Mon Paris en noir et blanc
Paris en hiver, Paris en noir et blanc Il m'arrive de temps à autres de me balader dans Paris avec mon appareil photo. Récemment je me suis promenée du pont des Invalides au jardin des tuileries. Le t…
Le voyagiste français Voyageurs du monde vient de dire adieu à son URL vdm.fr, trop assimilée au célèbre « Vie de merde », au profit de voyageursdumonde.fr et lance son blog Esprits voyageurs. La blogueuse de voyage que je suis a forcément été attirée par ce nouveau venu sur la blogosphère…
Si le site est agréable dans sa structure, sa présentation, sa navigation et son contenu, je le quitte exaspérée par l’édito de Jean-François Rial qui relance une nouvelle fois l’éternel débat touriste/voyageur ! Qu’est-ce qu’un touriste ? Dire qu’il existe de « vrais » voyageurs sous-entend t-il qu’il en existe de « faux » ? Je trouve que ce débat, de nombreuses fois lancé sur le forum Allo la planète, est stérile. Pourquoi hiérarchiser les voyageurs ? Pourquoi imposer une façon de voyager et pourquoi avoir la prétention de dire qu’untel voyage bien ou mal ?
Par curiosité et pour comprendre pourquoi ce débat anime tant la planète voyage, j’ai repris les définitions de chacun des mots :
Selon ces définitions, la différence n’est pas flagrante et elles n’apportent surtout aucune réponse concrète à ce débat. Est-ce que voyager de façon amateur veut dire qu’on voyage mal ou qu’un voyageur au long cours n’est pas un amateur et de fait parce qu’il voyage longtemps, il voyage bien ? Je pense surtout que touriste a une connotation négative assimilée au voyageur en groupe ou à celui qui se pose une semaine dans un hotel au bord d’une piscine. Celui qui voyage en indépendant ne veut surtout pas être assimilé à ce type de voyageur. Et pourtant… On sait tous que quand on prend des tours pour aller visiter certains endroits ou quand on pose nos fesses sur les iles en Thaïlande, Indonésie ou Malaisie, nous ne sommes rien d’autre que des vulgaires touristes.
Pour moi, touriste ou voyageur, qu’importe. Ce n’est pas le titre qui fait mon voyage et ce n’est pas non plus le fait d’avoir voyager au long cours qui me confère le droit de m’octroyer le titre de voyageuse et de rejeter celui de touriste ! L’importance ce n’est pas d’avoir ou pas ce titre si discuté, ce sont les rencontres et le sens que celles-ci donnent à mes voyages. Ces rencontres j’ai pu les faire dans des zones ultra touristiques comme hors des sentiers battus et c’est mon attitude vis à vis des locaux qui a fait que la connexion s’est faite ou pas ! Pas besoin de partir explorer les zones non touristiques pour rencontrer de gens, il suffit juste d’être soi et ouvert aux autres. Ouvrez les yeux et souriez au monde. N’ayez pas peur de sortir des grands axes, de répondre à quelques solicitations qui viennent de la rue, c’est parfois là que se cache le meilleur !
Avant de vous octroyer le titre ultime de VOYAGEUR parce que la connotation est plus positive que celle de TOURISTE , ne retenez qu’une chose : pour ces personnes que vous rencontrerez ou croiserez dans le monde, vous serez toujours le Gringo, le Farang ou le Toubab. Le blanc de passage dans leur pays !
Pour conclure, je vais reprendre une phrase du livre TOURISTE de Julien Blanc-Gras (que le blog Esprits voyageurs met en avant d’ailleurs) et qui résume très bien ma vision des choses :
« J’exige le respect pour mes rêves, aussi insensés puissent-ils paraître. Un fantasme, ça ne se discute pas. Untel veut devenir une star, un autre posséder un yacht ou coucher avec des soeurs jumelles. Je veux simplement aller à Lusaka. Et à Thimbu. Et à Valparaiso. Certains veulent faire de leur vie un oeuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas si exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire. Le touriste inspire le dédain, j’en suis bien conscient. Ce serait un être mou, au dilettantisme disgracieux. C’est un cliché qui résulte d’une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu’un. »Et vous, que pensez-vous de ce débat touriste/voyageur ?
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