Je vous emmène sur la mer Baltique sur l’île de Rügen. Des falaises du parc national de Jasmund à Binz et son architecture si particulière an passant par le cap Arkona, dernier point avant de prendre la mer vers la Scandinavie, l’ile de Ruegen offre une évasion poétique sur la mer Baltique. Ces 5 jours en Allemagne, retirée du monde, ont été une vraie bouffée d’air (et d’embruns). Un coup de coeur !
J’avais Rügen dans ma tête depuis mon séjour dans la mer des Wadden en 2013. Pourquoi ? Je ne sais pas, la mer n’est vraiment pas ce qui nous vient à l’esprit en premier quand on pense à l’Allemagne. Qu’il fasse beau ou pas, j’aime les bords de mer alors pour Rügen j’avais l’intuition qu’elle et moi allions nous entendre, nous comprendre, que j’allais me fondre dans ses paysages et ses routes tout naturellement. En juin dernier, la magie de la mer Baltique a opéré. J’ai aimé ses lumières, ses fleurs, ses vagues, ses villages, ses plages, ses falaises, son architecture. J’ai aimé sa poésie tout simplement.
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Que faire à Ruegen en une semaine ?
La péninsule de Mönchgut
Mon voyage en solo à Rügen a commencé sur la jolie route qui me séparait de la gare de Stralsund d’où je débarquais en train depuis Berlin. Je découvre alors une chaussée tantôt pavée couvertes par des tunnels d’arbres, tantôt asphaltée et ouverte sur des paysages de champs de blé ou de fleurs. Nous sommes en juin, les bleuets et les coquelicots explosent. Je me dis aussitôt que mon séjour allait être bucolique. Je m’installe alors dans ma cabane sur pilotis à Im Jaich, un yacht club tranquille où les cygnes allaient animer mes petits matins.
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A peine ma valise posée dans ce petit paradis sur l’eau, je prends la route avec ma Mini en direction du sud-est. Je retrouve les routes pavées et les champs de bleuets et de coquelicots. Alors bucolique ou pas ?
Là au bout de l’île, sur la péninsule de Mönchgut, je trouve des plaines désertes parsemées de fermes et de villages aux toits de chaume où l’on peut se balader à pied ou à vélo. Ce sera à pied pour moi, cela me permet de prendre les chemins de traverses, là où le vent s’engouffre dans les joncs, là où la mer est tranquille. Les villages sont fleuris, ça met de bonne humeur 😉
Après ce grand bol d’air, je m’arrête sur la route du retour à Oostbad-Sellin pour y voir le coucher du soleil. Nous sommes à l’est donc le soleil ne se couche pas dans la mer Baltique ici mais la jetée est magnifique et les corbeilles habillent la plage. C’est un incontournable de l’île où il faut venir pour la promenade du soir.
Pour découvrir l’architecture de l’île, c’est à Binz qu’il faut aller. C’est la station balnéaire par excellence mais qu’est-ce qu’elle est jolie ! C’est avec Mirko l’instagramer Fotoart.mirkoboy que je la découvre. Il y a d’abord cette promenade en léger retrait de la plage avec ses si belles maisons à l’architecture de la fin du 19è. Il a aussi cette jetée, encore une, et enfin la plage, toujours avec ses corbeilles si particulières aux plages du nord de l’Allemagne.
A la fin de notre balade, Mirko me recommande de monter vers le nord, de faire un arrêt à Sassnitz et de me balader dans l’incontournable parc national de Jasmund classé au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est prévu mais pour plus tard !
Le nid, centre de découverte de la nature
Avant cela, je m’attarde au centre de l’ile et file au centre de découverte de la nature qui invite petits et grands à découvrir l’écosystème de l’île. Sur un parcours de bois dont le centre est cette tour en forme de nid sur laquelle on monte doucement (elle est accessible à tous, fauteuils roulants et poussettes inclus), on découvre l’île autrement. De là-haut, j’ai une vue à 360° sur Rügen.
Au sommet de la tour, je suis bien sûr marquée par Prora. On ne peut pas louper ce centre de villégiature long de plusieurs kilomètres construit entre 1936 et 1939 sous régime Hitlerien pour accueillir jusqu’à 20 000 personnes. Il n’ouvrira jamais ses portes mais il est toujours sur pied. Aujourd’hui classé au centre des monuments allemands, il est petit à petit réhabilité en résidences de luxe. Il faut dire qu’il est très bien placé au bord d’une baie avec une longue plage de sable blanc. Ma curiosité me mènera à aller le voir de plus près. La résidence de luxe n’est pas accessible mais par contre il y a une auberge de jeunesse qui a ouvert ses portes dans l’un des bâtiments. Il y a aussi un musée que je n’ai pas visité car fermé au moment où je suis passée.
Sassnitz et le parc national de Jasmund
Comme Mirko me l’avait recommandé, je passe un après-midi au parc national de Jasmund. Ces longues falaises de craie, c’est l’image d’épinal de Rügen qui fût immortalisée au début du 19è siècle par le peintre allemand Caspar David Friedrich. Avant de pénétrer dans ce parc à la forêt vierge, je m’arrête à Sassnitz ou je traine mon regard et mon appareil photo. Je photographie la vie d’un bord de mer. Calme et tranquille.
Ma balade me mène sur cette belle plage de galets où je me sens bien petite en bas de ces grandes falaises qui me semblent tellement friables. C’est le seul endroit en Europe, avec le Sussex en Angleterre, que l’on peut voir ce type de falaises. C’est assez vertigineux vu d’en bas, je n’ose imaginer de là-haut (elle sont hautes de près de 120m).
Ensuite je m’arrête au centre de d’accueil du parc et part marcher jusqu’à arriver jusqu’à la plus belle vue sur les falaises. La promenade à travers les bois est super agréable et plutôt facile. En fait j’aurais bien fait la randonnée à la forêt du plateau de Stubnitz qui sépare Sassnitz du centre de découverte du parc. Le matin au lever du soleil, la vue sur les falaises doit être magnifique ! Bon en été, il aurait fallu que je me lève très très tôt pour assister à ce joli spectacle. Mieux vaut le prévoir quand les jours raccourcissent.
Ici la forêt de hêtre est primaire, elle n’a pas été touchée par l’homme ce qui justifie qu’une partie a aussi été classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est vraiment agréable de s’y balader, les majeure partie des visiteurs restant autour du centre d’accueil !
Le dernier jour, je décide d’aller encore plus au nord que le parc national de Jasmund. Direction le cap Arkona. Ce jour-là il pleut. Pas vraiment un temps à mettre un pied ni un appareil photo dehors mais je tente le coup. Arrivée sur place il faut marcher ou prendre un petit train pour aller au bout de la presqu’île de Wittow. Je prends le train jusqu’aux deux phares histoire de rester à l’abris encore quelques temps. Arrivée sur place, je ne profite pas vraiment de l’endroit à cause de la pluie battante. Par beau temps je pense qu’il y a de belles photos à faire. Là il n’y a malheureusement pas grand chose à en tirer.
Je laisse les phares et continue mon tour à travers la forêt jusqu’à Vitt, un village de pêcheurs, l’un des plus vieux de l’île. Juste avant d’y arriver, je tombe sur une petit chapelle octogonale trop mignonne.
Vitt est touristique mais charmant. Alors que la pluie a repris, les pêcheurs attendent à l’abris en scrutant le large et se demandant quand ils allaient bien pouvoir partir. Sur le port-plage, un fumoir à poisson. C’est là que je m’arrête manger un fish brotschen, un petit sandwich au poisson, spécialité des bords de mer allemands.
Après le déjeuner, les nuages s’estompent et à l’heure où je repars, le soleil tente même quelques apparitions furtives. Les champs de blé sont beaux avec leurs coquelicots et leurs bleuets.
Dernier arrêt avant Stralsund puis mon retour en France, je m’arrête à Putbus. Ici les bâtiments sont blancs, droits, charmants. J’ai complètement craqué pour les places, les portes en bois et surtout les rosiers alors en fleurs.
Comme je l’ai dit en introduction, aller à la mer en Allemagne n’est pas une chose à laquelle on pense spontanément et pourtant… Ce séjour sur la mer Baltique, hors du temps, a été ressourçant. L’île a beaucoup à offrir tant au niveau de la nature que de l’architecture. Personnellement j’ai aimé la variété de ses paysages de péninsule de Mönchgut à la presqu’île de Wittow en passant par l’incontournable parc national de Jasmund, impossible de s’y ennuyer ! Si vous aimez la mer, la nature et avez envie de découvrir une Allemagne insoupçonnée alors pensez à la mer Baltique, vous ne serez pas déçu !
Une semaine sur l’île de Rügen et la mer baltique, carnet pratique
Arriver à Berlin
L’aéroport international le plus proche est celui de Berlin. Depuis Nantes, la ville est desservie par Transavia, la compagnie low cost du groupe Air France, et Easyjet. Vous pouvez comparer les prix sur Skyscanner.
Prendre le train et louer une voiture à Stralsund
Depuis Berlin, le plus simple pour aller à Rügen est de prendre un train depuis la gare centrale de Berlin jusqu’à Stralsund. C’est un petit train qui met 3 heures et s’arrête dans toutes les gares mais le trajet est très beau !
D’ici vous pouvez soit prendre un autre train jusqu’à Binz ou Bergen auf Rügen mais le plus simple reste quand même de louer une voiture pour pouvoir être libre de ses déplacements. Si vous cherchez comment réserver une voiture je vous recommande Discovercars pour comparer les prix. Je l’utilise pas mal et les tarifs sont assez compétitifs. Je vous invite à lire mon guide sur la location de voiture à l’étranger pour vous guider au mieux lors de votre location.
Si vous êtes adepte de vélo, il faut savoir qu’il y a des pistes cyclables partout mais l’île est grande (près de 1000 km2)
Où dormir sur l’île de Rügen ?
Les villes les plus populaires où dormir à Rügen sont Sellin (là où j’ai photographié la jolie jetée), Binz, la jolie station balnéaire et Sassnitz, la ville la plus proche des falaises.
J’ai beaucoup aimé dormir à Im Jaich mais il faut reconnaitre qu’il est assez isolé. Si je devais retourner à Rügen, je dormirais certainement à Binz pour ne pas avoir à prendre la voiture pour aller diner. J’ai repéré le Nymphe Strandhotel & apartment mais il y a en a beaucoup d’autres.
Mirko avec qui j’ai je me suis baladée à Binz organise des sorties photos tout au long de l’année. Elles sont tout recensées ici. Je vous recommande aussi sa galerie.
Plus d’infos du Rügen sur le site de l’Office national du tourisme allemand.
Le projet #JaimeLAllemagne est le fruit d’une collaboration avec l’Office National Allemand du Tourisme. Tous les choix éditoriaux des billets produits suite à ce voyage me reviennent.
Mes conseils sur la location de voiture en Laponie avec DiscoverCars
Voici les réponses aux questions que vous me posez le plus souvent à propos de mes voyages, de l’organisation et des conseils pratiques.
Le prix d’une voiture de location de voiture en Laponie dépend du modèle que vous allez louer, de la saison, de votre anticipation et de la durée. Je vous conseille aussi de louer le plus tôt possible avant votre départ pour bénéficier des meilleurs prix. Il faut compter à partir de 600€ environ pour une semaine en hiver sur un modèle type Volkswagen Golf. Vous pouvez utiliser un comparateur du type Discovercars pour comparer les prix selon les modèles. Faites bien attention à la notation des loueurs quand vous choisirez votre voiture.
Je recommande de prendre une couverture complète quand on loue une voiture en Laponie. Avec la neige, on n’est jamais à l’abris de fissurer un parechoc ou d’avoir un quelconque problème. J’ai eu le problème de parechoc fissuré et j’ai été contente d’avoir souscrit à cette couverture car j’ai été remboursée de la franchise prélevée le jour de mon départ en 3 jours.
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