Visiter Florence : mes 10 incontournables
C'est parti pour la visite de mes incontournables à visiter et faire Florence ! Premiers conseils pour préparer sa visite de Florence A visiter/à faire absolument : le dôme de Brunelleschi (site offic…
L’autre jour j’écoutais Allo La Planète et lors de l’une des interviews du jour, un couple actuellement en tour du monde déclarait être dans une phase de blues, de lassitude, de besoin de se poser et de retrouver des habitudes, des repères. J’ai connu la même phase à mon arrivée en Amérique du Sud et je me suis dit que ce serait bien de parler ici des différents temps du voyage, de l’euphorie au blues. Quels sont-ils ? Comment les gérer ? Je vous dis tout de mon expérience !
C’est enfin le grand départ du voyage que l’on prépare depuis des mois. On fait des adieux entre rires et larmes à la famille, aux amis et on part avec une envie en tête : en profiter ! Enfin on pose les pieds sur ce sol inconnu auquel on rêve depuis que notre projet a germé. On ne sait par où commencer, on veut « tout faire, tout voir et tout comprendre ». L’attente du départ a été tellement longue que l’envie de découverte prend le dessous sur tout le reste. On n’économise pas son temps, on avance, on perd ses repères mais c’est le bonheur. On a qu’une envie : avancer. Une euphorie comparable à l’excitation d’un enfant qui découvre ses cadeaux le soir de Noël ! Mentalement et physiquement on est à son maximum, on a l’impression ni plus ni moins d’être en vacances !
J’ai commencé mon tour du monde par l’Inde, j’avais à peu près deux mois pour rejoindre le Népal. Je n’ai pas chômé. De ville en ville, de bus en train, mes pauses n’excédaient pas 2 ou 3 jours à chaque étape. Quand je me posais plus qu’à mon habitude, j’avais l’impression de perdre mon temps donc je repartais. Bref je ne me suis pas ménagée. Arrivée au Népal deux mois et demi après mon départ, j’étais fatiguée mais j’ai continué : un trek jusqu’au camp de base de l’Annapurna puis la vallée de Katmandou. Je vous avoue que ma semaine à Pékin chez des amis a été salvatrice !
Après quelques mois de route, la fatigue se fait ressentir. A changer tous les deux jours d’endroits et à dormir dans des bus, des trains, des guest houses bruyants et inconfortables et bien les heures de sommeils viennent à manquer. Il faut prendre des décisions. Le corps commence à dire stop, les réveils sont durs et les décisions sont plus difficiles à prendre : où vais-je ? que fais-je ? combien de temps ? On prend conscience que « tout voir, tout faire et tout comprendre » n’est pas possible et qu’il vaut mieux « voir moins mais voir mieux ». Les stops d’un ou deux jours se transforment en 3, 4 puis en 5. Des pauses plus longues s’imposent, on apprend à voyager lentement, partager son temps entre la découverte et le repos.
Après Pékin, je suis arrivée en Asie du Sud-Est et c’est à ce moment-là que j’ai décidé d’apprendre à prendre le temps, de profiter. Tant pis si je voyais moins de choses. La priorité était donnée à la lenteur pour me permettre de me reposer entre les longs trajets, visiter et rencontrer du monde. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience que l’important pour moi n’était pas le nombre de pays visités, de sites vus mais plutôt les rencontres et pour cela, mieux valait que je me donne du temps ! Prendre le temps et se laisser porter est assez facile en Asie du Sud-est. C’est le bon endroit pour « Chill out » comme on dit dans notre jargon de voyageurs. Entre deux visites ou deux rencontres, une petite pause dans une guest house avec un hamac et une belle vue ne se refuse pas !
Malgré la lenteur du voyage, il devient difficile de faire et refaire son sac régulièrement. Bouger devient une épreuve et on ne profite plus du voyage autant qu’au début. La lassitude se fait ressentir et on en a marre de se créer de nouveaux repères à chaque étape car oui voyager c’est bien mais chaque nouveau pays est une nouvelle aventure. Nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouvelles coutumes, nouvelles rencontres. Bref il faut savoir s’adapter à tout et après quelques mois sur la route on ne rêve que d’une chose : retrouver des habitudes, une routine. Rencontrer des voyageurs, raconter sa vie son oeuvre, partager quelques heures ou quelques jours et puis dire au revoir. Difficile. Quel est le but de tout ça ? La pause s’impose. Il faut parfois savoir s’octroyer des « vacances » dans une année de voyage au long cours.
Après 6 mois en Asie, je suis arrivée en Australie pour retrouver l’une de mes meilleures amies. Retrouver mon quotidien d’avant dans un environnement occidental, se raconter nos histoires de copines, avoir des nouvelles de France, ne pas avoir (trop) à raconter ma vie mon oeuvre à des inconnus pendant deux semaines, le bonheur ! Ces 15 jours de transition étaient indispensables avant de reprendre la route. La voir rentrer en France et partir vers la Nouvelle Zélande ne fût pas trop difficile puisque je savais que j’allais retrouver là-bas 3 kiwis avec qui j’avais voyagé 3 semaines en Inde au début de mon voyage. Je ne devais que passer à Wellington et c’est là que j’ai finalement choisi de me poser pour 2 semaines, chez eux, mes amis qui connaissaient déjà beaucoup de mon voyage. Reprendre une routine : avoir une maison, un numéro de téléphone, une chambre à moi, pouvoir faire à manger dans une vraie cuisine, appeler mes potes pour aller au ciné, au théâtre, faire un apéro, boire du vin, manger du fromage, faire la connaissance de leurs familles… Retrouver toutes ces choses et se rendre compte qu’elles m’avaient manquées ! Comment reprendre la route après ça ? Difficile mais il le faut, d’autres belles aventures m’attendaient alors j’ai refait mon sac à dos et je suis repartie la boule au ventre, envahie par le blues…
8 mois de route, deux pauses sympas et hop le blues débarque ! Pas facile de prendre la route quand la motivation n’est plus. Quand on s’arrête, on se rend compte que la routine a du bon, même pour un vagabond, alors il en faut du courage pour s’avouer vraiment ce que l’on veut : rentrer ? continuer ? avancer ? Le retour est proche et loin à la fois alors que faire ? Surtout ne pas s’emballer et prendre une décision à la va vite. Une destination, une rencontre, un lieu peuvent vous redonner du baume au coeur et du courage pour reprendre la route et avancer ou vous poser pour profiter. Il faut surtout continuer à sortir, aller vers les autres et ne pas se laisser envahir par la nostalgie.
Mon coup de blues m’est tombé dessus en arrivant en Amérique du Sud. Triste d’avoir quitté ma vie en Nouvelle Zélande, une arrivée sur un continent que je ne connaissais pas et osons le dire qui faisait un peu peur, une langue étrangère à laquelle il fallait que je m’habitue et qui serait mienne pendant 4 mois, un jetlag que seule la traversée du Pacifique vous offre, bref se réadapter une nouvelle fois à la route, à l’errance. Après 3 jours à Santiago à récupérer du jetlag et ne rien faire, je suis partie en direction de l’île de Pâques. On ne va pas là-bas plusieurs fois dans sa vie alors j’ai décidé d’en profiter, de me faire plaisir durant 5 jours. Au retour, j’ai découvert un peu du Chili, le désert d’Atacama et ses étendues naturelles exceptionnelles et Valparaiso, une ville bohème dans laquelle je me suis sentie chez moi ! Je me suis rendue compte que ce continent avait beaucoup à m’offrir et des choses différentes de celles de l’Asie alors pourquoi gâcher ça ? Un petit séjour au Pérou avec Mr D plus loin, le moral est revenu et j’ai continué mon voyage… à mon rythme !
Le moral retrouvé, on ne voit plus le voyage comme avant… On fait plus attention à ses envies, on s’arrête et on ne culpabilise plus de ne rien faire ! Après quelques mois de route, on en a vu du pays alors on voyage différemment. On fait des pauses longues, on savoure jusqu’au jour où… il faut rentrer et on se rend compte que le temps est passé vite ! Prendre le temps permet aussi de repenser à l’aventure, de réfléchir et se préparer en douceur au retour.
Après le départ de Mr D à Cuzco, je n’avais pas envie de reprendre la route. J’avais pris mes petites habitudes dans la capitale Inca et pas trop envie d’en bouger. J’ai donc accepté la proposition d’un ami voyageur de rejoindre une école en tant que volontaire. Yanapay fût une belle expérience et une facette du voyage que je n’avais pas encore explorée. C’était l’étape nécessaire avant de reprendre ma route vers la Bolivie, plus motivée que jamais mais en ayant bien en tête l’envie d’en profiter. Les Andes incitent à la lenteur, altitude oblige !
Et vous quelles ont été les étapes de votre voyage au long cours ?
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