J’ai testé l’hôtel La Prison à Béziers
Après sa fermeture en 2009, la prison de Béziers a été réhabilitée en un hôtel design au confort 3*. Découvrez les chambres et les facilités ainsi que mon avis sur cet hôtel insolite découvert lors d'…
En octobre/novembre 2011, de terribles inondations ont isolé certaines régions et villes de Thaïlande. Nos medias nationaux n’ont pas vraiment couvert cet événement : à cette époque, ils étaient plus enclins à nous parler des primaires citoyennes, des présidentielles, de la première lettre de l’alphabet multipliée par 3 (feu le triple A), de la dette de la Grèce et autres faits divers tous aussi glauques les uns que les autres mais qui font de l’audience. Difficile de se rendre compte et de mesurer l’ampleur des dégâts sans être sur place.
En m’envolant vers la Thaïlande quelques semaines après, je savais que le gros des eaux était évacué mais je ne savais ce que j’allais y trouver. A mon arrivée à Bangkok, les sacs de sable et autres murets sont les seules traces physiques de ce triste passé. Le fleuve a encore un niveau assez élevé et personne ne s’affaire à les retirer comme si ici on avait peur d’un retour inopiné des eaux ravageuses. Certains étrangers sont là sans même savoir que Bangkok a vécu des jours difficiles. Le meilleur exemple du manque d’information sur cette catastrophe naturelle, je l’entendis de la bouche d’une française. Je remontais le Chao Phraya en bateau et voyant l’eau d’un niveau encore assez élevé, elle demanda à son guide s’il arrivait au fleuve de sortir de son lit et d’inonder petites maisons et autres gros hotels situés à proximité. Sa question m’a surprise et en même temps devrais-je être étonnée ?
Après Bangkok, vint le temps de prendre la direction du nord et d’Ayutthaya où les inondations furent les plus terribles. A mon arrivée la ville se remettait à peine. Cela m’a marquée même si j’ai eu du mal à comprendre jusqu’où celles-ci avaient envahi la ville.
Je compris l’étendue des dégâts bien plus tard, à mon retour à Bangkok. Du 27 au 31 décembre dernier, Canon eu la bonne idée d’organiser une exposition sur le thème des inondations sur le parvis de l’un des plus célèbres centres commerciaux. Le but : rendre hommage au courage du peuple thaïlandais. Loin de moi l’idée de vous parler en détail de cette exposition mais pour vous aider à vous rendre compte de l’ampleur de la montée des eaux, je vais partir de l’une de mes photos, celle de la tête de Bouddha enserrée dans les racines d’un arbre du temple Mahathat d’Ayutthaya, et vous montrer à quoi elle ressemblait à divers stades de la montée des eaux. Les 3 autres (ainsi que celle en Une de ce billet) sont des photos de photos présentées à l’exposition.
Avant que vous ne regardiez celles-ci, il faut que vous sachiez que l’ile d’Ayutthaya est assez grande et que ce temple est plutôt central. Ces photos laissent donc à penser que l’ensemble de l’ile a durant quelques semaines, été recouverte de ces eaux dévastatrices.
Voici la tête comme je l’ai vu en décembre : plus aucune trace d’eau
Stade 1 des inondations :
Stade 2 :
Stade 3 :
Pour finir sur une note plus drôle, nous savons tous que les asiatiques aiment se prendre en photo. En Thaïlande, chaque exposition a son « photocall ». Canon n’a pas dérogé à la règle.
Florilège :
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