Comment s’y prendre pour planifier les étapes de son tour du monde ?

Avoir l’idée de partir pour un tour du monde, c’est facile. Se lancer, c’est faire un grand saut vers l’inconnu. Organiser et planifier son parcours, c’est s’arracher les cheveux. Faire, défaire, refaire et douter devient le quotidien de tout grand aventurier en herbe. Par où commencer ? Comment tout faire ? Je vais tenter de vous aider à y voir plus clair dans vos idées et éventuellement dans votre organisation…
Au risque d’en décevoir plus d’un, vouloir « tout faire » relève de l’ordre de l’utopie. Mieux vaut voir moins, mais voir bien ! Des choix s’imposent surtout dans le cadre d’un congé sabbatique. 11 mois qui vous paraissent longs sur le papier, se révèlent finalement très courts lors de la phase de planification.
Planifier son tour du monde : la mise en condition
Avant toute chose, une mise en condition s’impose quand on arrive dans la phase concrète de la création de son parcours. Voici mes recommandations :
- Acheter une carte plastifiée et l’afficher sur un mur. Cela permet d’avoir le monde sous vos yeux, de prendre conscience de ses frontières, de ses distances mais surtout de donner vie à votre projet en y notant vos idées de parcours, vos incontournables
- Tenter de définir un sens à votre projet : quel est votre but ? Voir de belles plages, aller à la rencontre des autochtones, voir les merveilles du monde, trekker sur tous les continents, les plus belles plongées du monde… Plus vos objectifs seront clairs, plus il sera facile d’ajouter ou éliminer certaines étapes
- Avoir conscience de votre enveloppe budgétaire. C’est un paramètre déterminant pour votre sélection finale. Par exemple : si vous avez un budget serré, vous éliminerez rapidement les pays occidentalisés ou certaines iles de votre projet à cause du coût de la vie sur place (à moins que vous ne souhaitiez expérimenter le Whoofing et le couchsurfing, deux moyens de voyager à coûts réduits)
- Garder à l’esprit qu’un tour du monde ne doit pas être une course à l’exploit du nombre de pays traversés. Plus on a de temps dans chaque pays, plus on s’imprègne de son atmosphère, plus on profite d’un endroit qui nous plait, des rencontres et moins on se fatigue
- Avoir en tête de prévoir minimum entre 15 jours et 3 semaines dans chaque pays si vous souhaitez en profiter
- Oublier les guides de voyage. A ce stade-là de l’organisation ils ne servent à rien et de toute façon vous ne pourrez pas les emporter avec vous. Question de poids ! Privilégiez internet et les forums de voyage pour faire vos recherches
- Ne pas trop vous soucier des visas. Seul celui du premier pays (voire des deux premiers pays) vous sera indispensable. Vous glanerez les autres au fil de votre route et ce sera, dans la majorité des cas, moins long à obtenir et peut-être moins cher.
- Même si on n’a pas envie d’entendre ça avant de partir, je conseille fortement de garder à l’esprit qu’il faut prévoir quelques semaines de réadaptation dans votre pays d’origine avant la reprise du travail. Le retour est bien l’étape la plus difficile à appréhender.
Planifier son tour du monde : le passage à l’action
Une fois passée la phase de mise en condition, préparez-vous à faire des listes : mettre noir sur blanc ses idées permet de visualiser ses choix et surtout de prendre conscience de la faisabilité ou non de son parcours.
Voici mes 6 étapes incontournables :
- Listez vos priorités. Faites une sorte de « wish list » des sites et des choses à faire que vous ne sacrifieriez pour rien au monde. Sur ma « wish list », j’avais noté entre autres de visiter le Taj Mahal, Angkor et le Machu Picchu, de faire un saut en parachute, d’aller dans le Salar de Uyuni, de faire un trek au Népal et de descendre jusqu’à Ushuaia en Amérique du Sud…
- Isolez les continents que vous souhaitez traverser par ordre de préférence. Il n’y en a que 5, ça ne devrait pas être compliqué ! Eliminez d’office ceux qui ne vous intéressent pas. J’avais par exemple éliminé l’Afrique, trop chère pour ma bourse, l’Amérique du nord qui ne correspondait pas à ce que je voulais voir pendant mon tour du monde, et l’Europe
- Listez les pays que vous avez envie de traverser et notez vos incontournables. J’avais quelques pays sur lesquels il n’y avait aucun sacrifice possible. Parmi ceux-là l’Inde, la Birmanie, le Cambodge, le Pérou et l’ile de Pâques au Chili.
- Pesez les pours et les contres de vos pays « secondaires » et éliminez ce qui est éliminable. Comme cela, j’avais éliminé avec quelques regrets Sumatra, Java en Indonésie, les Philippines et les iles Fidji préférant me laisser du temps pour voguer au fil de mes envies en Asie du sud-est. Le soleil et la plage ne faisaient pas partie de mes priorités (cf le sens d’un tour du monde dont je parle un peu plus haut dans la mise en condition).
- Une fois les pays déterminés, faites un point budget, une estimation budgétaire par pays en fonction du nombre de jours que vous planifiez d’y rester. Vous validerez ainsi la faisabilité de votre parcours. Pour cela, vous pouvez vous aidez de l’association Aventure du Bout du Monde pour avoir des estimations de coûts par pays et par jour. Je recommande vivement de devenir membre pour glaner des conseils auprès d’autres voyageurs. De plus, ils éditent « Partir autour du monde », le seul livre (à ma connaissance) d’aide à la planification d’un tour de monde.
- Faites un point rapide sur la météo des continents que vous avez définis afin de vous aider à déterminer le sens de départ de votre Tour du monde. Ce serait dommage de vous trouver en période de mousson en Asie, en plein hiver en Patagonie ou dans la plus mauvaise période pour réaliser votre rêve de trek dans l’Himalaya. Bon il y aura forcément un moment où vous n’aurez pas la météo voulue mais quitte à planifier une année de rêve, autant faire tout pour qu’elle ne transforme pas en une année cauchemardesque à cause du temps. Par exemple, j’ai choisi de faire l’Inde en début de parcours (janvier 2010) afin d’éviter la période de mousson, le Népal ensuite pour faire mon trek au printemps au moment de la floraison des Rhododendrons, la fleur nationale du pays. En Amérique du sud, j’ai choisi de monter rapidement au Pérou puis de redescendre vers le sud pour pouvoir voir les baleines franches australes et les pingouins à la péninsule Valdès et me rapprocher le plus possible de l’été en Patagonie. En planifiant ainsi mon tour du monde, j’ai eu droit à l’hiver en Océanie mais cela ne m’a pas vraiment gênée. Voir la neige sur le Mont Cook, c’est sympa aussi !
- Il n’y a plus qu’à assembler les pièces du puzzle afin de réserver, si nécessaire, votre billet tour du monde.
Si vous suivez ces étapes, vous devriez vous rapprocher de votre trajet idéal mais attention, cela ne veut pas dire que vous déterminerez votre parcours en une fois. Cet exercice est pire qu’un casse-tête chinois. Personnellement, j’ai mis quelques mois à trouver mon trajet et j’ai acheté mon billet seulement deux mois avant de partir !
Bon courage dans votre quête au parcours idéal et si vous avez des questions ou des remarques, surtout n’hésitez pas à commenter !
Mise à jour Novembre 2012 :
N’hésitez pas aussi à venir aux #Apérovoyageurs de PassDav pour partager vos expériences.
Sandrine Mercier et Michel Fonovich viennent de sortir un livre Ils ont fait le tour du monde : 32 portraits de blog-trotters. A lire pour l’inspiration !
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Questions fréquentes
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Il faut compter à partir de 600€ environ pour une semaine en hiver sur un modèle type Volkswagen Golf. Vous pouvez utiliser un comparateur du type Discovercars pour comparer les prix selon les modèles. Faites bien attention à la notation des loueurs quand vous choisirez votre voiture.
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