Mon séjour en Argentine touche à sa fin. Me voici arrivée à la frontière argentino-brésilienne et pas question de partir vers Rio sans faire un détour par les chutes d’Iguaçu. Je pose donc mon sac à dos pour quelques jours à Puerto Iguaçu, petite ville située côté argentin, plus à taille humaine que sa voisine brésilienne Foz (de Iguaçu).
Les chutes d’Iguaçu au coeur d’un parc national extraordinaire
A mon arrivée et après 18H de bus depuis Buenos Aires, j’essuie un orage et une pluie tropicale terribles qui me clouent à l’hôtel pour l’après-midi. Un peu de repos avant d’affronter le parc national ne fait pas de mal !
Une bonne nuit et hop c’est parti pour le côté argentin. Le site est vaste et offre la possibilité de voir les chutes vues d’en haut, vues d’en-bas, vues d’au-dessus. On pourrait presque dire sous tous les angles. Seules les chutes vues du ciel manquent à la liste. Les argentins, soucieux de leur environnement, ont supprimé les survols en hélicoptère il y a quelques années pour des raisons écologiques. On ne peut que les féliciter !
A l’entrée, je bannis le petit train qui vous emmène d’un bout à l’autre du site. Je préfère marcher pour admirer la faune et la flore du parc national. Si l’on ouvre les yeux et que l’on prend son temps, il est possible de voir beaucoup d’animaux : des quantités de papillons aux couleurs incroyables, des oiseaux, des singes et même des crocodiles !
Le parc national d’Iguaçu est un « complexe » de près de 300 chutes d’une largeur d’environ 2,5km. Le débit au plus fort peut atteindre 6 millions de litres d’eau par seconde. Sur le papier, on peut dire que c’est beaucoup, en réalité, c’est plus qu’impressionnant et surtout indescriptible.
Je commence à explorer le site par la promenade supérieure, petit parcours de 30 minutes qui vous emmène au-dessus de la chute Barnabé Mendez afin de voir de plus près la cascade San Martin, l’une des plus grosses du site. Ce n’est pas le point de vue le plus proche que l’on peut avoir de cette chute. Même si c’est impressionnant, je ne suis pas encore subjuguée ! Je prends donc la direction du passage inférieur afin de la voir de face. Cette promenade d’une heure trente est très sympa. Outre les chutes, et si on ouvre les yeux en scrutant de tous les côtés de ce parc luxuriant, il y a moyen de la passerelle, de voir quelques animaux : des coaties (un animal local ressemblant à un raton laveur), des iguanes, des papillons peu farouches qui viennent se poser sur vos mains, et de nombreux oiseaux, notamment un geai très sympathique qui pose aisément pour les photos !
Cette promenade offre différents points de vue et est largement plus sympa que la précédente. En réalité, les deux sont complémentaires.
L’île San Marin, une ile au pied des chutes
Je me passe de l’ile San Martin sur laquelle on se rend en bateau et décide de me rendre à l’autre bout du site pour voir les gorges du diable, une chute d’environ 90m de haut, la plus haute du complexe. Après un petit parcours sur une passerelle qui traverse le fleuve et de laquelle je peux observer poissons, tortues et oiseaux en tous genres, j’arrive sur une plateforme située au-dessus de la chute. D’ici, on se rend bien compte du débit de l’eau. Je n’ai pas de mot pour décrire la vitesse et les couleurs. Ces dégradés de blanc et de vert, ce rythme infernal et la brume que la chute génère me fascinent et me laissent sans voix. Je pourrais rester là des heures durant. Je ne me lasse pas de voir l’eau couler à cette vitesse et me demande comment elle peut couler si vite alors qu’elle parait si calme et paisible au niveau du fleuve. Les gorges du diable sont à mon sens le point de vue le plus impressionnant du site avec celui de l’ile San Martin que je fais le lendemain. Et oui, le temps n’ayant pas été au rendez-vous du premier jour, je décide d’y retourner pour moitié prix le lendemain et faire ainsi l’ile que je n’ai pas eu le courage de visiter la veille.
De l’ile San Martin, on peut voir des vautours, et approcher la chute du même nom. Impressionnant mais je reste sur ma position de la veille : la gorge du Diable est bien la plus impressionnante du parc !
Le 3ème jour, je me rends du côté brésilien mais franchement il ne vaut pas la peine d’être visité sauf si on commence par celui-ci et que l’on a envie de dépenser son argent. De ce côté, c’est un peu Disneyland et surtout, tout est payant ! Pas moyen de marcher ailleurs que sur le sentier des chutes sans avoir à payer. L’entrée est plus chère que de l’autre côté de la frontière et franchement outre la vue panoramique sur le site, il n’y a pas grand chose que l’on n’ait pas déjà vu de l’autre côté.
Le 22 novembre 2010, j’ai vu les chutes d’Iguaçu. Je me savais fascinée par l’eau des mers et des océans mais pas à ce point par l’eau qui coule d’une « cascade » !
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