire la mienne. Je suis à la recherche de bonheurs et de rencontres simples, d’histoires inspirantes. A partager ici, pour transmettre, donner envie et avant tout montrer que rien n’est impossible ou inaccessible.

Ne pas perdre son objectif pour garder son âme

Dans ma quête de cet été, j’ai trouvé l’essentiel : je veux être moi. Je souhaite que l’on retrouve ici les valeurs d’ouverture, de générosité, de tolérance que m’ont inculqué mes parents. Je souhaite transmettre, inspirer et surtout garder ma ligne directrice. Celle-là même que j’avais imaginé lorsque j’ai créé mon blog en 2009.

Je vais continuer à raconter des histoires, trouver les émotions justes, fortes je l’espère. Je vais arrêter de vouloir répondre à des codes, de suivre des règles. Tout cela ne me ressemble pas et surtout je m’ennuie dans ce type de shéma. Je vais me concentrer sur mon écriture, la photo et le voyage en solo, ma plus grande source d’inspiration. Je souhaite surtout vivre intensément les moments présents pour retranscrire au mieux mes sentiments.

Génération Carpe Diem peut-être !

Je n’ai pas honte de le dire, mon bonheur se trouve dans la simplicité. Je souhaite partir à la recherche de certains souvenirs, de creuser certains sujets qui me sont chers. Aller à la rencontre de ce qui me ressemble. Ici et ailleurs.

Aujourd’hui j’ai la liberté de choisir les moments que je passe derrière un bureau et ceux que je passe à l’extérieur. Je suis en train de trouver un équilibre que j’aime bien. J’aime ma vie ici en France et j’aime ma vie sur la route. Aujourd’hui ces deux univers sont indissociables.

Je n’ai plus peur de perdre mon âme. Je sais ce que je recherche quand je voyage.

Ce n’est pas facile de vivre de sa passion surtout quand on a, comme moi, le voyage introspectif. A moi d’être claire pour que les projets que j’accepte me ressemblent et puissent générer des émotions. Ce qui, soit dit en passant, a toujours été un moteur ici. La personnalité de mon blog est ma force. La perdre serait ruiner toutes les fondations qui m’ont menée jusqu’ici. A ceux qui souhaitent travailler avec moi de me faire confiance. Ils auront tout à y gagner.

Rien n’arrive au hasard. Non.

Les questions que l’on se pose. Celles que l’on nous pose.

Les trésors que l’on (re)trouve au moment où il faut, juste quand il faut.

Les réponses se trouvent dans les signes. Faire confiance à la vie. Connaitre et comprendre son passé pour avancer vers l’avenir.

Vivre au présent. Etre soi tout simplement.

Le voyage est en moi. Inscrit dans mes gènes je crois.

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# Voyager seule

Questions fréquentes

Mes conseils sur la location de voiture en Laponie avec DiscoverCars

Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
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