Un Népal en demi-teinte
Arrivée d’Inde épuisée, je me suis vite réfugiée dans le calme des montagnes. Ne penser à rien, mettre un pied devant l’autre, avancer, suivre Rishi, reposer mon esprit, à défaut de reposer mon corps,…
Il paraît qu’en Berry ma campagne a du style. Je suis assez d’accord avec ça. Après vous avoir parlé du Berry de mon enfance et de ses quatre saisons, je vous emmène d’Aubigny-sur-Nère, la ville de mon enfance, aux étangs de la Brenne en passant par les jolies rues Bourges et les vignes du sancerrois. Au travers des photos retrouvées dans mes archives ou prises l’été dernier, je vous transporte entre le Cher et l’Indre et j’espère que cet autre regard sur le Berry, mi-locale mi-touriste, vous donnera envie d’aller l’explorer le temps d’un week-end ou pourquoi pas, soyons fou, d’une semaine !
Aubigny c’est là où je vais quand j’ai besoin de faire une détox numérique. Là-bas, dans ma maison au milieu des champs, internet est lent. Très lent par rapport à mon débit parisien. Alors plutôt que de s’énerver et bien autant déconnecter et se promener.
A Aubigny c’est le château que l’on voit en premier, imposant au coeur de la cité des Stuarts mais il faut aller au-delà. Pousser dans ses Grands Jardins, inspirés par Le Nôtre, et ses petites rues : rue du prieuré, rue des dames, rue du charbon, rue du bourg coûtant ou encore place du marché pour y trouver les plus jolies maisons datant du XVIè siècle, du temps où la ville était encore un fief écossais. D’ailleurs en parlant de cela, si vous ouvrez bien vos yeux, vous verrez une cabine téléphonique britannique ainsi qu’une boite aux lettres. Celles-ci ont été offertes à Aubigny dans les années 90 par Haddington, sa ville jumelle en Ecosse.
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Les environs d’Aubigny sont verts. Des sous-bois de la route d’Ivoy-le-préau canal de la Sauldre à Blancafort, il faut vraiment de pas hésiter à se perdre sur les petites routes du Berry pour trouver des petits trésors.
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Sancerre c’est la colline. Le village en haut et les vignes sur les flancs. Ici il faut se promener dans le ruelles où de vieilles enseignes en berrichon ben d’cheu nous resistent au temps. Dans les vignes, il faut suivre les GR ou prendre un vélo pour se balader sur les sentiers de la Loire à vélo. Ceci dit la Loire est aussi sympa à découvrir à la nage ou en canoé. C’est agréable, le temps d’une journée ou plus, de descendre le fleuve, s’arrêter sur les plages planter sa tente ou seulement pique-niquer.
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A Bourges, dans la rue Moyenne et ses alentours, on peut voir de nombreux bâtiments de la fin du 19ème et début du 20ème siècle (parfois reconstruits après un terrible incendie qui dévasta ce quartier, la pharmacie de mon arrière grand-père y compris en 1928). Quand on voit le style, on pense tout de suite aux grands magasins parisiens et on s’imagine plongé au début du siècle dernier.
A Bourges il ne faut pas oublier de regarder en l’air et s’attacher aux détails. Oui oui oui je sais je n’y peux rien, j’aime les détails !
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Un peu plus loin c’est au coeur du moyen-âge que l’on se plonge. De la rue Porte jaune, on a une superbe vue sur la cathédrale et sa tour de beurre. Il faut ensuite descendre la rue Bourbonnoux et toutes ses jolies maisons à colombages et faire un petit passage par la rue des juifs qui nous transporte direct dans un petit village du centre de la France.
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Impossible d’aller à Bourges sans aller faire un tour à pied ou à vélo dans les marais. A deux pas du centre ville, c’est le poumon de Bourges. Ici il y a une vie à part. La pêche, les jardins, des cygnes et des hérons… Pour moi on ne connait pas Bourges tant qu’on n’a pas fait un tour dans ses marais !
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L’Indre je connais moins. Je suis allée seulement dans la Brenne, le pays des mille étangs. Ici les saisons sont j’imagine toutes magnifiques, j’ai surtout des souvenirs en été. Il y fait chaud et on y croise toutes sortes d’animaux. Beaucoup d’oiseaux migrateurs, des dizaines de sortes de grenouilles et de libéllules mais aussi des tortues, les cistudes. C’est vraiment un chouette endroit pour se retirer et randonner. Hors du temps.
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Je pensais ne faire qu’une série photo et finalement je me suis étendue… Le Berry est riche et varié. Certes il n’y a ni la mer, ni la montagne mais c’est une région entre nature et culture, forte de ses berrichons tout sauf bougons ! Il me reste encore beaucoup à explorer dans ce coin-là de France alors je me régale à lire les impressions de Juliette et son Berry hors du temps, et j’attends avec impatience la Brenne en famille vue par Aurélie de Madame Oreille et le Berry insolite vu par Julie de Carnets de traverse.
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Cet article a été produit dans le cadre du lancement de la campagne En Berry ma campagne a du Style par Berry Province en partenariat avec le collectif des blogueurs voyage. Le choix de l’angle éditorial de cet article me revient.
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